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dimanche 31 août 2008

Bonne rentrée colère ! [Honoré Daumier]


Honoré Daumier

Publié dans Le Charivari, le 20 mars 1846.

- Comme quoi l'emprisonnement cellulaire ne produit pas toujours d'excellens résultats. -


vu sur Missive aux Ouhlalas : http://www.altersexualite.com/spip.php?article447

vendredi 20 juin 2008

mardi 10 juin 2008

Le manifeste des menteuses & Ni Vierges Ni Soumises [illustration Emelire]


illustration Emelire

Le manifeste des menteuses

Ce manifeste s'adresse à toutes les femmes, tous les hommes de progrès, attaché-e-s aux valeurs de liberté, d'égalité, de laïcité, de mixité...


vous pouvez enregistrer votre signature sous la liste des noms


Un tribunal de Lille a pris la décision d’annuler un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.

A cette minute, nous avons honte d’être citoyennes d’un pays dont la justice bafoue le droit des femmes.
Ce jugement nous atterre et nous révolte : il est inacceptable.
La virginité serait une qualité substantielle de la femme qu’on épouse. Des milliers de femmes sont aujourd’hui menacées par le caractère discriminatoire de ce jugement.
Si notre loi permet cela, alors il faut changer la loi.
Femmes de France, nous déclarons être citoyennes et menteuses.
Il est plus que temps que notre pays respecte le droit des femmes.
Le code civil ne doit pas être l’instrument du recul de l’égalité homme / femme.
Nous demandons que le code civil soit modifié en conséquence.
Nous n’acceptons pas cette régression du statut de la femme.
Nous n’acceptons pas cette atteinte à notre intégrité.
Nous n’acceptons pas l’obscurantisme.
Nous n’acceptons pas la rupture d’égalité.
Nous n’acceptons pas cette trahison.


Signer le Manifeste

Contact : marielouisegourdon@yahoo.fr
________________________

Ni Vierges Ni Soumises

Egalement, cette pétition à l'initiative de Ni Putes Ni Soumises :

Nous appelons tous les défenseurs du droit des femmes à se mobiliser. Rassemblons-nous afin que les acquis des luttes féministes profitent à toutes les citoyennes et citoyens. Nous réclamons l’application de la laïcité, véritable vecteur de l’émancipation des femmes et de la démocratie.

Il faut au plus vite que les législateurs rétablissent les failles de la loi, car nous marchons à grand pas vers une sacralisation du communautarisme.

Méfions-nous de tout ce qui peut nous faire glisser vers une “justice à la carte” où chacun pourra choisir son menu selon ses coutumes, sa religion, sa philosophie. Et tout ça, au détriment de l’égalité et du droit des femmes.

LIENS pour :
1-signer la pétition
2-Pétition en Version Anglaise
3--la tribune dans Libération.
http://www.niputesnisoumises.com/petition_TGI.php
/petition_TGI_GB.php
http://www.liberation.fr/rebonds/329441.FR.php

mardi 22 avril 2008

un pavé dans la mare pascalienne...

« Au lieu de faire que ce qui fut juste fut fort,

on a fait que ce qui fut fort fut juste. »

Blaise Pascal extrait des Pensées


illustration Ougen

Violences policières en images



illustration Ougen



Nicolas Sarkozy et la violence policière : le film

source : prochoix
Vu par déjà plusieurs centaine de milliers d'internautes, ce film réalisé par un bloggeur aborde le climat de violences, notamment policières, favorisé par Nicolas Sarkozy.

Le Vrai Sarkozy
Vidéo envoyée par reso69

vendredi 28 mars 2008

L'exercice du pouvoir par Cardon


Cardon

mercredi 19 mars 2008

Piranhas Sexistes... - Le parti socialiste a besoin d'un leadership fort

Piranhas Sexistes

Après la vague bleue, la vague rose ...


Ce dessin d'Emelire en préambule...

Certes, ce sont toujours les mêmes poissons ...que la soif du pouvoir adjointe à la misogynie ambiante poussent à exprimer leurs hypocrites argurties politiciennes!

Ainsi dans cet article (ici) publié dans le Monde, Jean-Chistophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, se dit hostile à la "présidentialisation" du parti socialiste, mais qui compte-t-il duper ?...

Il ne s'agit que de faire obstacle à la candidature de Ségolène Royal et de rendre "présidentiable" DSK, rien de moins!

Ce soit disant "reconstructeur" jette son pavé dans la marre...celle des Piranhas Sexistes, si, si, c'est la nouvelle appellation du Parti Socialiste!

Fort heureusement, il est d'autres discours, d'autres arguments qui soutiennent au sein du PS une position diamétralement opposée car remporter les élections en 2012, c'est une échéance qui doit se préparer dès à présent comme le souligne Jean-Michel Normand du NPS (Nouveau Parti Socialiste).

Qu'elles sont-elles les marges de manoeuvres des maires dans l'opposition pour rendre la vie de chacun de leurs concitoyens plus respectueuse de leurs droits ?

Qu'elle sera leur autonomie à faire progresser la justice sociale baignée dans les eaux glacées d'un capitalisme arrogant, n'ayant de cesse de démanteler les acquis sociaux âprement obtenus, du droit à l'éducation à celui de la santé et du travail ?..

Aussi,oui, importe-t-il que le parti socialiste se rassemble autour de la candidature fédératrice de Ségolène Royal, l'intégrité des valeurs qui l'anime est le blason de sa future élection, n'en déplaise aux misogynes sectaires, (c'est un pléonasme!), n'en déplaise à leurs manigances de boutiquiers!

...Soit un nouvel Epinay!

sémaphore

Le Congrès d'Épinay est le nom courant donné, depuis 1971 au "Congrès d'unification des socialistes", qui a eu lieu du 11 au 13 juin 1971 au gymnase Léo Lagrange de la ville d'Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Ce congrès légendaire voit habilement François Mitterrand, nouvel adhérent du mouvement, en devenir premier secrétaire sur ligne d'union de la gauche et candidat naturel à la prochaine élection présidentielle.
(source wikipedia)

Le parti socialiste a besoin d'un leadership fort

Découvrez les réponses de Vincent Peillon interrogé par le journaliste Jean-Michel Normand dans Le Monde daté du mercredi 23 janvier 2008.

source : Nouveau parti socialiste
http://nouveau-ps.teikhos.fr/delia-CMS/presse/zoom/article_id-1277/topic_id-99/le-parti-socialiste-a-besoin-d-un-leadership-fort.html

Partisan de Ségolène Royal, comment pensez-vous que le Parti socialiste doive aborder la question de son leadership ?


Se développe l'étrange thèse selon laquelle il ne faudrait surtout pas installer à la tête du PS un leader ayant une relation forte avec les Français ! C'est la thèse la plus dangereuse que l'on a jamais inventée. Si la gauche ne veut pas renoncer à exercer à nouveau un jour le pouvoir national, elle doit au contraire se préoccuper de se mettre en ordre de bataille pour 2012. Tout le monde semble maintenant convenir que nous avons besoin d'un nouvel Epinay. Qui peut penser que cela pourra se faire un an avant l'échéance électorale ?

Et peut-on croire sincèrement qu'on pourra trancher les débats qui doivent l'être, faire respecter la discipline nécessaire, conduire les réformes d'organisation, préparer un projet, mettre en oeuvre une stratégie de rassemblement et s'opposer efficacement sans un leadership fort ? Construire ensemble un nouvel âge du socialisme sera la condition de nos victoires futures. Après cinq années de Sarkozy, le pays en aura bien besoin.


Quel sera le contenu de la "nouvelle offre politique" que propose Ségolène Royal ?


Nicolas Sarkozy est lui-même le symptôme d'une crise, son exaspération. C'est la queue de comète d'une Ve République épuisée dont il accentue tous les travers. C'est donc à la gauche et singulièrement aux socialistes qu'il appartiendra de résoudre cette crise qui touche non seulement notre modèle social mais aussi notre modèle économique.

Il faut à la fois en finir avec la préférence française pour les inégalités et avec nos faiblesses économiques. Comme aux moments clés de notre histoire, aux débuts de la IIIe République avec les premières lois sociales, après la seconde guerre mondiale avec le Conseil national de la Résistance, il faut poser des actes forts et fondateurs : investir dans la formation, la recherche, dans notre jeunesse, opérer une révolution fiscale, libérer les énergies, favoriser les PME, les services, l'économie solidaire, réformer les instruments de l'action publique, redéfinir la négociation sociale, les droits sociaux. Définir un New Deal à la française. C'est le sens plein qu'il faut donner à la VIe République.


Pour l'instant, on voit mal les contours de votre future majorité au sein du PS.


C'est plutôt bon signe ! Car cela signifie peut-être que cette majorité ne résultera plus de l'addition statique de petits bouts de courants, éternel réarrangement du passé qui immobilise le parti, mais sera le produit d'une dynamique nouvelle enfin tournée vers l'avenir et vers les Français.

Propos recueillis par Jean-Michel Normand

mardi 11 mars 2008

Pétition contre le psy qui justifie le viol ... par Emelire

source : http://femininlemporte.canalblog.com/

Pétition contre le psy qui justifie le viol ...

290208_1Récemment (12 février) je vous en avais parlé. Maintenant il est possible d’envoyer un mail de soutien.

«Les signataires de cette pétition demandent à ce que la Garde des sceaux, Rachida Dati, condamne avec force les propos indignes du Docteur Dubec, et qu’elle se prononce sur le maintien ou le non maintien de cet expert sur la liste des experts psychiatres auprès des tribunaux. Nous pensons, nous, que le Docteur Michel Dubec ne possède plus les qualités requises, et qu’il nécessite une radiation urgente de ces listes.» (tous les détails sur le site Sisyphe ici)

Signez en envoyant un e-mail à l’adresse ci-dessous avec vos nom et prénom, ville, département et/ou pays de résidence, et facultativement : vos qualités et/ou profession, et si vous êtes membre d’une association, d’une O.N.G. d’un parti, etc.

Merci d’avance
contrelepsyquijustifieleviol@voila.fr

Les premier(es) signataires : Docteur Emmanuelle PIET, Médecin et Présidente du Collectif Féministe Contre le Viol ; Florence Montreynaud, Ecrivaine ; Bernard Lempert, Philosophe et Psychanalyste ; Monique Dental, Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » ; Michelle Cattania, Présidente de l’Assemblée des Femmes de l’Ile et Vilaine ; Docteure Michèle Dayras, Médecin Chef en Radiologie, et Présidente de SOS Sexisme ; Hélène Hernandez, Co-animatrice de Femmes libres sur Radio libertaire ; Bernice Dubois, Représentante du Conseil Européen des Fédérations Wiso, association membre de la C.L.E.F. (Coordination Française pour le Lobby Européens ; Monique Dental, Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures ; Docteur Monique Lachkar, psychiatre et psychothérapeute ; Monique Lemoine, Professeure ; et des dizaines d’autres personnes...

lundi 10 mars 2008

Des musulmans contre la censure

Des musulmans contre la censure

Des musulmans français sortent de l'ombre pour dire "non à la censure au nom de l'islam". Objectif : éviter que l'"islamophobie" (1 !) ne soit érigée en épouvantail de la liberté d'expression.

"Mais pourquoi veulent - ils m'égorger ? Je ne suis ni une femme, ni un intellectuel !" C'est un mouton qui s'exprime, poursuivi par un long couteau le jour de l'Aïd.

Fethi Benslama, écrivain et psychanalyste, raconte l'histoire de ce dessin signé par le célèbre caricaturiste Ali Dilem, vilipendant les "illettrés coraniques producteurs de fatwas". Sur un écran géant, derrière lui, défilent des noms : journalistes, éditeurs, traducteurs, poètes, dessinateurs, et même théologiens… tous torturés, criblés de balle, brûlés vifs, décapités ou égorgés en Egypte, au Soudan, en Arabie Saoudite, en Iran, et même au Pays-Bas ou au Canada. Tous victimes de la censure au nom de l'islam.

C'est un "appel à la résistance" que lance le chercheur, à l'heure même où la Ligue arabe et l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) font pression sur l'ONU pour l'adoption d'une résolution interdisant "les atteintes aux religions et aux prophètes". Un amendement controversé, destiné à transformer le nouveau Conseil des droits de l'homme en police religieuse. "Si un tel amendement passe, avec la lâcheté de l'Europe et sans doute la complicité de Bush, on pourra alors dire adieu au mouton de Dilem", prévient Benslama.

Une soirée-débat pour résister

Il n'aura fallu qu'une semaine à l'association du Manifeste des Libertés pour improviser cette soirée réflexion-débat sur le thème brûlant de la "censure au nom de l'islam". L'association s'était fait connaître en février 2004.

A l'époque, les amis de Tariq Ramadan et l'extrême gauche française, en quête d'un nouveau prolétariat bigot, défilaient en rangs serrés pour la défense du voile à l'école. Tewfik Allal, éditeur et syndicaliste, lançait alors dans le quotidien Libération le fameux Manifeste des Libertés, rassemblant les "femmes et hommes, de culture musulmane, croyants, agnostiques ou athées", mobilisés "contre la misogynie, l'homophobie, l'antisémitisme et l'islam politique".

Sans tambours ni trompettes, le mouvement a battu le rappel, pour la soirée-débat, de tout un réseau d'associations issues de l'immigration. Plus de cinq cents personnes, pour moitié d'"origine musulmane", ont répondu présent au "Théâtre du Soleil" d'Ariane Mnouchkine, la célèbre metteur en scène, plus engagée que jamais. Assis sur l'estrade du théâtre, les chercheurs et militants ont tour à tour exprimé leur dégoût de la censure, dénonçant l'étau toujours plus serré de la religion, le relativisme culturel, véritable déni de l'histoire et l'amalgame désormais récurrent entre critique des religions et racisme, traîtreusement nourri par des associations anti-racistes. Comme l'idéologie, la religion ne peut être, pour ces intervenants, assimilée à la race.

"J'ai le droit de tourner en dérision l'islam même avec beaucoup de lourdeur, la qualité de mon humour n'entre pas en ligne de compte", lance Khadija Bourcart, maire adjointe de Paris. Et qu'importe, pour cette militante, d'être perçue comme "en dehors de la Oumma". "Pour exister, dois-je ressembler à ce que l'autre imagine de moi ?" résume la maire adjointe.

La censure, un vieux réflexe

"La censure est une vieille compagne que je connais bien, poursuit Raja Ben Slama, écrivain et universitaire à Tunis. Elle est tentaculaire. Le préalable religieux la dote d'une force sacrificielle purificatrice... D'anathème en anathème, elle construit aveuglément son empire en élargissant le champ du soupçonnable et du censurable".

L'écrivaine rappelle l'invitation au meurtre des éditeurs de Salman Rushdie, l'assassinat des traducteurs japonais et italien, du recteur de la mosquée de Bruxelles et de son adjoint, pour avoir simplement déclaré que Rushdie devait être jugé et se repentir comme l'exige la juridiction islamique… puis l'affaire des caricatures, affublées du même qualificatif de "sataniques", obéissant à la même logique.

"En islam, il n'y a pas encore eu de réforme religieuse abolissant la loi sur le blasphème et l'apostasie. Aucune instance islamique n'a franchi le pas vers un islam plus tolérant" se désole la chercheuse qui rejette catégoriquement la thèse du choc des civilisations : "loin d'opposer l'Occident mécréant à l'islam épris de ses origines, l'affaire des caricatures danoises oppose d'abord les musulmans à eux-mêmes".

"Il n'y a de choc qu'entre civilisation et barbarie, progrès et fanatisme, démocrates et théocrates. La mise en ordre de la maison islam passe par des chantiers titanesques", renchérit son voisin, Ghaleb Bencheikh, physicien et chercheur en sciences religieuses. Se définissant comme "musulman viscéralement attaché à la liberté de la presse", ce théologien refuse de borner la liberté : "Il y a des recours démocratiques pour cela, des instruments juridiques. Cette affaire méritait-elle vraiment tout ce ridicule ?"

Quant au discours sentimental sur l'offense, il n'est pour ces militants que "le masque hypocrite du silence gardé sur les milliers d'offenses réelles (dans leur vie et dans leur pensée libre) subies par des millions d'individus privés de droits dans les pays musulmans".

Blagues et caricatures, une liberté menacée

"Le blasphème est moins un événement insurrectionnel qu'une fonction introduisant une distance salvatrice entre le croyant et son Dieu". Pour l'universitaire tunisienne Raja Ben Slama, "C'est un besoin humain, vital, l'affirmation d'un désir de liberté, la marque d'une levée ludique des inhibitions et des interdits"... et c'est un fait que certaines des caricatures danoises ressemblent étrangement à "des anecdotes que nous, musulmans, croyants ou non, ne cessons de raconter au sujet du prophète, du jugement dernier, des houris, des bons musulmans qui affluent au paradis et qui en sont déçus, le vin paradisiaque s'avérant, par exemple, sans alcool".

Les religions ont besoin d'être critiquées et raillées, car "elles se nourrissent de leurs épreuves, renaissent parfois de leurs cendres pour épouser des formes spirituelles mieux adaptées à la dimension plurielle des communautés et des individus".

Chahla Chafiq, essayiste et sociologue iranienne, refuse aussi de renoncer à l'esprit critique par peur d'encourager l'islamophobie, concept malheureux confondant critique de l'islam et stigmatisation des croyants. Elle signera encore, dans Charlie hebdo, avec douze autres intellectuels dont Salman Rushdie et Taslima Nasreen, un second manifeste .

"Il est urgent de travailler la question des libertés au sein de l'islam, de fédérer ces bastions de résistance invisibilisés" conclura Tewfik Allal, "même si un éclatement de la Oumma doit s'en suivre". Les "musulmans modérés" existent. Ou plutôt : on s'aperçoit enfin de leur existence. Et ils commencent aujourd'hui à parler, sans crainte de leurs "frères" radicaux.

Yann BARTE

(1) Le mot islamophobie dans le "chapô" ne figurait pas dans la version originale du texte. Il est une correction de la rédaction du journal et non celle de l'auteur. Le mot est évidemment très chargé politiquement. Il est utilisé essentiellement pour détourner l'antiracisme au profit de la lutte contre le blasphème. Il est préférable de ne pas l'utiliser.

Lu sur http://www.redacnomade.com/article.php3?id_article=581&id_auteur=4


jeudi 28 février 2008

L'oeil de Dieu par Emelire




l'oeil de ‘Dieu’ ...

source : http://femininlemporte.canalblog.com/

220208«Quand la Cour de cassation décide de légitimer l'inscription d'un fœtus comme membre de la famille, cela signifie bien que ce fœtus a un statut. La position de l'Église est que l'on doit agir comme si l'embryon était une personne» extrait de l'article “l'archevêque de Paris veut un statut pour l'embryon” dans le Figaro du 19/02)

ben si c'est pas une preuve de plus que nos droits sont franchement menacés ça ! ...
Emelire
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L'archevêque de Paris veut un statut pour l'embryon
source : Le Figaro
par Agnès Leclair et Delphine de Mallevoüe
19/02/2008
.
Mgr André Vingt-Trois a réaffirmé la position de l'Église après la décision de la Cour de cassation autorisant l'inscription d'un enfant mort-né à l'état civil.

Alors que les débats sur le statut du fœtus viennent d'être ravivés par la Cour de cassation qui a autorisé l'inscription d'un enfant mort-né à l'état civil, les évêques de France ont engagé hier une réflexion sur «les débuts de la vie humaine». La thématique de ce rassemblement annuel a attiré une soixantaine d'évêques.

À l'occasion de ce travail doctrinal de trois jours à Rennes, Mgr André Vingt-Trois, l'archevêque de Paris, a appelé à la définition d'un statut de l'embryon et du fœtus. «Quand la Cour de cassation décide de légitimer l'inscription d'un fœtus comme membre de la famille, cela signifie bien que ce fœtus a un statut. La position de l'Église est que l'on doit agir comme si l'embryon était une personne», a-t-il déclaré dans une interview à Ouest France. Pour l'Église catholique, le début de la vie humaine commence dès la conception.

La plus haute juridiction s'est appuyée sur l'article 79-1 du Code civil pour en conclure qu'un fœtus, même s'il a moins de 22 semaines et pèse moins de 500 grammes critères retenus par l'OMS peut trouver sa place sur un livret de famille. Si elle n'a pas reconnu le fœtus comme une personne, cette décision a entraîné de nombreuses prises de position parmi les défenseurs de l'avortement comme chez les anti-IVG.

En France, l'Église catholique, même si elle condamne l'avortement, semble rester en retrait sur la question. Les évêques, qui dénoncent la «chosification» du fœtus et de l'embryon, soulignent que la Cour de cassation va dans leur sens. «Il y a une continuité entre la première cellule et un être humain de 80 ans. Ne devient pas humain ce qui n'a pas été humain», estime M gr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique à la conférence des évêques de France. «La loi française dit bien que l'avortement n'est pas légalisé mais dépénalisé. Le principe de la loi de Simone Veil était d'aider les femmes en situation de détresse. Maintenant, il nous faut à la fois venir au secours du fœtus et de la mère, membres de la même famille, en privilégiant des solutions telles que l'adoption», précise-t-il.

«Si l'Église s'est montrée timide voire gênée ces dernières années dans ce débat, on se sent plus soutenu par elle aujourd'hui», dit Paul Ginoux Desermon, président de Trente ans ça suffit, une association militant contre la loi Veil. Selon ce dernier, six évêques ont rejoint la marche organisée en janvier alors qu'ils n'étaient que quelques-uns les années précédentes.

Les débuts de la vie humaine

«Cette question n'est pas au centre du discours de l'Église, contrairement aux évangélistes américains qui en ont fait leur cheval de bataille. Même si les dé­cisions de la Cour de cassation pourraient donner aux autorités ca­tholiques des arguments pour reprendre leur combat contre la loi Veil, je ne pense pas que ce soit leur volonté. Pas plus que je ne pronostique un revirement de la législation sur l'IVG», analyse, pour sa part, le Pr Axel Kahn qui a exposé hier aux évêques de France les dernières avancées en matière de génétique.

Également invité, le Dr Dominique Le Lannou, directeur du Cecos à Rennes, a fait part d'un point de vue scientifique sur les débuts de la vie humaine. Ces éclairages permettront aux évêques de se préparer en vue de la révision, en 2009, des lois de bioéthique.

«L'Église a sa place dans ce débat, affirme Axel Kahn. Elle fait partie de l'opinion publique, représente une classe importante de citoyens et peut faire faire valoir son analyse.» Mgr Pierre d'Ornellas ajoute : «Il faut aider la science à garder raison. Nous voulons par exemple encourager la recherche sur les cellules souches adultes, qui a d'ores et déjà donné des résultats.» Pourquoi se concentrer sur les cellules souches de l'embryon, a également relevé Mgr André Vingt-Trois : «On fait rêver le grand public en lui promettant la guérison des maladies de Parkinson et d'Alzheimer ?» Mais, après des années de recherche, assure-t-il, il n'y a pas de progrès notables.