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lundi 12 janvier 2009

Micheline Calmy-Rey s'exprime sur la violation des conventions de Genève à Gaza


Micheline Calmy-Rey

Mise au Point émission de la TSR, télévision suisse romande, recevait ce 11 janvier Micheline Calmy-Rey, cheffe du DFAE, femme politique, féministe, membre du parti socialiste suisse, conseillère fédérale chargée des affaires étrangères, présidente de la confédération en 2007.
Elle s'exprime sur la violation des conventions
de Genève de la part du gouvernement israélien, mettant en exergue le désir d'extension de l'état hébreu qui cherche dans le Hamas une légitimité à une violation de territoire, à une expropriation manu militari, massacrant sans la moindre vergogne des centaines de civils!
Mais écoutez-la, il est possible d'évoquer la p
olitique étrangère sans langue de bois!
Vous voyez de qui je veux parler, je ne le nomme même
pas, il n'en vaut vraiment pas la peine!

L'émission c'est par ici :
http://www.tsr.ch/tsr/



jeudi 13 novembre 2008

Vous êtes membre/s du PS, vous êtes féministe/s lire et signer la contribution des égalEs avant le congrès de Reims!


Avant le congrès de Reims, il vous est instamment demandé de réfléchir aux notions de parité et d'égalité.
Aussi, je vous invite à lire et à soutenir la contribution des égalEs en la signant et en la diffusant autour de vous ;
pour que ce congrès de Reims soit le symbole d'un changement manifeste et tant attendu au sein de l'appareil du parti dont les répercutions iront bien au delà!...

Le PS ne peut se réclamer être un parti féministe s'il ne respecte des engagements concrets quand les voeux pieux ne sont là que pour faire taire nos revendications!

La représentativité des femmes en politique est un enjeu majeur pour les sortir de l'ostracisme séculaire dans lequel l'habitus patriarcal les maintient.

Ce combat est un atout essentiel pour lutter contre le conditionnement des femmes à rester invisibles et muettes, pour lutter contre le sexisme insultant, méprisant dont des responsables du parti ont pu nous montrer combien cette vermine était virulente dans les mentalités pachydermiques qu'il est grand temps de réformer!
Sémaphore

signez cette contribution thématique autonome des autres propositions et motions
http://www.egales. org/spip. php?article1


(extrait de leur contribution)

Le congrès de Reims ouvre une ère nouvelle qui peut être celle de tous les meilleurs possibles. Les femmes du Parti Socialiste ont des attentes précises de ce congrès. En particulier celle d’être reconnues comme membres à part entière de leur parti.

Nous devons traiter ce problème ici et maintenant et non pas nous contenter une nouvelle fois, comme lors de nos précédents congrès, de brosser un panorama à la Zola du sort réservé aux femmes dans les différentes sphères de la société.

A quoi cela sert- il si nous n’avons aucune marge d’action politique ? L’urgence est de régler une fois pour toutes la question de la place légitime des femmes au sein du Parti Socialiste, de la parité dans nos instances.

Alors, et seulement alors, nous aurons les moyens de faire pour les femmes et avec elles ce que nous disons, et avec elles nous engager à changer les choses.


Parce que, comme citoyennes, la loi de la République nous a faites les égales des hommes en droits et en devoirs,

Parce que nous ne sommes ni plus ni moins qu’eux, ni meilleures, ni pires, mais tout de même la moitié de l’humanité,

Parce que nous sommes « socialistes et donc féministes »,

Parce que nous sommes européennes tout autant qu’attachées à notre pays,

Parce que nous sommes militantes politiques, syndicalistes, associatives,

Parce que faire de la politique, pour nous aussi, c’est exercer des responsabilité s politiques,

Parce que nous travaillons, gagnons nos vies, prenons notre part des charges domestiques, des soins et de l’éducation de nos enfants, des soins de nos parents,

Parce que nous contribuons à la richesse économique et culturelle de notre pays,

Parce que nous portons le même poids de responsabilité collective que les hommes dans les choix qui sont faits,

Parce que nous avons acquis les mêmes compétences, intellectuelles et professionnelles, que nous avons les mêmes capacités à progresser, et que nous savons aussi bien qu’eux nous adapter aux nouvelles tâches et aux nouveaux outils,

Parce que nous donnons du temps pour notre parti, et cela jusqu’au bout de notre vie,

Parce que nous en avons assez d’être les invisibles, les gentilles auxiliaires, bonnes pour les corvées, celles que l’on appelle et qu’on renvoie selon les besoins du moment, ou que l’on remplace par des inconnues qui ne vont rien déranger, mais qui sont recommandées par tel mari, tel père, tel protecteur,

Nous ne voulons plus de ce Parti socialiste-là pour nos filles, pas plus que pour nos garçons, qui ont été ensemble sur les bancs de l’école et qui ne se reconnaissent pas dans ce monde politique, coupé de la société, figé par des décennies de culture patriarcale.

Nous ne sommes pas dupes. Nous savons les lieux - dont nous sommes exclues - et où s’exerce le véritable pouvoir.

Le congrès de Reims devra mettre un terme à ces procédures d’un autre âge, à ces semblants de démocratie, si notre parti veut être celui de l’avenir.

(...)

jeudi 19 juin 2008

Jane Birkin chante Aung San Suu Kyi

Agir

Par SMS, email,... bref, de chez vous, agissez avec Amnesty. Cliquez ici pour en savoir plus

source : http://www.amnestyinternational.be/doc/article13151.html

En ce jour d’anniversaire d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, Amnesty International a l’honneur de s’associer à Jane Birkin pour présenter la chanson qu’elle a écrite pour elle. Depuis sa rencontre avec Aung San Suu Kyi il y a une dizaine d’années, Jane Birkin soutient inlassablement le peuple birman. Cette chanson émouvante et militante est une plaidoirie pour le combat que mène Aung San Suu Kyi pour la démocratie au Myanmar (ex-Birmanie).

Aujourd’hui, Aung San Suu Kyi a 63 ans. Elle a passé plus de 12 des 18 dernières années de sa vie soit en prison, soit en résidence surveillée, le plus souvent coupée du monde par la Junte birmane. Son parti, la Ligue Nationale pour la Démocratie avait gagné les élections en 1990, mais la Junte a ignoré les résultats et s’est maintenue au pouvoir par des violations systématiques et à grande échelle des droits humains. Elle a réduit les Birmans à vivre sous les menaces et dans la peur.

Pays riche et peuple réduit à la misère, enfants sous alimentés et parfois contraints à être soldats, jeunes emprisonnés et torturés, censure qui empêche les journalistes étrangers de rentrer dans le pays pour témoigner des turpitudes de la Junte, journalistes locaux et défenseurs des droits humains muselés. Voici le triste mais véridique tableau des souffrances du peuple birman.

Indignée par la répression des moines et de la population birmane à l’automne 2007, Jane Birkin a écrit cette chanson et l’a interprétée depuis sur les scènes du monde entier. La chanteuse militante vient de terminer à Paris l’enregistrement en studio de cette plaidoirie en faveur d’Aung San Suu Kyi, dont le texte reprend des informations diffusées par Amnesty International.

Le clip est réalisé par Jeremiah. La musique est de Franck Eulry et les paroles de Jane Birkin.


lundi 7 avril 2008

Pour la première fois, une femme par Pierrette Fleutiaux

Pour la première fois, une femme
par Pierrette Fleutiaux

source : http://www.aidh.org/txtref/2007/elect-manif-fem.htm

La candidature de Ségolène Royal est une occasion historique offerte à la cause féminine.

Dans notre pays, pour la première fois, une femme est en position d'être chef de l'Etat. Pour la première fois ! C'est, dans cette campagne électorale, le seul élément absolument neuf. Ne pensons pas qu'il est anodin, secondaire, un événement qui arrive par hasard, et qui n'aurait pas d'importance en soi. Il s'inscrit en réalité dans un processus qui a duré des siècles, nécessité des engagements obstinés, et qui rencontre aujourd'hui comme hier le même type de résistance.

C'est l'élément qui bouscule toute une définition de la société. Mais s'il est le plus visible, il est aussi le plus invisible, à l'image de la situation féminine dans toute sa complexité. Nous venons le plus souvent en second, et nous nous y habituons, nous finissons par trouver cela normal, nous ne le voyons plus. Pis : nous ne voulons pas le voir. Et comme cela se comprend ! Il n'est pas facile, il n'est pas agréable de s'admettre soi-même dans la catégorie perdante de l'humanité, celle des seconds rôles. Plus désagréable encore, celle des revendicatrices. On craint d'y perdre sa féminité. On préfère nier, faire comme si, se couler dans les moules existants ou se créer un monde parallèle.

Notre moitié de la population ne se pense guère en tant que groupe, elle est dispersée, tiraillée, abusée parfois, oubliée ou détournée de ses intérêts propres. Mathématiquement, c'est un énorme ensemble, mais qui reste flou parce qu'il en englobe une foule d'autres plus petits mais nettement plus visibles. Et cela roule ainsi depuis très, très longtemps. Notre pays a un gros déficit du côté de l'égalité des femmes. Nous ne nous en rendons pas très bien compte parce que nous sommes dedans. Nous sommes si habituées à ne pas voir visage de femme dans les instances d'autorité. Et toujours, monarchie ou république, à voir visage d'homme à la tête de l'Etat.

Or voilà que nous avons cette possibilité unique, pour la première fois de notre longue histoire nationale, d'avoir une femme au pouvoir, une femme en visibilité absolue. Les femmes feraient bien d'y réfléchir à deux fois. Seulement nous avons du mal à avoir les idées claires en ce qui nous concerne en propre. Notre histoire politique, sociale, sexuelle, la complexité de notre rapport au monde masculin, notre division intérieure constante, tout cela nous trouble. Voici justement quelques-unes des choses que l'on entend du côté des femmes. Des femmes même les mieux intentionnées, qui veulent juger avec équité, qui veulent juger de façon "neutre". Hélas !, dans notre langue comme dans tout le reste, le neutre n'est pas neutre, il est masculin.

"Ce n'est pas parce qu'elle est une femme que je la choisirai. Ça serait de la misogynie à l'envers". Ah bon ? Ne vous suffit-il pas d'avoir eu des décennies, des siècles de misogynie à l'endroit ? Quand l'occasion historique se présente de corriger une anomalie vieille comme le monde, et ridicule à la longue, nous ferions la moue ?

"Ce n'est pas parce que c'est une femme que...". Mais si, justement. Les droits des femmes sont toujours menacés, de manière affichée dans certains pays, et de manière insidieuse partout. Chez nous aujourd'hui la parité, l'égalité des salaires se réalisent... lentement. Les mentalités restent à la traîne et les violences, elles, sont toujours là.

"Ce n'est pas parce que c'est une femme que...". Voilà ce qu'elles disent parfois, même celles de son camp. Que se passe-t-il dans leur tête, pour se sentir soudain ainsi réticentes ? Quel rapport à leur propre sexe les travaille en sourdine ? Détestation de soi, peur de quitter les vieux rôles qu'elles croient sécurisants ?
"Ce n'est pas parce que c'est une femme que...". N'avez-vous pas été heureuses d'avoir des médecins femmes, de pouvoir vous adresser à des femmes policières dans les commissariats, de trouver des avocates quand il fallait vous faire entendre ?

Aux jeunes filles auxquelles leur jeunesse fait croire que le monde leur est ouvert, j'ai envie de dire : "Attendez d'avoir quelques années de plus, et vous verrez vite de quel côté se font les sacrifices, familiaux, professionnels et parfois amoureux. Vous verrez que le monde ne s'ouvre plus si facilement. Et vous vous accuserez, vous serez les pires juges de vous-mêmes". A ce moment alors, peut-être serez-vous heureuses qu'au sommet de l'Etat il y ait une femme, pour qui il n'est pas besoin de bonne volonté, d'effort ou de calcul pour penser et agir pour vous, comme vous.

Certaines craignent que la personnalité de la candidate ne desserve la cause des femmes. C'est leur droit, mais imagine-t-on la phrase au masculin : "Untel risque de desservir la cause des hommes" ?

Dans l'état actuel de notre société, le féminin est une catégorie particulière dans l'océan de la généralité masculine. A noter : il y a beaucoup d'hommes aussi, ne l'oublions pas, qui n'apprécient pas le sexisme ordinaire. Et qui souhaitent une société plus ouverte.

Que la candidate Ségolène Royal soit déterminée, compétente, et démocrate, c'est la condition sine qua non, bien sûr, et chacune en reste juge. Mais que le chef de l'Etat soit une femme, voilà aussi qui est important pour nous, et du coup pour les hommes eux-mêmes, et du coup pour la société tout entière. Un jour viendra, nous l'espérons, où ce raisonnement sera inutile. Nous n'y sommes pas encore.

Une femme pour représenter la France, à l'intérieur comme à l'étranger, c'est ce que les femmes dans ce pays n'ont jamais eu, c'est ce dont elles ont grandement besoin, surtout les plus vulnérables, pour obtenir ce que chacun réclame aujourd'hui : reconnaissance et respect.

Pierrette Fleutiaux. Avec les écrivaines (romancières, philosophes, universitaires, éditrices) : Laure Adler, Séverine Auffret, Evelyne Bloch-Dano, Geneviève Brisac, Sophie Carquain, Sérénade Chafik, Annie Cohen, Marie Darrieussecq, Claire Delannoy, Florence Delaporte, Chloé Delaume, Marie Desplechin, Antoinette Fouque, Anne-Marie Garat, Janine Garrisson, Xavière Gauthier, Brigitte Giraud, Benoîte Groult, Françoise Henry, Stéphanie Hochet, Isabelle Jarry, Nathalie Kuperman, Anne-Marie Lebourg, Jacqueline Merville, Marie Ndiaye, Françoise Nyssen, Véronique Ovaldé, Michelle Perrot, Véronique Piantino, Evelyne Pisier, Anne Simon, Maryse Vaillant, Catherine Vigourt, Carole Zalberg, Laurence Zordan.

Point de vue publié par le quotidien Le Monde, Paris, 5 avril 2007.

mardi 11 mars 2008

"Homme, es-tu capable d'être juste ?..." Olympe de Gouges


OLYMPE DE GOUGES

guillotinée

1748 - 1793

Perçue comme hérétique


Olympe de Gouges auteure notamment de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en 1791.

"Homme, es-tu capable d'être juste ?

C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit.

Dis - moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne - moi, si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique. Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d'œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends - toi à l'évidence quand je t'en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l'administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef d'œuvre immortel.

L'homme seul s'est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle lumières et de sagacité, dans l'ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l'égalité, pour ne rien dire de plus."

La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne :
http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/Femmes/droits.htm

lundi 10 mars 2008

Résultat des municipales 2008 1er tour à Montpellier : Hélène Mandroux aux portes de la victoire

Mairie : Hélène Mandroux aux portes de la victoire
Restons mobilisé/e/s pour le second tour!
Seulement 53% de participation, c'est vraiment très médiocre!
Soit 47% à bouder les urnes... ( je sais compter!)
Le 16 mars, délaissez vos boudoirs!
.... Le 16 mars, osez l'isoloir!
sema

Hélène Mandroux interviewée dans les studios de Divergence FM, Montpellier

Lire son programme en ligne ici :
http://www.helene-mandroux.fr/roller/montpellier/entry/vivre_une_nouvelle_ville_c1




Hélène MANDROUX
(VIVRE NOUVELLE VILLE Liste gauche-centristes)
47,11%
Jacques DOMERGUE
(CHANGEONS D'AIR Liste de la majorité)
26,13%
Jean-Louis ROUMÉGAS
(MONTPELLIER BESOIN VERTS Liste des Verts)
11,12%
Francis VIGUIE
(MTP VRAIMENT A GAUCHE Liste d extrême gauche)
5,46%
Alain JAMET
(MONTPELLIER FAIT FRONT Liste du Front National)
5,26%
Georges FANDOS
(MTP DÉMOCRATES ECOLOGISTE Autre liste)
3,45%
Maurice CHAYNES
(LUTTE OUVRIERE Liste d extrême gauche)
1,06%
Jean-Pierre SPARFEL
(RUPTURE UNION EUROPEENNE Liste d extrême gauche)
0,41

Nombre d'inscrits

137180
Nombre de suffrages exprimés

73025
Taux de participation

53,23 %
Blancs ou nuls (en % des votes exprimés)

2,47 %

Montpellier : le fief socialiste ne tremble pas

Montpellier : le fief socialiste ne tremble pas

France Info - 12 février 2008

Emmenée par Jacques Domergue, l’UMP espère faire tomber la capitale languedocienne, dirigée par Hélène Mandroux (PS), héritière des trente années passées par Georges Frêche à la tête de la ville.

La maire sortante socialiste a annoncé la constitution d’une liste d’union avec le PC, le MoDem, le PRG et le MRC, mais sans les Verts dont les exigences étaient "trop importantes". Sa liste, qui s’ouvre aussi à des membres de la société civile, est une "liste d’union et d’ouverture, rajeunie et renouvelée à plus de 50%", a dit celle qui a succédé au poste de maire de la huitième ville de France à Georges Frêche, en 2004. Les Verts présenteront donc une liste autonome avec Jean-Louis Roumégas à leur tête.

Président du MoDem dans l’Hérault, et présent sur la liste Mandroux, Marc Dufour a justifié la présence de son parti au côté du PS par le fait que son mouvement était "d’accord avec les points essentiels" du programme de Mme Mandroux, dont le logement, le développement économique et l’environnement.

Le chef de file de l’UMP, le député de l’Hérault Jacques Domergue, a annoncé quant à lui qu’il ouvrirait sa liste à des socialistes de la municipalité sortante, des Verts, et des dirigeants syndicaux. Il a ajouté que Montpellier, dirigée par une équipe "en place depuis trente ans", est "confrontée à un problème d’usure, qui s’associe à des phénomènes d’opposition au sein même de l’équipe en place" et à une "gauche désunie".

Il semblerait pour l’instant que la désunion soit bien partagée à droite comme à gauche puisque Jacques Domergue est confronté à la fronde d’un autre député UMP, le villepiniste Jean-Pierre Grand, maire de Castelnau-le-Lez, qui a déclaré être "plutôt tenté de soutenir" aux municipales Mme Mandroux. "A partir du moment où je travaille bien avec la mairie de Montpellier depuis un certain nombre d’années, que Mme Mandroux a toutes les chances d’être réélue, je crois qu’il ne faut pas être hypocrite et il faut dire "on va continuer de travailler ensemble", a-t-il déclaré. Un soutien qui lui a valu l’exclusion de l’UMP…

Caroline Caldier

Ndlr : comme quoi "l'ouverture" quand elle est dans une autre direction est comprise comme une trahison... semavox

ndlr : pour écouter l'extrait du reportage Une ville à l’urbanisme en pleine évolution Un reportage de Pascale Victory (1'56")

dimanche 9 mars 2008

"Pendant trop longtemps..." Hillary Clinton


Couverture de la revue féministe Zanan récemment censurée en Iran.
« Pendant trop longtemps, l’histoire des femmes a été marquée par le silence. Encore aujourd’hui, certains essaient de nous faire taire ».
Hillary Clinton

Zanan lire ici :
http://archipelrouge.blogspot.com/2008/02/une-importante-revue-iranienne-fministe.html

samedi 8 mars 2008

Hillary Clinton et les primaires américaines - Fini, tout cela (bis) par Robin Morgan [extraits]

Hillary Clinton et les primaires américaines - Fini, tout cela (bis)
par Robin Morgan

Source originale : "Goodbye To All That (#2)".
http://www.womensmediacenter.com/ex/020108.html


Finies donc, les conversations au sujet de la cicatrice la plus profonde de notre pays, l’esclavage, où personne n’admet que l’esclavage tout court et l’esclavage sexuel existent encore aujourd’hui aux États-Unis et ailleurs dans le monde, et que la majorité des esclaves sont des femmes.

Les femmes ont été la cible de haine à cause de leur sexe/race/origine ethnique/religion ; elles ont été violées, battues, envahies dans leur esprit et leur corps et forcées à enfanter ; elles ont toujours été majoritaires parmi les pauvres, les analphabètes, les handicapés, les réfugiés, les soignants, les séropositifs/sidéens, les impuissants. Nous avons survécu à l’invisibilité, au ridicule, aux intégrismes religieux, à la polygamie, aux gaz lacrymogènes, au gavage, à la prison, à l’asile, au sati, au purdah, aux mutilations génitales, aux bûchers dressés pour les sorcières, aux lapidations et aux tentatives de gynocide.
Nous avons tout essayé : les appels à la raison, la persuasion et la surqualification, pour apprendre après tous nos efforts que nos difficultés n’avaient rien à voir avec un manque de compétence. Nous savons qu’à l’époque où nous vivons, les femmes perçoivent le monde différemment des hommes - bien qu’elles ne le perçoivent pas nécessairement toutes de la même façon - et qu’elles peuvent gouverner autrement, comme en témoignent Elizabeth Tudor (8), Michèle Bachelet (9) et Ellen Johnson Sirleaf (10).

Finie, ma patience pour les jeunes femmes qui, pour s’attirer l’approbation des hommes, s’empressent de montrer qu’elles ne sont pas des féministes (du moins pas de celles qui menacent le statu quo), qui ne peuvent pas s’identifier à une femme candidate qui n’a pas peur du pouvoir (le vilain mot !), qui craignent que leur copain ne les regardent de travers si elles disent du bien de Hillary. Et que répondre aux femmes frileuses de tout âge qui, encore une fois, ne se sentent pas à la hauteur et boudent Hillary sous mille prétextes : « Et si elle n’avait aucune chance d’être élue ? » ou « Et si le féminisme était dépassé et que nous avions déjà l’égalité ? ». J’ai envie de leur citer une formule magnifique de Harriet Tubman (17). Quand on lui a demandé comment elle avait réussi à sauver des centaines d’esclaves afro-américains grâce à l’« Underground Railway », la filière d’évasion qu’elle avait mise en place pendant la Guerre civile américaine, elle a répondu avec amertume : « J’aurais pu en sauver des milliers - si seulement j’avais pu les convaincre qu’ils étaient esclaves. »

Lire, dans son intégralité, cet article magistral sur Sisyphe :
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2912

notes :
8. Elizabeth Tudor (1533-1603) : reine d’Angleterre, fille d’Henry VIII et de Anne Boleyn.
9. Présidente de la République du Chili depuis le 11 mars 2006.
10. Présidente du Libéria depuis le 23 novembre 2005.
17. Harriet Tubman est une abolitionniste qui, après avoir échappé à l’esclavage, a accompli treize missions pour sauver 300 esclaves en utilisant le réseau militant des abris sécuritaires, appelé "le chemin de fer clandestin".

vendredi 22 février 2008

"Les droits des femmes sont des droits humains" Hillary Clinton



Je vous invite à lire ce bel article rédigé par Elaine Audet qui lui est consacré, fustigeant le sexisme qu'elle doit affronter lors de sa campagne.
source : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2889

Merci Emelire http://femininlemporte.canalblog.com/pour ce bel article d'Elaine Audet sur Sisyphe, "Ces insultes misogynes contre la candidate démocrate sont en réalité des attaques contre toutes les femmes et ont pour but, comme la violence sexuelle, de les remettre à leur place." Mais justement cette place que le patriarcat leurs assigne, celui de sulbaternes, est mis en défaut quand une femme ose affirmer ses prétentions à la présidence d'un état, quand cette femme s'attaque avec pertinence aux structures mêmes de la domination masculine en pronant l'égalité des chances dans le domaine de l'éducation, en fustigeant la prostitution et souhaitant son éradication, en revendiquant le droit à l'avortement.

Ce qui me révolte ce sont ses détracteurs qui souillent son engagement envers la violence à l'égard des femmes, le dénigrant au titre d'une ruse arriviste, faut-il qu'ils soient si étriqués, si inhumainement sots!

Sémaphore

Extrait de son discours à la Conférence des Nations Unies sur les femmes à Pékin en 1995 :

"Quand des nouveaux-nés se voient refuser la nourriture, sont noyés ou étouffés, quand on leur brise les reins parce qu’ils sont nés filles, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Quand les femmes et les filles sont contraintes à l’esclavage ou à la prostitution, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Quand les femmes sont aspergées d’essence et brûlées vives parce qu’on juge leur dot insuffisante, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Quand des femmes sont violées dans leur communauté, quand des milliers d’entre elles le sont par volonté politique ou comme butin de guerre, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Quand, dans le monde entier, la principale cause de décès chez les femmes de quatorze à quarante-quatre ans est la violence à laquelle elles sont soumises dans leur propre foyer, de la part des membres de leur propre famille, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Quand des jeunes filles subissent des mutilations génitales, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Quand des femmes n’ont pas le droit de déterminer quelle sera l’étendue de leur propre famille et se voient imposer un avortement ou une stérilisation forcée, on a affaire à une violation des droits de l’homme.

Si l’on doit retenir un message de cette conférence, c’est que les droits de l’homme sont aussi ceux des femmes... et que les droits des femmes sont, une bonne fois pour toutes, des droits de l’homme"
(1).

Notes

1. Hillary Clinton, Mon histoire, Paris, Librairie Arthème Fayard, 2003.

samedi 9 février 2008

Turquie: le Parlement légalise le port du voile à l'université, le pays reste divisé


Nur Serter,femme politique turque, parlementaire CHP : "Le voile divise le pays (...) il (le foulard) réduit les femmes en citoyens de deuxième classe"

Turquie: le Parlement légalise le port du voile à l'université, le pays reste divisé



ANKARA (AFP) — Le Parlement turc a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi un amendement constitutionnel autorisant le port du voile dans les universités, une mesure qui divise la Turquie musulmane mais strictement laïque.

Le nouveau président de la Cour de cassation turque a appelé jeudi le Parlement à ne pas éroder le régime laïc en place en Turquie.

"Bien sûr, faire des amendements légaux et constitutionnels est une des fonctions primaires et naturelles du Parlement, mais cette autorité ne doit pas être utilisée pour affaiblir la laïcité", a déclaré à la presse Hasan Gerçeker, nouvellement élu à la tête de la Cour, lors de sa cérémonie d'investiture.

Au terme d'une série de vote sur des amendements proposés, ceux-ci ont largement obtenu la majorité des deux-tiers des voix requise pour une modification de la Constitution.

L'article clé du projet déclare notamment que "personne ne peut être privé de son droit à l'éducation supérieure", allusion aux jeunes femmes voilées.

Un deuxième tour de vote est prévu samedi pour finaliser l'ensemble de la révision proposée par le parti issu du mouvement islamiste au pouvoir AKP et un parti d'opposition nationaliste MHP.

Le projet a soulevé une levée de boucliers des milieux laïcs et de l'opposition social-démocrate qui affirment qu'il érode les principes laïcs de la Turquie et qu'il risque d'entraîner l'accès des femmes voilées à la fonction publique et aux écoles, strictement interdite actuellement.


Le gouvernement du Parti de la Justice et du développement (AKP) assure défendre la liberté individuelle des étudiantes musulmanes et estime que cette réforme s'inscrit dans le processus d'adhésion à l'Union européenne. La révision devrait mettre fin à une jurisprudence obligeant les étudiantes à se dévoiler.

Le camp pro-laïc - l'armée, la magistrature et l'administration universitaire - perçoit le foulard comme le symbole de l'islam politique, dans ce pays au régime laïque mais dont la population est musulmane à 99%.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, un ancien islamiste, a voulu dissiper les craintes, assurant que le projet ne visait qu'à permettre "aux filles de ne plus attendre devant les portes des universités".

Les orateurs de sa formation ont soutenu lors des discussions que le projet allait dans la voie du caractère séculier du régime en atténuant les discriminations dont font l'objet, selon eux, les étudiantes portant le hijab.

Les épouses et les filles de la plupart des dirigeants de l'AKP sont voilées. L'amendement doit encore être approuvé par le chef de l'Etat, Abdullah Gül, un ancien poids lourd de l'AKP, dont la femme se couvre également la tête, et qui avait milité en faveur de l'abolition de cette interdiction.

Le parti d'opposition CHP (Parti républicain du peuple), pour qui "le projet défie la République laïque", a annoncé qu'il saisira la Cour constitutionnelle pour le stopper, après sa ratification par M. Gül.

"L'objectif, c'est d'éroder la laïcité", a lancé devant les députés Kemal Anadol, vice-président du groupe parlementaire du CHP.

Pour les laïcs, l'acceptation du foulard sur le campus risque d'accentuer la pression des religieux sur les femmes. Ils redoutent ainsi que "la pression du quartier" ne pousse les étudiantes non voilées à se couvrir.

Nur Serter, parlementaire CHP, a accusé l'AKP de vouloir "exploiter" les sentiments religieux pour des visées électorales, notamment lors des élections municipales prévues en 2009 et de faire de la Turquie "un Etat islamique".

"Le voile divise le pays (...) il (le foulard) réduit les femmes en citoyens de deuxième classe", a-t-elle encore dit.

Samedi, une vaste manifestation s'était tenue à Ankara contre la révision.

Les recteurs d'universités se sont aussi élevés contre le projet. Celui-ci ne satisfait pas davantage les milieux religieux car les critères sur le type de foulard autorisé (le fichu traditionnel noué sous le menton, et non le foulard enveloppant la tête et couvrant le cou, le "turban"), impliquent l'exclusion des femmes qui ne porteront pas celui préconisé.

samedi 29 décembre 2007

Benazir Bhutto



Benazir Bhutto, née le 21 juin 1953 à Karachi, morte assassinée ce 27 décembre 2007 à Rawalpindi, femme politique pakistanaise ; Première ministre du Pakistan de 1988 à 1990, puis de 1993 à 1996, fut la première femme élue démocratiquement à la tête d'un pays musulman.

Ils ont buté Benazir Bhutto ! par Bernard Dugué

Ils ont buté Benazir Bhutto !
par Bernard Dugué
source : Agora vox
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33609

Ils ont assassiné Bhutto ! Une formule qui pour les Pakistanais pourrait bien résonner d’un funeste présage, comme pour nous, le « Ils ont assassiné Jaurès ! » renvoie à une période tragique de l’Histoire. Souhaitons que la réplique à cet acte odieux soit à la hauteur des menaces qui, de tous temps, ont mis les civilisations en péril. Par le fait d’une catégorie d’individus au psychisme détraqué, pénétrés de haine et de ressentiments au point de buter ceux qui pensent différemment. Le fanatisme est hélas universel. On le trouve partout, logé comme un ver vénéneux rongeant les longs efforts de l’humanité pour parvenir à la civilité. C’est un fanatique nationaliste qui assassina Jaurès et un fanatique islamiste qui a tué Benazir. Mais le pluriel s’impose. Il faut dire « Ils ». Ces gens sont organisés, se soutiennent dans leurs passions, leurs obsessions marquées par l’ignorance car c’est là aussi l’un des nerfs du problème. Le fanatique est fermé, son cerveau est embastillé dans des idées fixes sur ce qui doit être. Le fanatique a horreur de tout ce qui ouvre le réel, libère l’espace des possibles, invente un monde différent de ce qu’il a conçu dans son petit cerveau. Le fanatique rêve d’un monde où tout est conforme à la tyrannie de sa petite pensée. L’infini et l’inconnu l’inquiètent. Il fuit même la transcendance ou du moins, paraphrasant Gorgias, il dit que l’homme est la mesure de la transcendance et que, lui, il est la juste mesure d’une société qui se conçoit comme une addition de gens qui voient et pensent comme lui.

Autant dire qu’accoler une religion au fanatisme est pour le moins falsificateur sur la nature de ces phénomènes trop humains hélas. La religion ouvre vers le sens et la transcendance. Elle n’a pas vocation à fermer les gens sur leur vision égocentrique, leur mental limité, leur univers social étriqué, leur esprit sclérosé. Il est donc pénible de désigner l’islamisme. A défaut, on le dit radical. Le nationalisme de l’assassin de Jaurès fut lui aussi radical, étranger à la belle idée de nation campée par Renan. Le fanatique est replié sur l’immanence. Comme du reste le fan dans nos sociétés consuméristes, entouré de ses reliques, vivant par et pour son idole, mais à titre privé, individuel, sans menacer la société. D’autres se ferment sur leur univers consumériste. Le Pakistan, doté de l’arme nucléaire, est une société contrastée avec des zones de grande pauvreté. Et c’est ce qui constitue un terreau pour le fanatisme. Quand on n’a pas les moyens d’inventer les possibles ou de se perdre dans la consommation, on veut imposer une société à hauteur spartiate.

Ces mises au point effectuées, rendons un simple hommage à cette grande dame de la politique qui doit aussi nous rappeler quelques vérités, la moins importante étant que cette grande dame émane de la bourgeoisie éclairée pakistanaise, nous renvoyant quelques échos de notre histoire et les grands moments de la IIIe République. Il faut maintenant insister sur les desseins que cette ancienne Première ministre avait en tête pour le Pakistan, se positionnant, un peu à l’image du général de Gaulle en 1958, comme un recours pour son pays dans une crise de grande ampleur. Restons modeste et ne virons pas au panégyrique en comparant deux statures différentes, mais qui ont comme point commun d’avoir été la cible d’un attentat qui, pour notre général, a avorté alors que, hélas, l’affaire a été liquidée pour Mme Bhutto. Cette dame qui s’est fendue d’une tribune audacieuse dans Le Monde où elle déclarait, non sans quelques raisons, que son pays en était à la croisée des chemins, à l’instar de la Sécession en 1860 pour les Américains. Et je me permets d’ajouter, à l’instar de la France en 1914 (cf. Jaurès). Mais le plus important dans sa tribune, c’est son appréciation du terrorisme qui, selon elle, est renforcé lorsque le pouvoir devient coercitif pour ne pas dire dictatorial. Elle désignait implicitement le général Musharraf, responsable des troubles dans le pays qu’il dirige. C’est la même qui lors de l’attentat avorté d’octobre, mettait en cause le système de sécurité qui aurait dû déjouer une bombe pour le moins artisanale (étrange, cela ressemble au 11-Septembre). Ajoutons que ce général n’a fait preuve d’aucun zèle spécial à accueillir, défendre, protéger, celle qui voulait en découdre avec les idées et les urnes. Pour Musharraf, Benazir était plutôt un élément perturbant son jeu politique qu’une chance pour l’avenir du Pakistan. Ce Musharraf qui, connivence oblige, n’est pas mis en cause par la déclaration de G. W. Bush, son banquier en quelque sorte puisqu’il faut rappeler que le Pakistan bénéficie d’une bienveillance financière des Etats-Unis, pour un résultat que, maintenant, on peut se permettre de jauger. D’autant plus que Bhutto, dans sa tribune du Monde, mettait en cause le soutien international bien trop peu regardant à l’égard du régime instauré par Musharraf. Cet assassinat signe un symbole, sans doute une clé pour le monde qui viendra après 2007. Tout dépend comment le signe sera interprété.

Que cette mort d’une grande dame serve de leçon, notamment pour notre président bien approximatif et laudateur avec un ignorant excès sur l’espérance, la religion, le sens du sacrifice et les prétendues limites de la laïcité pour résoudre quelques aspirations sociales auxquelles le religieux pourrait pallier. Certes, le contexte de la France est différent de celui du Pakistan, mais notre président devrait quand même méditer sur ses bons et mauvais points distribués aux religieux et laïcs lors du discours de Latran. Car, si sacrifice d’une vie exemplaire il y eut, ce fut celle de Mme Bhutto, au nom des libertés, de la défense de la civilisation démocratique, d’une laïcité pour son pays, contre les intégrismes religieux et les jeux complices et malsains des castes militaires et autres oligarchies disposées à pactiser et instrumentaliser la misère spirituelle des masses musulmanes comme chez nous, Sarkozy instrumentalise le christianisme pour colmater par quelques expédients d’espérance la baisse du pouvoir d’achat des pauvres, aggravée du reste par sa politique antisociale.

Pour achever ce billet et rendre hommage à Bénazir, à elle le dernier mot et sachons apprécier son verbe et prendre acte du message qu’elle délivra et qui vaut sans doute bien au-delà des frontières pakistanaises :

« Dans le Pakistan démocratique, les mouvements extrémistes ont toujours été très minoritaires. Dans toutes les élections démocratiques organisées dans mon pays, les partis religieux extrémistes n’ont jamais rassemblé plus de 11 % des voix. Dans un contexte démocratique, l’extrémisme a toujours été marginalisé par le peuple pakistanais. En revanche, à chaque période de dictature - notamment sous la dictature militaire du général Zia-ul-Haq dans les années 1980, mais malheureusement aussi sous celle du général Musharraf depuis une dizaine d’années -, l’extrémisme religieux a pu prendre pied dans mon pays.

Que cela soit dû au fait que les dirigeants comme le général Zia ont manipulé et exploité la religion pour servir leurs propres objectifs politiques, ou au fait que la dictature suscite par elle-même des sentiments de dépossession et de désespoir, il demeure que l’extrémisme représente aujourd’hui une menace pour mon pays, pour la région et pour le monde. Ces extrémistes constituent la boîte de Pétri du terrorisme international. Cela n’a rien de fatal. La tendance doit être inversée, et il est possible d’y parvenir. » (B. Bhutto, 4 septembre 2007)