samedi 28 juin 2008

Montre-toi [chanson]...une pensée pour la marche des fiertés à Paris


Photo d'archives/REUTERS/Luis Galdamez


Découvrez Alexandre Varlet!



Une pensée pour la marche des fiertés à Paris... même si je ne me reconnais nullement dans les gogos danseurs s'exhibant à moitié nus sur les chars et toute la récupération commerciale autour d'un acte de célébration tout à la fois porteur de revendications et festif.

C'est tout le paradoxe de cet évènement qui se veut un moment de partage, de visibilité mais que montrons-nous de nos réalités individuelles?

Que retiennent-ils ceux qui n'acceptent notre orientation différente de la leur?

L'excentricité outrancière voire la vulgarité... combien il est difficile alors de proner un sentiment d'appartenance communautaire!

Quand dans ce carnaval est mis en exergue une misère sexuelle!...

Mais je me tais...je pense aux personnes atteintes par le sida...quand l'amour se termine dans une chambre d'hôpital...les trois minutes de silence symboliques ne doivent faire oublier la nécessité de la prévention et de l'aide que se doit d'accorder un état, digne de ce nom, aux malades.

Le dispositif odieux prévu concernant les bénéficiaire du 100%, soit les personnes atteintes de maladies classées en ALD (affection de longue durée), vient d'être suspendu, mais jusqu'à quand?...

semaphore

nb : Alexandre Varlet un artiste à découvrir, mes remerciements à Tine
http://tine07.vox.com/library/posts/tags/alexandre+varlet/

« Rendez-vous samedi 28 juin 2008 à13h Denfert Rochereau. »

Arrivée : Place de la Bastille.
La musique s'arrêtera sur la Marche des Fiertés, à 16 h 30, avec trois minutes de silence contre le sida.

D'où vient la GAY PRIDE ?
Tout a commencé le week-end du 27 au 30 Juin 1969 à New York, avec les émeutes de Stonewall, acte spontané de résistance face à une descente de police violente dans la nuit du 27 au 28 Juin, au Stonewall Inn, un bar de travestis du Greenwich Village.

Ce soir là, les "gay" se révoltent et les deux nuit suivantes, sont témoins de heurts violents avec la police. Les slogans fusent, demandant la légalisation des bars gays et affirmant "qu'il est bon d'être gay". Toute une partie de la population se sent solidaire contre les policiers qui chassent les toxicomanes, les étudiants gauchistes et les travestis et les gays.

La télé, la radio et les journaux à grand tirage font l'écho de la révolte des homosexuels, la nouvelle fait très rapidement le tour du monde. Stonewall devient le symbole d'une minorité invisible et opprimée qui demande le droit de jouir des mêmes libertés revendiquées par tous les citoyens.

Le mouvement d'affirmation des gays et des lesbiennes va s'étendre et se développer en parallèle avec les mouvements de fierté noire -"Black is beautiful"- et féministes. C'est l'arrivée d'une parole homosexuelle sans filtre aux Etats-Unis.

Les "Gay Pride", puis "Lesbian & Gay Pride", marches de fierté gaie et lesbienne, véritables parades ou défilés hauts en couleurs, commémorent chaque année au mois de juin à New York et partout dans le Monde, le souvenir de Stonewall.

Ainsi avec le temps, le mouvement Lesbian & Gay Pride a pris de l'ampleur. Lesbiennes et gays ne baissant pas les bras malgré toutes les tentatives de reflux intégristes, réactionnaires ou fondamentalistes ; il atteint les principales capitales d'Europe Occidentale à la fin des années 70, puis les métropoles régionales dans les années 90.

1 commentaire:

sémaphore a dit…

Je vous conseille la lecture du billet d'humeur de DWE sur la gay pride parisienne, sur le peu de mobilisation derrière la coordination lesbienne et la présence incongrue, inopportune d'un char UMP!...
http://dirty-week-end.blogspot.com/2008/06/je-voulais-mtaler-un-peu-en-racontant.html