mardi 1 juillet 2008
samedi 3 mai 2008
Vélorution ! [billy ze kick à vélo]

Samedi 3 mai : piétons et cyclistes : reprenons l’espace public !
Manifestation cycliste mensuelle et action militante.
FAITES UN CADEAU AUX GÉNÉRATIONS FUTURES :
ABANDONNEZ VOTRE VOITURE.
L'auto-moto à Paris bat tous les records ! 1e place toutes catégories pour l'occupation des sols, 1e source de bruit et de stress, 1e source de pollution et d'injures, et bien d'autres tristes trophées.
Pourquoi déplacer 1300 kg pour transporter 70 kg (homme) ou 55 kg (dame) ? Pourquoi prendre un engin conçu pour 5 personnes rempli à 1,2 personnes ? Pourquoi ne voit-on pas d'embouteillages dans les pubs auto ? Pourquoi des pare-buffles quand l'animal le plus dangereux à Paris est le conducteur lui-même ? Pourquoi ne pas faire du vélo en dehors du dimanche ? Halte à la schizophrénie automobile ! Sortir du piège auto-moto demande une volonté de tous et des élus d'abord pour offrir à chacun une chance de faire du vélo hors des salles de fitness.
LE COLLECTIF VÉLORUTION DEMANDE DONC URGEMMENT :
* l'abolition des privilèges injustement accordés à la bagnole, qui envahit l'espace visuel, sonore, olfactif jusqu'au fond de nos bronches ;
* la restitution des espaces urbains aux piétons, personnes à mobilité réduite, rollers, skaters, cyclistes, transports en commun !
* le renforcement du réseau cyclable : voies Paris-Banlieue, franchissement des places, généralisation des contresens cyclables ;
* la gratuité des transports en commun lors des pics de pollution ;
* la mise en place d'un «réseau vert» de rues reliées entre elles (à commencer par un axe nord-sud et un est-ouest dans chaque arrondissement) réservées aux vélos, piétons et sans-moteur ;
* la fin de l'intolérable tolérance envers les véhicules à moteur ne respectant pas les voies de bus, les trottoirs, les passages piétons, les bandes cyclables, la vie quoi.
L'auto-moto n'est pas une fatalité, c'est un mode de pensée qui asphyxie nos villes et nos vies. Par nos comportements, nos choix, il nous appartient de nous libérer de la tyrannie auto-moto, pour nous, pour le futur.
Vélorution !
www.velorution.org
Paris
RENDEZ-VOUS LE 1er SAMEDI DE CHAQUE MOIS À 14h00 PLACE DU CHÂTELET
Montpellier
rendez-vous mensuel sur la place de la Comédie
contact : vélocité languedoc
http://montpellier.fubicy.org/
jeudi 10 avril 2008
Lundi des patates, mardi des patates, mercredi des OGM aussi !
Lundi des patates, mardi des patates, mercredi des OGM aussi !
Une pomme de terre OGM divise les ministres de l’Agriculture des 27
par C.SEGHIER
source : Actu Environement
Les ministres de l’Agriculture des 27 n’ayant pu se mettre d’accord sur l’autorisation de mise en culture d’une pomme de terre OGM, ce sera donc à la Commission, connue pour ses décisions plutôt favorables aux OGM, de trancher.
« À chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments »
La législation européenne prévoit qu’une entreprise souhaitant mettre sur le marché un OGM doit au préalable avoir reçu le feu vert du Conseil des ministres de l’UE. Mais pour obtenir cette autorisation ou non, il faut que la décision soit prise à la majorité qualifiée sinon, il revient à la commission de trancher.
Dans ce contexte, lundi à Bruxelles le Conseil a été invité à prendre position sur une proposition de décision visant à autoriser la mise sur le marché d’une pomme de terre* génétiquement modifiée de l’industriel allemand BASF pour l’obtention d’un amidon à teneur accrue en amylopectine.
Si une majorité des ministres de l’agriculture des pays membres de l’Union se sont pourtant prononcés contre l’autorisation de mise en culture de la pomme de terre OGM, la majorité qualifiée n’a pas été atteinte. En effet 6 pays, dont la France se sont abstenus, 11 ont voté contre et 10 pour. Faute de majorité dans un sens comme dans l’autre, la décision va donc revenir à la À chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments Commission.
Comme en février 2006, la Commission qui s’était appuyée sur l’avis de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) avait déjà conclu qu’il était improbable que cette pomme de terre ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l’environnement dans le cadre des utilisations proposées, il y a donc fort à parier qu’elle tranchera en faveur de la mise en culture.
Greenpeace déplore cette procédure biaisée et estime que les gouvernements se déchargent de leur responsabilité. À chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments, estime Arnaud Apoteker de Greenpeace. Les ministres fuient leur responsabilité alors que les opinions publiques européennes sont majoritairement opposées à l’invasion des cultures et des produits OGM. Selon l’association, la pomme de terre BASF contient un gène de résistance à la néomycine et à la kanamycine, des antibiotiques réservés au traitement des infections aigües. Pour Arnaud Apoteker, comme la résistance accrue des hommes et animaux aux antibiotiques constitue un grave problème médical, utiliser des gênes résistants alors que ce n’est pas indispensable est tout à fait irresponsable.
Si la Commission avait précisé en 2006 que cet OGM permettait d’extraire davantage d’amidon, ceci à des fins industrielles notamment pour l’industrie du papier, l’association écologiste estime quant à elle, que certains résidus pourront servir à l’alimentation animale.
Greenpeace signale en outre que dans sa demande d’autorisation, BASF n’exclut d’ailleurs pas que cet OGM puisse être utilisé ou présent dans l’alimentation.
Précisons que dans la mesure où la pomme de terre génétiquement modifiée de BASF est autorisée par la Commission, il s’agira de la première autorisation de mise en culture d’un OGM depuis le maïs BT Monsanto 810 en 1998. Verdict dans quelques mois…
C.SEGHIER
*Solanum tuberosum L. lignée EH92-527-1
vendredi 21 mars 2008
Le manque d’eau tue un enfant toutes les 15 secondes
Le manque d’eau tue un enfant toutes les 15 secondes
mercredi 22 mars 2006
400 millions d’enfants réclament de l’eau pour leur survie
Selon une dépêche de l’AFP (Agence France Presse du 21 mars 2006), l’absence d’eau ou d’installations sanitaires adéquates tue un enfant toutes les 15 secondes dans le monde et affecte la scolarité des autres, leur laissant peu de chance de sortir de la misère, prévient l’Unicef à la veille de la Journée mondiale de l’eau.
"Les enfants paient le plus chèrement l’absence d’hygiène" rappelle l’organisation des Nations unies pour l’enfance qui estime qu’ils sont 400 millions dans cette situation, selon un communiqué publié mardi à Mexico, où s’achève le 22 mars le 4e Forum mondial de l’eau.
"Les diarrhées ordinaires affectent les moins de 5 ans plus que toute autre maladie, tuant chaque jour 4.500 enfants (...) Les maladies liées à l’eau sapent leur énergie et leurs capacités d’apprentissage", poursuit l’Unicef.
Chaque jour, explique-t-elle, de nombreux enfants des pays en développement manquent l’école parce qu’ils sont malades et les jeunes filles pubères cessent de la fréquenter en l’absence d’installations sanitaires adéquates.
"Dans ces conditions, les enfants ont peu de chance d’échapper à la misère. Le sous-développement chronique est inévitable", ajoute l’Unicef.
QUELQUES DONNÉES CHIFFRÉES
1,1 milliard de personnes dans le monde n’a pas accès à l’eau potable
2,6 milliards de personnes manquent d’installations sanitaires décentes.
Chaque minute, quinze personnes meurent d’une maladie liée à l’eau - choléra, diarrhée, typhoïde - soit 8 millions de personnes par an.
En Europe, plus de 40 millions de personnes n’ont pas un accès satisfaisant à l’eau potable. Un nombre plus important encore ne bénéficie pas de raccordement à un réseau public d’eau potable.
Consommation journalière en eau par habitant, dans les zones résidentielles : 350 litres en Amérique du Nord, 200 litres en Europe, 10 à 20 litres en Afrique noire.
source : Etre(s) en Alerte, http://eea.ouvaton.org/breve.php3?id_breve=7
mardi 4 mars 2008
Monsanto and Companies?...How to tell lies !

Farewell Good Health !
(With Monsanto...death comes soon !)
It's the hidden subtitle...Subtle, no ?...
semavox
Le monde selon Monsanto (video), diffusé sur arte le 11mars à 21h
"Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien"
Présentation du film diffusé sur Arte le 11 mars prochain
Interview de Marie -Monique Robin : Pourquoi un film sur Monsanto ?
Marie-Monique Robin
Née en 1960, lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’école française (La Découverte, Paris, 2004) et L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La Découverte, Paris, 2006).
A voir absoluement sur Arte le 11 mars à 21h.
Faites circuler l'info...
Un nombre important d'associations (avec notamment Attac, Greenpeace, Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, Inf'OGM, Via Campesina, Sciences citoyennes, Sherpa, Editions la Découverte) se sont engagés pour la diffusion du film "Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien" de Marie-Monique Robin.
C'est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, une multinationale productrice de l'agent orange, de la dioxine, de
l'hormone de croissance, du Round Up et des OGM.
Les résultats de l'enquête menée depuis quatre ans, sont implacables.
Nous vous invitons à faire circuler l'information dans tous vos réseaux, à soutenir ce film et le livre (plus complet) qui va paraître aux Editions de la Découverte le 6 mars.
Bien sûr, la réalisation du film et sa diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de pression et n'hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d'une manière ou d'une autre comme l'illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera une première garantie pour la réalisatrice et l'avenir du film.
Le DVD va être disponible dès le 11 mars en exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et Découverte.
En attendant, ne ratez pas la diffusion sur ARTE le Mardi 11 mars à 21 heures, faites circuler l'information, réservez votre soirée, voyez le avec des amis, organisez une réunion autour d'une diffusion publique.
Au moment où est discutée la loi sur les OGM, c'est un outil précieux !
D'autres moyens de diffusion et d'action sont en cours de préparation, nous vous en tiendrons informés dès qu'ils seront opérationnels..
D'ores et déjà, voici quelques liens utiles ci-dessous :
http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/LemondeselonMonsanto/1912794.html
dimanche 13 janvier 2008
La Charte de La Décroissance
source : http://www.ladecroissance.net/?chemin=charte
La Charte de La Décroissance
Le projet de la décroissance est la seule alternative possible au développement de la misère et à la destruction de la planète. La décroissance est un mouvement d'idées et un ensemble de pratiques qui n'appartiennent à personne.
La Décroissance entend être au service de cette cause, mais ne prétend pas en être le dépositaire exclusif. Il se veut au contraire un vecteur de débats et de mobilisations pour convaincre les partisans du «développement durable» de leur impasse. Le journal s'adressera par son contenu au plus grand nombre, fort du principe que les choix politiques sont l'affaire de tous. Nous défendrons quelques grands principes qui constituent notre identité et la raison de notre combat. Nous sommes foncièrement humanistes, démocrates et fidèles à des valeurs comme la liberté, l'égalité et la fraternité. Nous ne croyons pas qu'il faille choisir entre la question écologique et la question sociale, qui sont pour nous intimement liées.
La décroissance vise à rendre aux générations futures une planète sur laquelle non seulement il sera encore possible de vivre mais où il fera bon vivre. La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens». La décroissance repose sur une autre conception de la société que toutes celles que proposent les autres partis politiques. Elle se fonde sur un autre rapport à l'espace et au temps mais qui n'est qu'une façon de renouer avec une longue histoire de combat contre dominations et aliénations. Nous sommes convaincus que l'émancipation sera l'oeuvre des humains eux-mêmes et au premier chef des plus faibles. Nous croyons en la possibilité de poursuivre l'aventure pour une société plus humaine, loin de toute idéalisation du passé ou des traditions ou d'un ailleurs. Nous n'avons pas de modèle car nous croyons à la nécessité d'inventer ensemble une société viable et juste. Le journal soutiendra toute initiative de simplicité volontaire mais travaillera aussi à l'articulation de ces initiatives individuelles ou communautaires à la construction d'un projet politique capable de faire rêver.
Le journal sera une tribune des débats qui divisent et diviseront toujours ce mouvement. Le journal n'accueillera pas, en revanche, les idéologies qui font de l'humanité elle-même la source des problèmes. Nous combattons tout système productiviste et société de consommation mais nous ne voyons pas dans l'humanité notre adversaire.
Nous pensons qu'il est possible et nécessaire de réconcilier le «principe responsabilité» et le «principe espérance».
La Décroissance/Casseurs de pub - 11, place Croix-Pâquet - 69001 LYON
vendredi 14 décembre 2007
Réduction des émissions de gaz à effet de serre - Pétition
Bonjour,
Bon, cette fois c'est pas un message pour rire, il n'y a pas d'images,
et on ne sait même pas si ça servira à quelque chose ! Voici une
pétition de l'ONG Avaaz pour essayer de sauver les négociations sur le
climat qui ont lieu à Bali en ce moment.
Françoise
"Il s'agit des plus importantes discussions depuis des années. Un
accord était presque atteint : il prévoyait un engagement sur la
réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu'en 2020, mesure
indispensable, selon les experts, pour éviter la catastrophe. L'accord
permettait également à la Chine et aux pays émergents de rejoindre le
processus. Mais finalement, les Etats-Unis, le Canada et le Japon ont
décidé de rejeter l'idée même de ces réductions d'émissions.
Ne laissons pas ces trois pays dicter leur loi en refusant cette
réelle solution au problème du climat!
Nous ne pouvons pas manquer l'occasion qu'offre le sommet de Bali de
se diriger vers une vraie politique en faveur du climat.
Afin que nos voix soient entendues, notre pétition sera remise
directement aux délégués du sommet, présentée lors de manifestations,
et publiée dans le Jakarta Post, en Asie.
Mais, pour être efficaces, nous devons agir rapidement et étendre
notre action : clique sur le lien pour ajouter ton nom à la liste des
signataires :
http://www.avaaz.org/fr/bali_emergency/98.php?CLICK_TF_TRACK
Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante, qui
mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les valeurs de la
population à travers le monde influent sur les décisions mondiales.
(Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit
aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz
est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de
Janeiro."
samedi 17 novembre 2007
Animaux « nuisibles » et « mauvaises » herbes par Hubert Reeves
@ Dandi...alias Mauvaise herbe...
De l’éducation à la biodiversité...contre l’étroitesse d’esprit et la pensée unique !
Herbe sauvage, va ! (- ;
sémaphore
Animaux « nuisibles » et « mauvaises » herbes
par Hubert Reeves
Émission du 3 janvier 2004, in chroniques sur France culture
L’emploi des mots, les psychologues nous le répètent depuis longtemps, influencent nos prises de position et notre comportement. Il y a des expressions qu’il importerait d’extraire de notre vocabulaire, à cause de leurs connotations négatives injustifiées.
Dans un contexte écologique, je veux évoquer ici les expressions « mauvaises herbes » et « animaux nuisibles ». Ce sont, bien sûr, de vieilles expressions, nées dans des contextes aujourd’hui dépassés. Leur utilisation prolonge un état d’esprit que nous avons toutes raisons de vouloir faire disparaître, à cause des implications négatives nocives qu’ils perpétuent.
Les vivants existent de leur plein droit, et n’ont pas à se justifier d’exister. Les mots « espèces nuisibles » et « mauvaises herbes » ne sont que le reflet d’un préjugé séculairement ancré, selon lequel les plantes et les animaux sont là pour nous servir ou nous réjouir, et que nous avons sur eux un droit discrétionnaire. Ces mots sont la traduction directe de notre égocentrisme (ou anthropocentrisme), de notre ignorance et de notre étroitesse d’esprit. Les animaux considérés comme nuisibles ne le sont que par nous , et il en est de même des herbes prétendues mauvaises.
En réalité, nous ne sommes qu’une espèce parmi tant d’autres. Ajoutons, en passant, que, face aux extinctions multipliées d’espèces dont nous sommes aujourd’hui responsables, nous mériterions, seuls, le qualificatif d’espèce hautement nuisible à l’harmonie et à la préservation de la biodiversité.
Les études scientifiques des dernières décennies ont profondément transformé notre regard sur la nature et sur les organismes vivants qui cœxistent avec nous. Sur notre planète, toutes les espèces vivantes sont intégrées dans des écosystèmes dont elles sont toutes dépendantes, et dans lesquelles elles jouent un rôle spécifique. Les populations sont maintenues en équilibre par un jeu permanent de reproduction et de prédation.
Quelles sont les implications de ces réflexions dans le monde concret dans lequel nous vivons ?
La prolifération de certaines espèces peut devenir indésirable par rapport aux objectifs des êtres humains : cultures, élevages, préservation de l’habitation et du territoire. Souvent ces proliférations sont dues à l’élimination, par notre zèle intempestif, des prédateurs naturels qui contribuaient à l’équilibre des populations.
C’est ici que l’attitude globale face à la nature doit intervenir. Elle imposera ses exigences sur le choix de l’action à entreprendre. Une intervention peut-être justifiée, à la condition qu’une étude scientifique appropriée ait désigné sans ambiguïté l’espèce ou les espèces responsables du problème.
De même, il importe de s’assurer que la nature de l’intervention ne va pas causer de nouveaux problèmes. En ce sens, l’utilisation de poisons est particulièrement déconseillée à cause de l’impact de ces produits sur d’autres organismes non visés, et par la pollution chimique qu’elle entraîne. Les appâts toxiques déposés dans les étangs pour combattre les ragondins ou les anti-coagulants destinés aux campagnols, mais tuant des rapaces, en sont de regrettables illustrations.
Mais revenons à notre question de vocabulaire. Que suggérer pour remplacer ces expressions ?
Au lieu de « mauvaises herbes », on peut dire par exemple « herbes sauvages ». Dans notre jardin, nous utilisons « plantes non invitées ». Et l’on peut remplacer « animaux nuisibles » par « animaux indésirés ».
Chacun ici peut faire preuve d’imagination. Toutes les suggestions sont bienvenues …
Cette importance donnée au vocabulaire n’est pas, soulignons-le, injustifiée, loin de là. C’est tout notre rapport à la nature qui est en jeu. Et dans le contexte de la crise planétaire que nous traversons, une modification profonde de ce rapport devient une nécessité fondamentale.


