samedi 7 février 2009

La perte politique - Marguerite Duras

La perte politique

Pour beaucoup de gens la véritable perte du sens politique c’est de rejoindre une formation de parti, subir sa règle, sa loi.

Pour beaucoup de gens aussi quand ils parlent d’apolitisme, ils parlent avant tout d’une perte ou d’un manque idéologique. Je ne sais pas pour vous ce que vous en pensez.

Pour moi la perte politique c´est avant tout la perte de soi, la perte de sa colère autant que celle de sa douceur, la perte de sa haine, de sa faculté de haine autant que celle de sa faculté d´aimer, la perte de son imprudence autant que celle de sa modération, la perte d’ un excès autant que la perte d’une mesure, la perte de sa folie, de sa naïveté, la perte de son courage comme celle de sa lâcheté, que celle de son épouvante devant toute chose autant que celle de sa confiance, la perte de ses pleurs comme celle de sa joie. C’est ce que je pense moi.

Marguerite Duras. Les yeux verts. Cahiers du cinéma. Juin 1980

vendredi 23 janvier 2009

Empreintes - Françoise Heritier [documentaire]


A ne ratez sous aucun prétexte!
"Françoise Héritier, la pensée de la différence"

Un formidable document sur Françoise Héritier, je vous invite vivement à le visionner, ayant été diffusé le 16 janvier dernier sur arte, peut-être est-ce le dernier jour où il vous sera encore possible de le voir, je ne sais... sa dernière diffusion télé était le 18 janvier, alors peut-être aurez- vous jusqu'au 25 prochain?...

Ne le rater pas!
Au delà de l'ethnologue c'est un documentaire émouvant, attachant sur une vie de femme, une femme engagée dans ses recherches dans son combat pour la parité entre les sexes, auprès des malades du sida, des femmes en prison, des prostituées.

Des moments de grâce, d'humanité quand elle chante en duo avec le professeur qui la suit "un p'tit coquelicot", quand elle offre des photos à Marc Augé, son ancien mari, l'estime mutuelle qu'ils se portent l'un l'autre, au delà de la séparation.

Les évocations de la vieillesse, de la maladie qui handicape et transforme le corps, celle de devoir se séparer d'un lieu investi de souvenirs, du temps qui passe et des combats des enthousiasmes qui perdurent.

L'histoire d'une vie, d'un parcours singulier, de l'importance des rencontres, celle de Claude Lévi-Strauss : une leçon de vie, de féminisme et d'espoir.

Voir ici :

Empreintes - Françoise Heritier



Sémaphore

Actives, pas seulement héritier-es !

sur http://parite-fanchon.blogspot.com

Participer à la vie de la cité implique des choix, des obligations - souvent autant de profits humains, sociaux, politiques, intelligents. Dans l’absolu, quand fanchon s’est rendue dans une mairie pour la cérémonie rituelle des vœux de nouvelle année, elle rencontrait ce vendredi d’autres humain-e-s, des réseaux sociaux : par exemple des responsables d’associations de toutes sortes, des personnalités culturelles comme un poète fêlé ; bref elle a passé une bonne soirée. Ce qui était, dans l’absolu, bien préférable au choix de rester devant sa télé.
Si elle avait jeté ne serait-ce qu’un œil sur Télérama, le choix eût été une épreuve. Dans l’émission Empreintes, Annick Cojean (belle promesse déjà) proposait dès 20h(35 bien sûr) un documentaire sur Françoise Héritier. Merveilles manquées !
Il a fallu ce dimanche matin pour tomber sur une rediffusion, et le site de France 5 permet de voir la video pendant la semaine qui vient : à consommer sans aucune modération !

“Celui qui écoute un témoin le devient déjà”, dit Annick Cojean. Il est donc important de ne pas manquer, et de ne pas oublier un document pareil.

On y voit une grande figure de ce siècle passé, “fille” choisie de Claude Lévi-Strauss et lui succédant, avec tous les titres portés par d’autres (plus souvent au masculin) : ethnologue, anthropologue, professeur émérite au Collège de France(où elle fut la seule femme, la deuxième). Le document évoque évidemment sa carrière et ses domaines de recherche. Mais elle se présente comme “anthropologue dans la cité” ; une femme. Et elle en dit et montre toute l’originalité - qu’on voit bien rarement avec des hommes scientifiques de ce niveau. Tout de son travail est en lien avec ce qui pourrait paraître anecdotique dans une vie quotidienne.

Comment ne pas retenir pour nos engagements ces phrases que F. Héritier prononce à dessein ?
“La connaissance rend sceptique et rend critique”
“Ce que l’esprit humain a créé, l’esprit humain peut le remplacer”

À retenir comme encouragement à combattre la primitivité intellectuelle et la brutalité des affirmations politiques simplistes de notre temps !

Voilà une femme comme de nombreuses femmes de son âge, atteinte par la maladie, qui accepte de se montrer changée physiquement, sur ses cannes, en train de vider une vieille maison de ses souvenirs dans des cartons. Qui ne connaît ?… Mais une femme épluchant des légumes devant une caméra, même non scientifique honoraire, c’est rare ! Enfin, amoureuse de chanson, on la voit sur un banc avec son médecin complice, évoquer Henri Salvador et les paroles de “ton père n’est pas ton père…”, non incongrues en ethnologie.

Si des personnalités s’engagent dans la vie de la cité avec leur expérience et leur notoriété, c’est généralement pour le faire savoir. Mais on découvre, 20 ans plus tard, que F. Héritier avait été nommée présidente du Conseil national du Sida créé par F. Mitterrand. Bien loin d’un titre purement formel, cette fonction a permis à l’anthropologue féministe d’enquêter et d’agir.

Le bilan qu’elle en tire avec l’historienne Michelle Perrot est édifiant : le CNS a obtenu (entre autres) que la médecine pénitentiaire, dépendant du ministère de l’Intérieur, soit rattachée à la Santé (ministère, pas prison !). C’était la victoire du droit au secret de la vie privée, dont elles avaient découvert l’absolue nécessité après avoir rencontré des prostituées, des femmes détenues. Toutes deux soulignant que la plus forte privation de liberté a toujours été celle des femmes.

Voilà des universitaires-femmes qui ont mis leur savoir, leur expérience, leur autorité, au service d’un engagement féministe. C’est-à-dire au service, solidaire, des femmes dont elles font partie. Toutes deux soulignent que ce 20e siècle avec la contraception a permis aux femmes, si longtemps soumises, de devenir sujets agissantes de leurs vies.

Françoise Héritier, comme beaucoup de femmes, a porté des noms différents selon le cours de sa vie : et elle s’est fait ces noms-là successivement, sous lesquels nous l’avons connue au fil de sa carrière : Françoise Izard, puis Héritier-Augé, puis simplement SON nom : Héritier (un masculin ! mais ça n’empêche rien). Quels hommes célèbres ont eu à garder une notoriété avec des noms successifs, qui sont simplement d’usage ? (On avait déjà connu le cas d’Alice Picard, première “recteur”, devenue Alice Saunier-Seïté, ministre)
Si elle avait gardé son nom sans porter celui de ses maris, on en aurait perçu toute la symbolique aussi, dans son domaine de recherche sur les filiations. Mais on la voit justement avec son ex et collègue, mais mieux que beaucoup de couples, retracer un bilan et parler avec intelligence.

Tous ces petits détails abordés en moins d’une heure ne marquent pas un grand écart entre une carrière professionnelle exceptionnelle et une vie de femme comme d’autres. Au contraire l’expérience de la chercheure nous incite à nous prendre en main, comme elle a utilisé son savoir pour aider les autres femmes.
Un détail parmi d’autres : elle n’hésite pas à faire remarquer que tout au long de sa leçon inaugurale au Collège de France, il y a 25 ans, elle libérait son angoisse et son trac en manipulant un mouchoir en boule… Même à ce niveau, une femme seule devant un auditoire d’hommes connaît la même expérience que les autres. Trivialité hors de propos ? non. Elle-même l’assume et nous invite à bouger.

Cette femme du commun et hors du commun a tenu à laisser une filiation et un lien pour l’action future : les associations de femmes gardent le souvenir ébloui - et amical - des interventions de Françoise Héritier pour les inciter à continuer, mettant son savoir à leur disposition comme outil de réflexion.

On l’avait retrouvée aussi parmi 200 intellectuels appelant à soutenir la candidate Ségolène Royal et démolissant, il y a deux ans dans Le Monde, les arguments misogynes.

AInsi n’y a t-il aucune excuse pour le genre qui chipote “oh non, JE ne suis pas féministe”. Ah bon ? et JE veux tout quand même ? S’il n’y avait pas eu de féministes, comment aurais-JE eu la contraception et mille petites libertés acquises difficilement ? Comment pourrais-JE espérer - un jour ?! - un poste, un salaire, une retraite, les conditions de vie que je mérite ?

Ces grandes universitaires si discrètes montrent l’exemple et nous incitent à “garder espoir dans la capacité humaine de changer” le monde.


Françoise Héritier souligne la nécessité d’abolir la hiérarchie homme-femme millénaire et en tous lieux : moyen de “rendre le monde meilleur, car c’est la première hiérarchie” et son abolition entraînera les autres progrès.
Elle nous invite à “l’espoir pour ce siècle”, “une époque formidable”.

Optimiste en plus, par les temps qui courent… Il y a des femmes formidables ! à nous de les mériter. Engageons-nous ; et les filles, faites des études !

Voir ici :

Empreintes - Françoise Heritier

lundi 19 janvier 2009

Au nom du Pére, du fils et du... sain d'esprit !

Religolo (Religulous)

Belle réalisation que cette affiche pour le documentaire "Religulous" de Bill Maher, l'impertinent, plus insolente que sa version américaine, à mon sens.

Oui, vraiment est-il sage de se taire, de faire la sourde oreille et de se voiler la face... je vous le demande?

Quand ce qui devrait relier les hommes entre eux, puisque l'amour de Dieu est tout puissant..et bien non! C'est même tout le contraire et depuis des siècles, et des siècles ...Amen!

Un film sur les religions, dont je n'ai vu que la bande annonce, sortant dans les salles ce mercredi 21 janvier.

" Mon but est de pointer les aberrations et les aspects ridicules de toutes les religions !" B. Maher
La religion a de quoi faire peur quand elle affirme que les urines des femmes prenant la pillule seraient la cause de l'infertilité des hommes et de la polution de la planète!
Illustré avec le sourire par Emelire
ou encore ici dans ses stigmates : La religion c'est l'pied

bande annonce ici : http://www.linternaute.com/cinema/bande-annonce/religolo/28062/177920/

semaphore

Résumé du film
Le maître de l’irrévérence américaine, Bill Maher, dresse un état des lieux de toutes les religions du monde en parcourant la planète et en interrogeant des spécialistes et des gens de la rue. Fascinant, instructif, décapant, hilarant, inquiétant et passionnant, Religolo est un instantané de la spiritualité humaine comme personne n’en a jamais vu...

samedi 17 janvier 2009

Performances et lectures à Sauve (Gard)

Un jour d'été au milieu de l'hiver... pour reprendre le communiqué de cet anniversaire de l'art, cela ne saurait se refuser!

Je souligne la présence d'Edith Azam dont les lectures sont des performances en soi, à ne rater sous aucun prétexte.

Pour vous, donner la mesure de cette intensité à dire toutes ces pelotes qui nous nouent, cette densité sensible, juste, poignante, écoutez-la, ici accompagnée par Eric Diot.

Belle osmose syncopée, à vous couper le souffle.

...et rendez-vous à Sauve... qui peut!...bah!

Sémaphore

Bon...Faut attendre...30s avant démarrage.

1 000 046ème ANNIVERSAIRE DE L'ART

SAUVE (Gard), le 17 janvier 2009

Plan33


















(un clic pour aggrandir)

14h- Temple : Inauguration, intervention Julien Blaine/AntoineSimon (performances)
15h- Château de Roquevaire : SébastienLespinasse (poésie sonore) Pierre Guéry (lectureperformative, sous réserve) Guy Ibanez (performance)
16h- Maison des Comtes : MartialBettencourt (lecture d' Artaud), Cart Brainich (guitare), EricMc Coulet (?), RahimSeligman (flûte traversière)
17h- Poussière d'étoiles :Exposition Filliou, Delphine Desyeux (lit « L'histoirechuchotée de l'art » de Filliou), ClaudieLenzi (lecture performative), Pierre Tilman (lecture, dédicace de « Nationalité Poète »,biographie de Robert Filliou).
18h- La Traversière : vin chaud, Nadine Agostini et André Gache (lectures performatives)
19h- Temple : EdithAzam et Frédérique Guetat-Liviani (lectures poésie directe), CharlesDreyfus (performance, sous réserve))
19h30/45- Repas

21h/22h-Temple : participation de tous les intervenants...

mercredi 14 janvier 2009

Aujourd’hui Gaza, demain Massada ?

déliquescence, fractale© Sylvaine Vaucher
(cliquez pour agrandir)

Aujourd’hui Gaza, demain Massada ?

La pédagogie noire des leaders israéliens est suicidaire

par Rony Brauman médecin, il a été président de Médecins sans Frontière jusqu'en 1994.

source : http://www.causeur.fr/aujourdhui-gaza-demain-massada,1680

“Une fois admise la vertu des bottes de sept lieues, tout s’enchaîne avec une parfaite logique, l’essoufflement de l’ogre comme la célérité du Petit Poucet.” (G. Burdeau, La politique au pays des merveilles, PUF 1979.)

Qu’est-ce qu’une “riposte proportionnée”? Une action militaire à la mesure de l’attaque à laquelle elle répond. Le droit humanitaire proscrit les pratiques provoquant des victimes dans la population civile et des dommages aux biens civils excessifs par rapport à “l’avantage militaire concret et direct attendu”. Convenons d’emblée qu’on serait bien en peine de définir la limite au-delà de laquelle le principe de proportionnalité, qui vise à limiter les destructions et pertes humaines “inutiles”, est violé, que ce soit à Gaza ou ailleurs. La retenue dans la conduite de la guerre est un principe élémentaire d’humanité, mais il est vrai qu’une fois les hostilités engagées, la définition de la juste proportionnalité demeure une affaire pour le moins floue, sujette à des interprétations et à des paradoxes infinis. Reste que le rapport de un à cent entre les morts de chaque côté, sans même parler des blessés et des destructions, signale la démesure de l’opération “Plomb durci”. A défaut de savoir ce que serait une juste proportion, chacun peut constater ce qu’est une perte de tout sens de la mesure. La “troisième phase” qui débute au moment où ces lignes sont écrites ne devrait pas être moins cruelle que les deux premières. Mais peut-être le cabinet de sécurité israélien considérera-t-il, au vu des réactions internationales, que ses buts ont été atteints et mettra-t-il un terme à la boucherie plus tôt que prévu.

Boucherie. Le mot fâche les “amis” d’Israël qui rappellent volontiers qu’on n’a pas vu tant de manifestants ni de protestations pour d’autres conflits (Tchétchénie, Darfour, Congo, Tibet parmi les plus cités) ayant provoqué beaucoup plus de morts et que la compassion pour les victimes de l’armée israélienne est suspecte à force d’être sélective. Selon eux, la solidarité envers les Palestiniens ne serait qu’un prétexte pour s’en prendre aux Juifs et à leur État. On ne contestera pas qu’il s’agit là d’un registre bien établi dont témoignent notamment Dieudonné et ses émules. L’antisémitisme peut se travestir en antisionisme, l’affaire est entendue, mais prenons également acte que les principaux mouvements de solidarité avec les Palestiniens veillent attentivement au grain. Reste que la mortalité des quinze jours d’offensive sur Gaza se situe au niveau le plus haut constaté lors des différents conflits évoqués plus haut, dépassée seulement par les bombardements de Grozny, capitale de la Tchétchénie, en 1999. Et l’on reste pantois en entendant que l’armée israélienne attend d’être félicitée pour avoir averti par tract et par téléphone des dizaines de milliers de personnes de l’imminence de bombardements sur leur quartier. Les destinataires de ces appels “humanitaires” n’avaient bien entendu aucune possibilité de fuir pour s’abriter et ils ne pouvaient en déduire qu’une chose : restant sur place, ils devenaient des cibles légitimes, puisqu’informées. Trois cents enfants ont été tués en moins de deux semaines. Que cette tuerie soit comparable, par son intensité, à des violences extrêmes observées ailleurs, et qu’elle soit insidieusement ou activement justifiée par certains au nom du caractère démocratique d’Israël et de son droit à se défendre, voilà sans doute l’aspect le plus révoltant de la situation.

Le plus révoltant mais pas le plus inquiétant. Le plus inquiétant est que l’on retrouve intacts les thèmes les plus recuits du discours politique israélien, ceux qu’Israël sort de son chapeau, guerre après guerre, comme l’écrivait Tom Segev dans Ha’aretz dès le lendemain de l’offensive, en dépit de leur constante mise en échec. La synthèse en est simple : la paix passe par la liquidation des infrastructures et des chefs terroristes. Le terrorisme n’est pas pour Israël un enjeu politique, celui de l’occupation des territoires palestiniens et du pourrissement de la vie de ses habitants, mais un problème militaro-policier. Ce qui explique que le seul sujet de discussion avec Mahmoud Abbas soit le contrôle policier de la violence anti-israélienne dans les lambeaux de terre qui lui ont été confiés (et on regrettera qu’il ait accepté de jouer ce rôle de relais de l’occupation jusqu’au discrédit quasi total de son “autorité”), tandis que la colonisation se développe jour après jour en Cisjordanie. Cela explique également qu’aucune proposition de règlement du conflit sur la base de la ligne d’armistice de 1949 (la “ligne verte”) n’ait jamais reçu la moindre attention d’aucun gouvernement israélien bien qu’il s’agisse des accords internationalement reconnus (voir les résolutions 242 et 338 des Nations unies, toujours évoquées pour être aussitôt oubliées). On n’en veut pour exemples récents que l’interruption unilatérale par Ehud Barak des discussions de Taba en janvier 2001, l’appel du sommet de la Ligue arabe en 2002, les déclarations indirectes mais clairement orientées dans ce sens et récemment redites de la part du Hamas, pour ne retenir que quelques éléments récents. Il y a bien longtemps que la formule “les territoires contre la paix” n’est plus une option pour les Israéliens qui confondent méthodiquement (innocemment?) négociation et diktat. Il a fallu quarante ans pour que soit reconnu, avec la première Intifada, le fait national palestinien. Depuis lors, à l’exception notable de Rabin, les différents Premiers ministres se sont employés à démontrer qu’ils sont les seuls maîtres du calendrier politique.

La bien nommée opération “Plomb durci” répond, après bien d’autres, à cette volonté d’inculcation. L’offensive “nous a permis d’atteindre des objectifs dont personne n’aurait pu rêver il y a quinze jours. Concernant les coups portés au Hamas, ils n’en ont pas encore conscience. Ils comprendront quand ils sortiront de leur cachette. La décision du Conseil de sécurité ne nous a pas lié les mains”, se félicitait un haut-gradé.

Au-delà de toute considération morale sur l’effroyable gâchis humain dont nous sommes tous les témoins atterrés et impuissants, il faut se demander à quel moment les leaders israéliens vont prendre conscience des effets dévastateurs de cette pédagogie noire. Combien de vocations à l’attentat-suicide sont nées ces derniers jours ? L’”opération” ne pouvait être que sanglante et l’on sait bien que si elle se poursuit, d’autres massacres vont se produire car il ne peut en aller autrement. Puis il y aura un cessez-le-feu et d’autres attaques suivront, et d’autres encore, jusqu’au retournement du rapport de forces qui ne manquera pas de se produire. Israël deviendra alors, peut-être, un objet de compassion. L’exaltation grandissante du mythe de Samson et des martyrs de Massada prend dans ce contexte l’allure d’une prophétie en cours d’autoréalisation.

Les amis d’Israël sont ceux qui pointent cette perspective finale et poussent à un renversement des hypothèses fondamentales de la politique israélienne. Nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour les Israéliens.

L’analyse de l’enchaînement des tirs aveugles du Hamas sur le sud d’Israël et des inévitables ripostes de Tsahal est un exercice stérile. Les uns ripostaient au blocus, les autres ripostaient aux ripostes, on choisit sa version en fonction de son camp. Reste que ledit blocus est une décision israélienne et qu’aucun pays au monde ne peut tolérer d’être – à la lettre – mis intégralement en prison. Rappelons que c’est Israël qui a mis l’Autorité palestinienne hors jeu à Gaza. Dans quel but sinon d’avoir le Hamas au pouvoir et de poursuivre son éternelle leçon en faisant de ce territoire une prison autogérée, où se succèdent les opérations punitives ?

Les tirs de roquettes et de missiles sur Israël sont une source d’angoisse pour un nombre croissant d’Israéliens, et il n’est que juste de condamner le Hamas sur ce point. Mais prétendre que le Hamas représente une menace pour l’existence d’Israël n’est pas sérieux. Ehud Barak, lorsqu’il était premier ministre, attendait de ses interlocuteurs palestiniens qu’ils reconnaissent non seulement l’État israélien, mais sa légitimité en tant qu’État juif. Il leur demandait, en d’autres termes, de se faire sionistes s’ils voulaient devenir de véritables partenaires, pour se désoler ensuite de ne pas avoir de partenaire.

La détestable habitude des gouvernements israéliens successifs de choisir et d’écarter à leur guise les représentants de leurs adversaires tient tout entière dans leur conception exclusivement militaire de la sécurité. Ils ne sauraient, dès lors, la confier à d’autres et on les comprend. Mais ce sont les prémisses de ce raisonnement qu’il faut revoir. La résolution du conseil de sécurité appelant le 9 janvier à un cessez-le-feu immédiat et renvoyant les deux parties dos à dos est un revers diplomatique pour Israël car les États-Unis ont jugé qu’ils ne pouvaient pas s’y opposer. Souhaitons que cet échec soit compris comme une ébauche de signal et regrettons que ce soit le message inverse qui ait été jusqu’à présent toujours adressé à Israël, non seulement de la part de Washington, mais aussi depuis l’Europe. Ainsi, il est certain que la sécurité d’Israël doit être reconnue comme un impératif par l’Europe, mais pas plus ni moins que la sécurité de la Palestine sur son territoire. Cela va peut-être de soi, mais irait beaucoup mieux en le disant, ce qui n’est pas le cas. On repousse tout dialogue avec le Hamas au motif qu’il ne reconnaît pas les traités antérieurs, n’abandonne pas la violence et ne reconnaît pas Israël. Soit. Mais songe-t-on que le raisonnement s’applique de facto à l’identique en sens inverse ? Visiblement pas, puisque le Parlement européen vient, par exemple, de voter le rehaussement de l’accord d’association avec Israël, en faisant un quasi-membre de l’U.E. Des pétitions appelant à suspendre ces accords circulent, les lecteurs de Causeur, dont je suis, sont ici invités à signer et faire signer…

Engagés dans ce louable mouvement de rappel à une sagesse pratique et de condamnation de l’hubris militaro-technologique, allons un pas plus loin, et demandons le remplacement urgent de Tony Blair, actuel délégué du Quartet. Son prédécesseur, l’ancien président de la Banque mondiale James Wolfensohn, avait démissionné, en grande partie à cause des réticences d’Israël à se conformer aux accords obtenus sous l’égide des Etats-Unis. Tony Blair, l’homme qui a rendu possible la guerre en Irak (et qui, notons-le, semble exonéré de toute responsabilité dans le désastre qui a suivi), incarne la politique de “W” dans cette région. Il n’y a rien à en attendre, alors qu’un engagement international crédible est urgent. L’arme de destruction massive menaçant toute la région est le statu quo. Au-delà du cessez-le-feu, la levée du blocus et le rétablissement des liens entre Gaza et la Cisjordanie sont la première des réponses politiques à l’emprise du Hamas sur Gaza. La seconde sera de négocier sans préalable avec les représentants que les Palestiniens se seront donnés. Rappelons que depuis Rabin, personne n’a envisagé sérieusement cette option, dont l’alternative est la destruction mutuelle assurée.

lundi 12 janvier 2009

Micheline Calmy-Rey s'exprime sur la violation des conventions de Genève à Gaza


Micheline Calmy-Rey

Mise au Point émission de la TSR, télévision suisse romande, recevait ce 11 janvier Micheline Calmy-Rey, cheffe du DFAE, femme politique, féministe, membre du parti socialiste suisse, conseillère fédérale chargée des affaires étrangères, présidente de la confédération en 2007.
Elle s'exprime sur la violation des conventions
de Genève de la part du gouvernement israélien, mettant en exergue le désir d'extension de l'état hébreu qui cherche dans le Hamas une légitimité à une violation de territoire, à une expropriation manu militari, massacrant sans la moindre vergogne des centaines de civils!
Mais écoutez-la, il est possible d'évoquer la p
olitique étrangère sans langue de bois!
Vous voyez de qui je veux parler, je ne le nomme même
pas, il n'en vaut vraiment pas la peine!

L'émission c'est par ici :
http://www.tsr.ch/tsr/



dimanche 11 janvier 2009

La guerre des classes : rencontre avec son auteur François Ruffin ce mardi 13 janvier 09 à Montpellier

« Les hommes combattent et perdent la bataille, et la chose pour laquelle ils ont lutté advient malgré leur défaite. Quand elle advient, elle s’avère être différente de ce qu’ils avaient visé, et d’autres hommes doivent alors combattre pour ce qu’ils avaient visé, sous un autre nom. »
William Morris.

« Ce que la vie m’a révélé,
ce n’est point l’idée socialiste,
c’est la nécessité du combat ».

Jean Jaurès.

extrait du prologue :

Pour me distraire, j’ai tapé « Peillon + lutte des classes » sous Google. Le moteur de
recherche aurait plu aux surréalistes, lui qui permet ces rapprochements incongrus et offre des
liens comme des paquets surprises. Cette fois encore, « 28400 pages en français » se sont
affichées en « 0,23 secondes ». Mais aucune citation recensée, aucune fois où il aurait
prononcé – et se serait prononcé sur – la « lutte des classes ».
J’ai essayé à sa gauche : « Buffet + lutte des classes ».
Rien non plus.
Surpris, j’ai parcouru les discours de la candidate communiste, une bonne dizaine, proférés
lors de la campagne présidentielle 2007. Après vérification : non. Marie-Georges Buffet n’a
pas utilisé une seule fois l’expression « lutte des classes ». Pas même le terme « classe ».
Sans doute a-t-elle reçu des conseils de communicants, qui lui ont susurré qu’il fallait « parler
franc », « direct », « sincère », le « langage du coeur », et que ces machins-là, « lutte des
classes » et compagnie, ça sonnait « vieux jeu », « ringard », « has-been », « pas du tout
tendance ». La candidate du PC gommait son lexique comme on efface des rides, fausse cure
de jouvence par un glossaire rafraîchi. A la place, Marie-Georges Buffet enfilait les détresses
comme des perles : « Je peux vous parler des ouvrières d'ECCE qui viennent de nous faire
part des menaces pesant sur leur entreprise, alors que je peux témoigner de la qualité de leur
travail, des Diebold, qui occupent leur usine, des salariés de l'imprimerie JDC dont la
multinationale donneuse d'ordre ne respecte pas son engagement commercial. Je peux dire ici
au nom des infirmières de l'hôpital Saint Louis leur besoin de temps pour récupérer, tant est
lourde leur tâche. Je peux ici témoigner pour cette femme du 11ème arrondissement de Paris
qui fait vivre sept personnes dans quelques mètres carrés. Elle tient, me dit-elle, pour que ses
enfants fassent des études. J'ai au coeur cette retraitée qui sur le marché, dans ma ville, me
disait sa douleur de devoir aller au resto du coeur », etc. et l’énumération dure encore.
Je lui ai téléphoné pour lui demander pourquoi. Place du colonel Fabien, son attaché de presse
m’a passé son porte-plume, Pierre-François Kochlin :
« Jamais vous n’avez utilisé l’expression ‘lutte des classes’, ni même le mot ‘classe’ ?
-Ah… Oui, possible… Vous me l’apprenez, mais c’est une info… On a dû estimer,
inconsciemment, que le mot en lui-même était… Parce que, pour moi, les conflits de classes,
c’est une évidence, alors quand on dit ‘la droite’, ça suffit…
-Vous avez quel âge ?
-Je vais vers la trentaine.
-Bon, moi je viens de dépasser la trentaine, mais vous voyez, dans notre génération, je n’ai
pas l’impression que l’appartenance à une ‘classe’ relève de l’évidence. Et encore moins
la‘lutte des classes’…
-Je n’avais pas pensé à ça. Mais vous avez raison.
-Est-ce que, bon, je ne veux pas donner de leçons, mais est-ce que en abandonnant les mots,
vous ne participez pas à cet abandon d’une conscience de classe, qui réclamerait d’abord une
prise de conscience ?
-C’est de facto la question que je me posais. Et peut-être que le caractère anonyme des
marchés financiers, les fonds de pension, bon, ça n’est plus le patron avec son cigare…
-J’irais plus loin : en abandonnant ces mots, c’est toute une logique que vous abandonnez. Et
pardonnez-moi, mais justement : il me semble que, dans vos discours, il n’y plus de logique.
Je veux dire, on aligne tout ce qui va mal dans le monde, mais derrière on ne perçoit aucune
analyse…
-Oui, ça c’est un signe de tout ce qu’on a négligé à un moment, et qui est à reconstruire. »
Y a du boulot tant, à mes yeux, son inventaire des calamités terrestres s’avère dépourvu
d’armature intellectuelle. Une dégoulinade de tristesses qui conduit davantage au fatalisme
qu’au combat.
Mais quel combat, au fait ?
Car j’ai relevé une autre absence : pas d’ « ennemi de classe », et pas d’ « ennemi » tout court.
Pas davantage d’ « adversaire ».
Ainsi va la gauche : elle s’émascule. Elle s’effraie de son ombre. Elle se prive de son propre
vocabulaire, pourtant forgé dans la peine. Elle s’interdit de poser un mot sur une chose.
Comment oserait-elle, alors, demain, transformer les choses si elle n’ose pas, aujourd’hui,
simplement prononcer les mots ? 3
« La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter. »
C’est en cherchant « Buffet + lutte des classes » sous Google, donc, que je suis tombé sur
cette phrase de « Buffett ».
Pas Marie-Georges, non Warren.
Deux « t » deux « f ».

notes :

2 Tribune de Vincent Peillon, Nouvel Observateur, « Les chemins de nos ruptures », 23/08/07

3Discours de Marie-George Buffet au Zénith, 23/01/07. Le relevé lexical a été effectué à partir du site Internet
de Jean Véronis, « Technologies du langage » : http://aixtal.blogspot.com/

lien au prologue du livre de François Ruffin

Remerciements au Réveil communiste pour le choix de cet extrait
Oui!..." la gauche s'effraie de son ombre!"..de l'importance des mots, dans un silence sournoisement oublieux est étouffée la réalité de l'injustice sociale, sa source même!

semaphore

Les Amis du Monde Diplomatique
reçoivent mardi 13 janvier à 20h30 au salon du Belvédère au Corum

François Ruffin
pour une conférence-débat autour de son livre La guerre des classes
éditions Fayard
« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter.»
C’est Buffett qui a formulé ce jugement.
Pas Marie-George, non. Warren.
Deux «f», deux «t».
La première fortune mondiale.

Jamais nous n’aurions osé, nous, prononcer ces mots, «guerre des classes»: par crainte de paraître «archaïques», «simplistes», «manichéens». Et, avec nous, c’est toute une gauche qui s’autocensure, qui s’enlise dans le salmigondis de la «complexité». Toute une gauche avec des chefs qui déguisent leur lâcheté en «courage», leur renoncement en «audace», et qui causent gentiment de «rénovation», de «modernisation» pour mieux masquer leur trahison.

François Ruffin est reporter pour l’émission de France Inter Là-bas si j’y suis et collabore au Monde diplomatique.

le Grain des mots y tiendra étal de librairie
www.legraindesmots.com

jeudi 8 janvier 2009

En perdre son latin sans Y grec!

"Dès fois quand je m'endors
je sais plus qui je suis"

"Si je t'aime, si j'ai tort,
A quoi je sers
Juste, serre-moi fort"

Mademoiselle K

Un belle idée que celle de s'adresser à ces fans de la part de Mademoiselle K pour la réalisation de ce clip, ce sont 211 vidéos qui ont ainsi été récoltées, 74 ont été retenues et montées.
Une réalisation étonnante, émouvante, tour à tour souriante, touchante, tout autant que la diversité intime de chacun.
L'abandon, l'amour, les repères, la question des origines, les interrogations sur le genre, sur l'orientation sexuelle, une chanson existentielle...

Il me revient, citée par Gilles Deleuze cette formule de Lacan "celui qui n'est dupe, erre"
Jacques a dit!
Naît du père et du saint esprit, amen!

n.b. : bienvenue à vos associations d'idées...

Semaphore




Maman XY

X, Y, X, Y
On peut naître sous X
Et se sentir Y
Y, Y, Y, Y
Et moi maman, maman
Sur une échelle de X à Y
Qui je suis ?
Oublie l’échelle à Richter
Il a abandonné
Et ma terre elle tremble dans tous les sens
Sauf celui qui connait

X, X, X, X, X,

J’ai coupé mon corps en deux
Fallait que je comprenne avec mes yeux
Tout ce que j’ai vu
Je suis pas possible à trier
X, X, X, X fois je me suis perdu dans des super marchés
A chercher quoi ? A chercher quoi ?
Juste moi

X ,X, X, X, X,

Si tu peux pas t’appuyer
Si tu peux pas t’appuyer dans un bordel pas possible a trier
Alors à quoi je sers? A quoi je sers?

Si tu m’aimes, si j’ai tort
A quoi je sers, serre-moi fort

Si tu m’aimes, si j’ai tort
A quoi je sers, serre-moi fort

Si tu m’aimes, si j’ai tort
A quoi je sers, serre-moi fort

Maman, maman,
Des fois quand je m’endors
Je sais plus qui je suis

X, Y,
On peut naître sous X
Se sentir Y
Mais moi maman, moi
Sur une échelle de X à Y
Qui je suis ?
Maman,
Des fois quand je m’endors
Je sais plus qui je suis
Oublie l’échelle à Richter
Il a abandonné
Et papa il a abandonné
Maman ? Papa il a abandonné
XXXX fois et XXXX fois
XXXX fois papa il a abandonné

Si tu m’aimes, si j’ai tort
A quoi je sers, serre-moi fort

Si tu m’aimes, si j’ai tort
A quoi je sers, serre-moi fort

Si tu m’aimes, si j’ai tort
A quoi je sers, serre-moi fort

Si tu m’aimes,
Quand je m’endors
Je sais plus qui je suis
Et à quoi je sers
Alors si tu m’aimes si j’ai tort
A quoi je sers juste, serre-moi fort


mardi 6 janvier 2009

le petit prince a dit...


Les grandes personnes aiment les chiffres.
Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel.
Elles ne vous disent jamais :
« Quel est le son de sa voix ?

Quels sont les jeux qu’il préfère ?
Est-ce qu’il collectionne les papillons ? »
Elles vous demandent :
« Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ?

Combien gagne son père ? »
Alors seulement elles croient le connaître.
Si vous dites aux grandes personnes :
« J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… » elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison.
Il faut leur dire : « J’ai vu une maison de cent mille francs. »
Alors elles s’écrient : « Comme c’est joli ! »


Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince


le businessman

lundi 5 janvier 2009

Du courage...

samedi 3 janvier 2009

Le chiffon rouge


photographie, les yeux d'un renard


Découvrez Michel+Fugain!


Le Chiffon rouge

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Allons droit devant vers la lumière
En levant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain, nos matins chanteront

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien, le jour se lève
Il fera bon vivre demain

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Paroles : Maurice Vidalin
Musique : Michel Fugain

mercredi 31 décembre 2008

TRIBULATIONS D'UN RÊVEUR ATTITRE - ABDELLATIF LAÂBI

TRIBULATIONS D'UN RÊVEUR ATTITRE

Ce n'est pas une affaire d'épaules

ni de biceps

que le fardeau du monde

Ceux qui viennent à le porter

sont souvent les plus frêles

Eux aussi sont sujets à la peur

au doute

au découragement

et en arrivent parfois à maudire

l'Idée ou le Rêve splendides

qui les ont exposés

au feu de la géhenne

Mais s'ils plient

ils ne rompent pas

et quand par malheur fréquent

on les coupe et mutile

ces roseaux humains

savent que leurs corps lardés

par la traîtrise

deviendront autant de flûtes

que des bergers de l'éveil emboucheront

pour capter

et convoyer jusqu'aux étoiles

la symphonie de la résistance

ABDELLATIF LAÂBI

jeudi 18 décembre 2008

Entre charité, responsabilité sociale et avantages fiscaux

Entre charité, responsabilité sociale et avantages fiscaux

Concernant les entreprises, je me pose la question de leur rôle dans la société : philanthropie ou croissance économique?


par Diane Reinhard le 10-11-2008
source : les quotidiennes

C’est toujours avec un frisson de suspicion que je vois le mot Charité associé au mot Business, d’où interrogation devant l’accroche du dernier supplément de Bilan: Charity.

Par définition la charité n'est-elle pas La Vertu qui consiste dans l'amour de Dieu et du prochain, mais aussi dans le fait de faire l’aumône aux pauvres par pur plaisir de donner, dans l’anonymat?

Cependant philanthropie et responsabilité sociale se lient de plus en plus souvent aux mots avantages fiscaux, visibilité, gain d’image.

Fiscalité
Quand je lis que le système fiscal suisse en comparaison internationale est peu favorable au domaine de la philanthropie, je m’interroge sur les généreux donateurs. On ne donne donc plus une part de sa fortune par pure charité, mais pour payer moins d’impôts ? A ces fins en Suisse, les personnes physiques peuvent en moyenne déduire 20 % du revenu et les personnes morale entre 10 et 20% de leurs bénéfices, le sponsoring et toute autre dépense pouvant être associée au but commercial étant considérée comme charge commerciale, donc entièrement déductible.

Concernant les entreprises, je me pose la question de leur rôle dans la société : philanthropie ou croissance économique? Les bénéfices des sociétés doivent-ils servir à des dons pour suppléer au rôle de l’Etat? Ne doivent-ils pas plutôt servir à la formation continue, à l’investissement, à la création d’emploi, à la croissance et à la sauvegarde de l’environnement immédiat? En défiscalisant les dons, l’Etat n’encourage-t-il pas le détournement des bénéfices de leur utilisation première à savoir le développement économique durable?

Responsabilité sociale
Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, les entreprises patriarcales assumaient leur responsabilité sociale, occupaient des personnes à capacité de travail réduite et assumaient pleinement le coût de ces emplois. Maintenant, les entreprises qui intègrent ces personnes, perçoivent des subsides de l’Etat pour compenser leur perte de productivité et ont droit à la Une des medias.

Je ne critique pas le fait que les entreprises utilisent les fonds de l’Etat destinés à l’intégration sociale, car ces mesures sont généralement temporaires et exigent, il est vrai, un engagement social sur le long terme. Ce qui m’attriste est le fait que ces entreprises doivent être portées aux nues.

Je m’interroge aussi sur les pistes données par Pascal Vuistiner, rédacteur en chef adjoint de Bilan, pour soutenir la philanthropie et le «charity business». En effet, toutes passent par une défiscalisation ou des subventions, joli discours de moins d’Etat.

Le beurre, l’argent du beurre et… la charité
Les entreprises et les personnes fortunées ont-elles vraiment besoin de mesures incitatives telles baisse d’impôt, visibilité dans les médias pour assumer leur responsabilité sociale ?
Etat, de grâce, sauve Swissair, sauve l’UBS et sauve la Charité! La vraie, la pure, bien sûr!

dimanche 14 décembre 2008

Qui en veut à la seuneuceufeu?

Si les vaches ne voient plus passer de train que va-t-il se passer?...
Elles risquent de se mettre en grève, elles aussi!..Fini plus de lait UHT, pour le petit déjeuner, et les crêpes Suzette.
Un très dangereux réseau d'activistes vient d'être repéré par nos services, très enraciné et déployé sur tout le territoire, aux méthodes kamikazes, ils se laissent tomber sur les voies.
Aussi je suggère au gouvernement Sarkozy de proposer un dépistage génétique précoce de tout ce qui ressemble de près ou de loin à ces silhouettes apparemment immobiles qui longent les voies de chemin de fer.
Oui! Les arbres attaquent!
Après avoir été suspectés de se jeter sur les automobilistes, souvenez-vous le gang des platanes!...
Quelle sera la riposte de ce gouvernement qui a une solution dans chaque case son cerveau, à n'en pas douter!
Je bois déjà la réponse comme du petit lait...

Sémaphore

n.b. : Les terroriste sont partout!..à gauche, d'ailleurs ne se sabordent-ils eux-mêmes, si ce n'est pas une preuve ça : ces camps d'entraînement en interne!
C'est vôtre gouvernement ultra libéral qui vous en avertit.
Nos services ont repéré ce dangereux individu qui ose chanter en pleine crise,
la parisienne libérée, en liberté surveillée disons plutôt!
Elle est même passée chez Daniel Mermet, dans "là-bas si j''y suis"( France inter de 15h à 16h) ...Comment cette émission sévit encore!... Bah, le futur directeur nommé par vôtre gouvernement saura quoi faire...



pour EN SAVOIR PLUS


vidéo : la Parisienne Libérée, featuring JBB

...
Ca fait des mois qu'on te suit
Toi et ton groupuscule
On sait tout sur ta vie
Et celle de ta cellule

Tu t'intéresses aux trains
Tu flânes près des chemins de fer
Si j'en crois les témoins
T'as même pris les horaires?

Dans ta bibliothèque
Parait qu'ya des bouquins
Et d'après notre enquête
T'en as mêm' lu certains


UHT
Ultime Hyper Totale gauche
A gauch' de la gauch' de la gauch'
De l'extrême gauche
Ultime Hyper Totale gauche
Bien pire que la gauche de la gauche
De toutes les gauches
...

vendredi 12 décembre 2008

Au risque des 1001 nuits de Camille Delnoy


Edouard Boubat

"La petite fille aux feuilles mortes" 1947

Frère regarde

Ce soir, les nuages qui longent

Les lèvres du Nil

Ne pourront plus être aimées;

Ce soir le ciel du Rub'al-khâli

A la bouche pleine de sable.

Dans un désert frère, mon frère

Les grandes pyramides se taisent

Du poids des siècles et des traditions

Sur les hurlements barbelés

D'une enfant qu'on excise

D'une fleur de femme qu'on infibule.

C'est la loi du silence, du désert

Et du droit de l'Homme

Sur l'entre-jambe.

Frère, écoute

Ce chuchotement lointain

Qui meurt au détour d'une main

De dune.

Camille Delnoy, Au risque des 1001 nuits, in Faits divers, poésie, La Longue Vue

Lu sur photoeurdetrouble

mercredi 10 décembre 2008

La désobéissance civile première leçon

Cette nuit c'était la nuit des écoles, écoles occupées après les cours, rencontre avec les parents d'élèves, tout le monde se mobilise autour de l'éducation.
Cette fédération autour des instituteurs, des enseignants, permet l'expression d'un malaise profond face aux diverses mesures du gouvernement Fillon.
Pardon! De la pseudo République Sarkozy...

Que fera le futur directeur de l'audiovisuel d'Etat désigné par le chef,
(bon, je ne vais pas répéter de l'Etat,quand on est le chef, on est le chef, un point c'est tout! Ne me contrariez pas!)
face à des individus comme Stéphane Guillon officiant sur l'antenne de France Inter de 7h55 à 7h59, et il ne travaille pas même tous les jours!
Seulement du lundi au mercredi, mais il est rediffusé tout d' même!...
J'ai envie de vous faire partager son ironie matinale, ça fait du bien aux zygomatiques, par temps maussade.

Stéphane Guillon le mardi 9 décembre 2008

de "La prison à 12 ans ! " au Fichier Base Elèves!

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=74171

Cours de morale du jour :

"Qui aime bien, châtie bien."

Bah, la violence trouve toujours de quoi appuyer son impunité!
Tout est une question de point de vue...de regard...
"châtier bien" peut aller jusqu'à la pire des justifications, notamment celles des châtiments corporels alors que c'est les notions d'équité, de justice, de respect, d'attention qui sont convoquées, mais chacun détourne comme il l'entend!

Enfin...ce matin AG à 9h30 au belvédère du Corum sur l'esplanade, à Montpellier,
à Montpellier sur la Terre, la Terre qui tourne autour du Soleil, avec ses trains qui font des infidélités aux vaches, la Terre avec ses vaches et leur lait qui tournent, avec ceux qui ont leur café au lait et ceux qui quittent des hébergements d'urgence à 7h du matin, la Terre qui tourne avec ceux qui ne se réveilleront plus et ceux qui courent dans la première neige, pour la première fois.

La désobéissance civile, les instits nous offrent une belle leçon par l'exemple, ils refusent d'obéir, ils refusent d'appliquer des réformes, un programme qui est contraire à la conception d'une école digne de ce nom, ils envisagent d'écrire individuellement leur lettre de désobéissance.
Ecrivons-nous aussi notre refus des lois qui seront votées!

Ne devrions-nous tous écrire une lettre de désobéissance civile, l'insurrection est le premier droit et devoir quand les principes mêmes de la démocratie sont en danger!

Où que vous soyez, participez au mouvement!

Bon, je file!

La colère est notre combat!

Entend-t-on en Grèce...mais quand le grec, l'histoire, la philosophie ne seront plus enseignés, il sera grand temps de se révolter!

...ça veut dire quoi se révolter?!...


Lire la lettre de Bastien Cazals à Nicolas Sarkozy, qui se voit sanctionné pour avoir manifesté sa contestation sans passer par la voie hiérarchique, sanctionné pour ne pas appliquer des mesures qui sont en contradiction avec les convictions pédagogiques qui sont les siennes face à des mesures qui veulent nous apprendre qu'une récession est une évolution positive!

La révision du dictionnaire selon Darcos

http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com/

Sémaphore


10 décembre 2008 : rassemblements dans l’Hérault

A 17 h place de la Mairie à Béziers,

à 17 h place de la Comédie à Montpellier

Assemblée générale à 9h30 au salon du Belvédère, au Corum, Montpellier

Premier rendez-vous : 16 h 30 au Peyrou départ de la manifestation : via rue Foch, place des Martyrs de la résistance, rue de la loge, rassemblement prévu à 17 h à côté du sapin place de la Comédie.

Vers 17 h 45 / 18 h : chemin inverse depuis la Comédie, la rue de la loge vers la place des martyrs de la résistance où une demande d’audience au Préfet est demandée pour 18 h avec une délégation (1 par organisation et élus)

mardi 9 décembre 2008

Faites des très courts - Make very short movies

Donc réalisatrices en herbes toutes à vos caméras pour un p'tit court

puisque le festival inaugure cette année une nouvelle catégorie :

Paroles de Femmes - Women's Words

Ma petite sélection des éditions précédentes...les auteurs des réalisations des prénoms masculins...

Je t’aime

http://www.trescourt.com/?page=fr_film&id_rubrique=371

Double soupir

http://www.trescourt.com/?page=fr_film&id_rubrique=207

Cirugía

http://www.trescourt.com/?page=fr_film&id_rubrique=356

Not so small talk

http://www.trescourt.com/?page=fr_film&id_rubrique=377

It’s a man’s world

http://www.trescourt.com/?page=fr_film&id_rubrique=370

Sémaphore

24-25-26 avril 2009

11e édition des Très Courts

Les inscriptions à la 11e édition du festival International des Très Courts sont ouvertes, et vous avez jusqu'au 10 février 2009 pour proposer vos nouvelles créations très courtes.

La compétition internationale est ouverte à tous, elle regroupe le meilleur et le plus court de la production internationale.

Une nouveauté cette année : l’ouverture d’une compétition intitulée
Paroles de femmes, réservée aux réalisatrices de tous pays, mais aussi aux réalisateurs dont le film aura pour sujet principal la femme.

Aux côtés de ces 2 compétitions phares, 7 autres compétitions nationales ou régionales seront aussi proposées cette année.

Et bien sûr, toujours la même et unique règle,
3 minutes max, hors titre et générique.

Formulaire et règlement sont disponibles directement sur le site du festival.

April 24-25-26, 2009

Very Shorts Festival 11th edition

Registrations to the 11th edition of the Very Shorts International Festival are open. You have until February 10th, 2009 to propose your new very short creations.

The International Competition is open to all. It gather the best and the shortest of the international production.

New this year: opening of a competition named Women's Words reserved to women directors of all countries, but also to any movie with the woman as main subject.

Beside those two main competitions, 7 other competitions, either national or regional, are also available this year.

And of course, still the same immutable rule:
3 minutes max, without title and credits.


Registration form and Festival's rules are directly available on the Festival's website.

samedi 6 décembre 2008

PS : militantEs Pigeons Solidaires?


photographie© Sylvaine Vaucher
(cliquer pour agrandir)

PS : MilitantEs Pigeons Solidaires?

Le
summum de la mascarade, il est signé par l'hebdo des socialistes, le journal des militantEs et sympathisantEs, voir Martine Aubry en couverture du numéro daté du 27 novembre 08 avec ce titre provocateur "Les socialistes sont de retour", quand les valeurs du socialisme dans la farce affligeante de ces élections ont été passées au mixeur!
Que dis-je?... passées à la trappe, aux oubliettes!

L'ironie convole avec le mépris.

D'un talon rageur, nous martèlerons le pavé, la rue c'est ce qu'il nous reste!
La rue... enfin pas pour tout le monde!
La chasse à l'étranger est ouverte jusque devant les écoles.
Les sans-abris sont délogés de leur leur espace d'infortune sans que leur soit apporté de solution autre que l'intimation à quitter le centre ville, pour qu'ils aillent crever de froid plus loin, sur une autre commune.
Mr Delanoë prend-t-il ses responsabilités face aux mesures honteuses?!...


"Nous avons mené une bataille"
nous dit Ségolène Royal, elle nous appelle à continuer le combat pour aider le parti socialiste à se transformer...
Je veux un parti socialiste capable de transformer la société, capable de faire barrage aux mesures de démantèlement de l'idée même de démocratie.
Mais comment lui faire confiance quand ce parti est lui-même suspecté du trucage de ses propres élections?!...

"Le retour des socialistes", alors ils avaient donc disparu?...
Ils étaient donc morts, pincez-moi!
Le cimetière des éléphants qui n'en finissent pas de ressusciter,
ces drôles d'oiseaux là ne se cachent pas pour mourir!
Cela sonne comme un film d'épouvante, soit le retour des morts vivants!

Après le bal des vampires, le bal des dupes!

Je n'ai pas oublié l'affaire du sang contaminé, ce scandale, quand nous savons que les négligences ayant causé la contamination de centaines d'individus sont dues à des intérêts financiers, n'est-ce pas Mr Fabius?!...

Mr DSK eut lui aussi maille à partir avec la justice, souvenez-vous la MNEF etc..., mais passera-t-il devant les tribunaux pour tentative d'agression sexuelle sur une jeune journaliste
Tristane Banon, qui n'a pas été jusqu'au bout de sa plainte?
Je songe alors à toutes celles qui se sont tues, dont la non-médiatisation n'a pu permettre que soit entendue leur parole.
Comment peuvent-ils encore avoir l'arrogance de se prévaloir d'une quelconque représentation politique! Ils m'écoeurent!


Puis-je faire autrement que de considérer la rue Solférino comme un miroir aux alouettes ; orchestrée par de sinistres corbeaux, je crôah, tu crôah, nous piaillons ensemble!

Tous ensemble, tous ensemble, yeh!...
Nous allons être fiché, qu'aviendra-t-il du droit à manifester, du droit à la contestation, du droit à dire non?!...

Where is my mind?...That is the question!
So...pause musicale!

Moi aussi, l'envie de crier - STOP!

Sémaphore



dimanche 23 novembre 2008

PS Les excluEs du suffrage, des militantEs privéEs de leur droit de vote, SCANDALEUX!

Au delà des décomptes, des oublis, des erreurs, (il y aurait des fraudes avérées dans les département du Nord et de la Seine Maritime,) certains n'ont pu même s'exprimer!

Scandaleux!

Ne vous parait-elle pas plus que suspecte cette auto proclamation de victoire à Lille vers une heure du matin dans la nuit de vendredi à samedi alors que tous les militants attendent les résultats dont Daniel Vaillant, chargé de leur annonce, nous apprendra qu'il est dans l'incapacité de nous les donner...les résultats de cette élection devant passer devant un conseil dont les représentants ne cachent pas leur antipathie envers Ségolène Royal, l' impartialité au PS semble banni des pratiques de certain/e/s!

Je demande l'annulation de ces élections car en amont du résultat de ce scrutin à l'écart si ténu (8 voix, voir article ci-dessous) des militants ont été privés de leur droit de vote.

C'est révoltant!

Ils ou elles n'ont pu voter car ils ou elles étaient absent/e/s des listes des 'adhérents au PS, cela vous parait INVRAISEMBLABLE, à moi aussi, chaque voix compte, ils sont gentils de nous le rappeler, à quoi servent les isoloirs au PS quand chacun dans sa section sait pour qui vote tel ou telle militant/e!

Aussi certains responsables de section feraient-ils disparaître de leur liste des adhérents qu'ils savent engagé pour un/e autre candidat/e que celui pour lequel ils invitent à voter.

Mauvaise herbe ardente ségoléniste s'est vu effacer comme par enchantement de la liste des militants de sa section, où seule elle défendait la motion E.

Son cas n'est pas isolé d'autres se sont vus écarter des urnes de la même façon, lire les commentaires de cet article :

"J'ai connu la même mésaventure que Christophe. J'ai payé ma cotisation, mon adhésion a été confirmée par le responsable de la fédération du NORD, j'ai reçu ma carte, et je n'ai pas pu voter, mon nom n'apparaissant pas sur la liste.

Je suis nordiste, et témoin d'une véritable chasse aux sorcières, le lynchage de Reims a été bien préparé.

Je voulais voter pour SEGOLENE, les barons putchistes du PS me font vomir."
source DA in commentaires

http://www.segoleneroyal2007.net/article-25023173-6.html#anchorComment

Devant cette répétition des faits, je suspecte avec de lourdes présomptions le clan Tous Sauf Ségolène d'une stratégie antidémocratique sans précédent pour infléchir ces élections en leur faveur, c'est pourquoi je vais réclamer un recours, pour une annulation de ces élections.

Des militants qui ont cotisé et qui ne peuvent voter!

Je pense aussi à ceux qui ne peuvent adhérer à un parti qui ne met pas officiellement en place une cotisation pour les militants vivant dans la précarité c'est un comble pour un parti de gauche d'oublier les pauvres, les pauvres n'auraient-ils des convictions à défendre, les pauvres n'auraient-ils des idées politiques à exprimer, les pauvres n'auraient-ils des idéaux pour lesquels ils désirent s'engager!!!

Des hommes et des femmes se sont battus pour que le droit de vote soit accessible à tous et à toutes quelque soit son genre, sa couleur de peau et sa fortune et le PS l'oublierait!

Vivement les universités populaires pour ces amnésiques qui nous gouvernent!

Le militantisme serait-il soumis à un revenu ?!!!

A preuve du désir d'un parti socialiste à deux vitesses avec le fichier Rosam sur lequel pourrait s'inscrire les sympathisants au parti qui ayant versé une cotisation modique ne se verraient pas attribuer les mêmes droit et seraient écartés des élections internes! Comment de telles idées ségrégationnistes peuvent-elles germer dans des esprits qui se disent de gauche, qu'ils aillent directement ailleurs assouvir leur soif de pouvoir dans le pré carré de l'entre soi!

Pour preuve lissez ceci :

"Moyennant une cotisation comprise entre 5 et 10 euros, selon le barème que fixera le bureau national, très éloigné en tout cas de la traditionnelle cotisation proportionnelle aux revenus, ces nouveaux adhérents pourront s'inscrire directement au siège du parti, par Internet et même en passant par un numéro Vert. Ils recevront alors une carte d'adhésion frappée du poing et de la rose et d'un nouveau logo, celui du projet.

A partir de là, ils recevront les publications du parti, en particulier l'Hebdo des socialistes. Ils pourront participer aux ateliers et débats que le PS compte organiser par thèmes (santé, éducation, culture...) et voter lors des conventions destinées à valider au fur et à mesure le programme socialiste, voire même, selon le souhait de M. Rebsamen, lors de son adoption finale. Ils ne seront pas, en revanche, rattachés à une structure territoriale, la section, qui constitue l'unité de base militante.

Ils ne pourront pas voter lors des congrès d'orientation, ni pour la désignation des candidats aux élections. (...)"

http://tic.parti-socialiste.fr/article.php3%3Fid_article=188.html

(Rosam, le répertoire open source des adhérents et des militants
3 février 2005)

Je me frotte les yeux quand je lis de telle aberration, chaque militant doit avoir les mêmes droits, sinon comment prôner des idées de justice, d'égalité si en interne les statuts ne sont pas en adéquation, il est schizo ce parti!

Oui, malade Ségolène a raison de le souligner!

JE SUIS EN COLERE!!! TRES, TRES, TRES!!!!

ECOEUREE aussi!


Sémaphore


Résultats officiels à 08h00 le 22/11:

Aubry 67.413 voix, Royal 67.371 : écart 42 voix

1) Erreur de la Moselle : -12 Aubry +12 Royal : différentiel 24 voix

Aubry 67.401 voix, Royal 67.383 : écart 18 voix

2) Erreur de Kingersheim en alsace, on s'aperçoit sur la liste des résultats (à voir sur le site du parti socialiste ): http://www.parti-socialiste.fr/index.php

repéré par le posteur pierre-alain sur L' Alsace . Il n’y aurait pas eu 21, mais 27 voix pour Ségolène Royal soit 6 de plus

donc: Royal +6 : différentiel 6 voix

Aubry 67.401 voix, Royal 67.389 : écart 12 voix

3) Dans les Tom : la Polynésie, Wallis et Futuna et la Nouvelle Calédonie

Manque les "81,25 % des suffrages sur 99 inscrits, soit environ 20 voix recueillies par Royal en Nouvelle-Calédonie, "dont les résultats n'ont pas été pris en compte dans le calcul national".

donc: Royal +20 : différentiel 20 voix (environ)

Aubry 67.401 voix, Royal 67.409 : écart 8 voix dans l'autre sens

Alors: on s'arrête ou on recommence?

source : http://les-pyrenees-avec-segolene.hautetfort.com/