jeudi 15 mai 2008

Une marche de nuit non-mixte se prépare à Paris pour le samedi 14 juin 2008 EnsemblE : on peut tout !

EnsemblE : on peut tout !

Une marche de nuit non-mixte se prépare à Paris pour le samedi 14 juin 2008. Les réunions pour l’organiser ensemblE ont lieues à la Maison des Femmes de Paris (163 rue de Charenton, 12ème arrondissement). L’appel au rassemblement suivi d’une marche non-mixte est déjà disponible : voir ci-après. En avant !

Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !

” Des filles, des femmes, des féministes et des lesbiennes, réunies régulièrement à la Maison des Femmes de Paris, appellent toutes celles de la région parisienne et d’ailleurs à :

Un RASSEMBLEMENT suivi d’une MARCHE DE NUIT NON-MIXTE
Le SAMEDI 14 JUIN 2008 à 19H30,
à PARIS, place Armand Carrel (métro Laumière)

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée : NON les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout ; dans les maisons, dans la rue, au travail…
En sortant la nuit, nous sommes considérées comme à disposition des hommes. L’espace public (métro-bus, parcs, bars, rues) soi-disant neutre, est recouvert d’images de femmes «accessibles», banalisant ainsi une culture du viol.
Reluquées à vélo, sermonnées quand nous circulons avec nos enfants, sifflées sur le trottoir…

Nous voulons être libres de circuler de jour comme de nuit.
Nous sommes autonomes et responsables !

Nous marcherons contre toutes les violences patriarcales, qui se passent dans l’espace public comme dans l’espace privé de la famille.
Nous marcherons contre la peur et la culpabilité inculquées dans la culture et l’éducation.
Nous marcherons dans la rue pour dénoncer les violences, viols et meurtres.

Les agressions masculines sont la première cause de mort et d’invalidité permanente pour les femmes du monde entier.
La violence des hommes contre les filles, les femmes et les lesbiennes ne connaît ni classe, ni ethnie, ni culture, ni religion, ni appartenance politique, en France comme ailleurs.

Nous refusons la récupération de ces violences par les pouvoirs publics et politiques à des fins racistes et de contrôle social, au nom de la sécurité des villes (vidéosurveillance, contrôles au faciès, rafles, loi sur le racolage passif, …).
Nous dénonçons la répression policière et les lois d’exclusion qui rendent encore plus vulnérables aux violences masculines les femmes précarisées.

Nous reprendrons l’espace public par une pratique collective et autodéterminée sans drapeaux, ni partis !

Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu’elles s’aiment, affirment leur existence, se réapproprient les espaces, échappent au contrôle des hommes.

Nous sommes fortes, fières, nous sommes solidaires et en colère.
Nous prenons la rue et la parole pour affirmer en tant que filles, femmes, lesbiennes et féministes, la liberté de décider de nos vies partout et toujours !

Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !

marchedenuit2008@gmail.com “

source : http://teteshautesregardsdroits.wordpress.com/

2 commentaires:

Emelire a dit…

j'en prends note probablement pour y participer, enfin sauf s'il y a récup mais je ne crois pas ... ça a l'air vraiment féministe. J'aime bcp les TAKE BACK THE NIGHT ;o) même si ... je regarde ma montre quand il ne fait plus jour ...

sémaphore a dit…

Oui! Take back the night Emelire!
J'aimerais me rendre à Paris pour y participer, j'aimerais aussi que l'idée soit relayée en province dans chacune des capitales régionales!

Cette initiative n'est pas sans rappeler la marche de nuit contre la pornographie dont je ne sauraient que trop inviter toutes celles et ceux qui ne le connaissent encore à lirele discours d'Andrea Dworkin qui inaugura cette manifestation, il s'intitule La pornographie et le désespoir, un texte si juste, un texte incontournable!

http://archipelrouge.blogspot.com/2007/11/la-pornographie-et-le-dsespoir.html

À l’origine, cet article a été préparé pour le colloque "Perspectives féministes sur la pornographie" qui s’est tenu à San Francisco, en 1978. Une vision profonde du problème de la pornographie s’incarne dans ce discours prononcé juste avant le départ d’une manifestation ayant pour thème "Take Back the Night" [Reprenons la nuit].