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jeudi 18 décembre 2008

Entre charité, responsabilité sociale et avantages fiscaux

Entre charité, responsabilité sociale et avantages fiscaux

Concernant les entreprises, je me pose la question de leur rôle dans la société : philanthropie ou croissance économique?


par Diane Reinhard le 10-11-2008
source : les quotidiennes

C’est toujours avec un frisson de suspicion que je vois le mot Charité associé au mot Business, d’où interrogation devant l’accroche du dernier supplément de Bilan: Charity.

Par définition la charité n'est-elle pas La Vertu qui consiste dans l'amour de Dieu et du prochain, mais aussi dans le fait de faire l’aumône aux pauvres par pur plaisir de donner, dans l’anonymat?

Cependant philanthropie et responsabilité sociale se lient de plus en plus souvent aux mots avantages fiscaux, visibilité, gain d’image.

Fiscalité
Quand je lis que le système fiscal suisse en comparaison internationale est peu favorable au domaine de la philanthropie, je m’interroge sur les généreux donateurs. On ne donne donc plus une part de sa fortune par pure charité, mais pour payer moins d’impôts ? A ces fins en Suisse, les personnes physiques peuvent en moyenne déduire 20 % du revenu et les personnes morale entre 10 et 20% de leurs bénéfices, le sponsoring et toute autre dépense pouvant être associée au but commercial étant considérée comme charge commerciale, donc entièrement déductible.

Concernant les entreprises, je me pose la question de leur rôle dans la société : philanthropie ou croissance économique? Les bénéfices des sociétés doivent-ils servir à des dons pour suppléer au rôle de l’Etat? Ne doivent-ils pas plutôt servir à la formation continue, à l’investissement, à la création d’emploi, à la croissance et à la sauvegarde de l’environnement immédiat? En défiscalisant les dons, l’Etat n’encourage-t-il pas le détournement des bénéfices de leur utilisation première à savoir le développement économique durable?

Responsabilité sociale
Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, les entreprises patriarcales assumaient leur responsabilité sociale, occupaient des personnes à capacité de travail réduite et assumaient pleinement le coût de ces emplois. Maintenant, les entreprises qui intègrent ces personnes, perçoivent des subsides de l’Etat pour compenser leur perte de productivité et ont droit à la Une des medias.

Je ne critique pas le fait que les entreprises utilisent les fonds de l’Etat destinés à l’intégration sociale, car ces mesures sont généralement temporaires et exigent, il est vrai, un engagement social sur le long terme. Ce qui m’attriste est le fait que ces entreprises doivent être portées aux nues.

Je m’interroge aussi sur les pistes données par Pascal Vuistiner, rédacteur en chef adjoint de Bilan, pour soutenir la philanthropie et le «charity business». En effet, toutes passent par une défiscalisation ou des subventions, joli discours de moins d’Etat.

Le beurre, l’argent du beurre et… la charité
Les entreprises et les personnes fortunées ont-elles vraiment besoin de mesures incitatives telles baisse d’impôt, visibilité dans les médias pour assumer leur responsabilité sociale ?
Etat, de grâce, sauve Swissair, sauve l’UBS et sauve la Charité! La vraie, la pure, bien sûr!

dimanche 14 décembre 2008

Qui en veut à la seuneuceufeu?

Si les vaches ne voient plus passer de train que va-t-il se passer?...
Elles risquent de se mettre en grève, elles aussi!..Fini plus de lait UHT, pour le petit déjeuner, et les crêpes Suzette.
Un très dangereux réseau d'activistes vient d'être repéré par nos services, très enraciné et déployé sur tout le territoire, aux méthodes kamikazes, ils se laissent tomber sur les voies.
Aussi je suggère au gouvernement Sarkozy de proposer un dépistage génétique précoce de tout ce qui ressemble de près ou de loin à ces silhouettes apparemment immobiles qui longent les voies de chemin de fer.
Oui! Les arbres attaquent!
Après avoir été suspectés de se jeter sur les automobilistes, souvenez-vous le gang des platanes!...
Quelle sera la riposte de ce gouvernement qui a une solution dans chaque case son cerveau, à n'en pas douter!
Je bois déjà la réponse comme du petit lait...

Sémaphore

n.b. : Les terroriste sont partout!..à gauche, d'ailleurs ne se sabordent-ils eux-mêmes, si ce n'est pas une preuve ça : ces camps d'entraînement en interne!
C'est vôtre gouvernement ultra libéral qui vous en avertit.
Nos services ont repéré ce dangereux individu qui ose chanter en pleine crise,
la parisienne libérée, en liberté surveillée disons plutôt!
Elle est même passée chez Daniel Mermet, dans "là-bas si j''y suis"( France inter de 15h à 16h) ...Comment cette émission sévit encore!... Bah, le futur directeur nommé par vôtre gouvernement saura quoi faire...



pour EN SAVOIR PLUS


vidéo : la Parisienne Libérée, featuring JBB

...
Ca fait des mois qu'on te suit
Toi et ton groupuscule
On sait tout sur ta vie
Et celle de ta cellule

Tu t'intéresses aux trains
Tu flânes près des chemins de fer
Si j'en crois les témoins
T'as même pris les horaires?

Dans ta bibliothèque
Parait qu'ya des bouquins
Et d'après notre enquête
T'en as mêm' lu certains


UHT
Ultime Hyper Totale gauche
A gauch' de la gauch' de la gauch'
De l'extrême gauche
Ultime Hyper Totale gauche
Bien pire que la gauche de la gauche
De toutes les gauches
...

mercredi 10 décembre 2008

La désobéissance civile première leçon

Cette nuit c'était la nuit des écoles, écoles occupées après les cours, rencontre avec les parents d'élèves, tout le monde se mobilise autour de l'éducation.
Cette fédération autour des instituteurs, des enseignants, permet l'expression d'un malaise profond face aux diverses mesures du gouvernement Fillon.
Pardon! De la pseudo République Sarkozy...

Que fera le futur directeur de l'audiovisuel d'Etat désigné par le chef,
(bon, je ne vais pas répéter de l'Etat,quand on est le chef, on est le chef, un point c'est tout! Ne me contrariez pas!)
face à des individus comme Stéphane Guillon officiant sur l'antenne de France Inter de 7h55 à 7h59, et il ne travaille pas même tous les jours!
Seulement du lundi au mercredi, mais il est rediffusé tout d' même!...
J'ai envie de vous faire partager son ironie matinale, ça fait du bien aux zygomatiques, par temps maussade.

Stéphane Guillon le mardi 9 décembre 2008

de "La prison à 12 ans ! " au Fichier Base Elèves!

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurde/index.php?id=74171

Cours de morale du jour :

"Qui aime bien, châtie bien."

Bah, la violence trouve toujours de quoi appuyer son impunité!
Tout est une question de point de vue...de regard...
"châtier bien" peut aller jusqu'à la pire des justifications, notamment celles des châtiments corporels alors que c'est les notions d'équité, de justice, de respect, d'attention qui sont convoquées, mais chacun détourne comme il l'entend!

Enfin...ce matin AG à 9h30 au belvédère du Corum sur l'esplanade, à Montpellier,
à Montpellier sur la Terre, la Terre qui tourne autour du Soleil, avec ses trains qui font des infidélités aux vaches, la Terre avec ses vaches et leur lait qui tournent, avec ceux qui ont leur café au lait et ceux qui quittent des hébergements d'urgence à 7h du matin, la Terre qui tourne avec ceux qui ne se réveilleront plus et ceux qui courent dans la première neige, pour la première fois.

La désobéissance civile, les instits nous offrent une belle leçon par l'exemple, ils refusent d'obéir, ils refusent d'appliquer des réformes, un programme qui est contraire à la conception d'une école digne de ce nom, ils envisagent d'écrire individuellement leur lettre de désobéissance.
Ecrivons-nous aussi notre refus des lois qui seront votées!

Ne devrions-nous tous écrire une lettre de désobéissance civile, l'insurrection est le premier droit et devoir quand les principes mêmes de la démocratie sont en danger!

Où que vous soyez, participez au mouvement!

Bon, je file!

La colère est notre combat!

Entend-t-on en Grèce...mais quand le grec, l'histoire, la philosophie ne seront plus enseignés, il sera grand temps de se révolter!

...ça veut dire quoi se révolter?!...


Lire la lettre de Bastien Cazals à Nicolas Sarkozy, qui se voit sanctionné pour avoir manifesté sa contestation sans passer par la voie hiérarchique, sanctionné pour ne pas appliquer des mesures qui sont en contradiction avec les convictions pédagogiques qui sont les siennes face à des mesures qui veulent nous apprendre qu'une récession est une évolution positive!

La révision du dictionnaire selon Darcos

http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com/

Sémaphore


10 décembre 2008 : rassemblements dans l’Hérault

A 17 h place de la Mairie à Béziers,

à 17 h place de la Comédie à Montpellier

Assemblée générale à 9h30 au salon du Belvédère, au Corum, Montpellier

Premier rendez-vous : 16 h 30 au Peyrou départ de la manifestation : via rue Foch, place des Martyrs de la résistance, rue de la loge, rassemblement prévu à 17 h à côté du sapin place de la Comédie.

Vers 17 h 45 / 18 h : chemin inverse depuis la Comédie, la rue de la loge vers la place des martyrs de la résistance où une demande d’audience au Préfet est demandée pour 18 h avec une délégation (1 par organisation et élus)

jeudi 18 septembre 2008

La fête de l'Humanité vient de se terminer. par Calamity Jack

La fête de l'Humanité vient de se terminer.

Chaleureuse, fraternelle, bigarée, pétillante, elle a rassemblée 600 000 personnes. C'est une fête à la Prévert, pleine d'inventivité, de générosité. C'est une fête du livre (il y en a partout) et des artistes. C'est une fête africaine, maghrébine, cubaine, viietnamienne.... un vrai village du monde brassant sourires et bonne humeur, d'Angela Davis aux potes à Mandela et à la palestine.Un moment de fraternité rare, unique par son ampleur. C'est un foisonnement festif de débats politiques, animés par des communistes, dans des confrontations et des échanges larges et ouverts, qui donne l'image exemplaire de ce que pourrait être une vraie démocratie. Et donc c'est une formidable espérance pour une vraie politique de gauche.
De cela, nos médias n'en disent rien, trop occupés à relayer l'homélie obscurantiste d'un pape menant croisade contre l'émancipation humaine et la liberté de pensée et à pourchasser ses chrétiens progressistes.
Trois images sur la fête, trois mots tirés de leur contexte qui ne veulent plus rien dire.
De ce foisonnement d'idées et d'échanges, rien.
Du discours de Marie-Georges Buffet, abordant l'augmentation des salaires, la casse du secteur public, la défense des sans papiers, la dénociation du fichier Edvige discriminant gays, personnes malades, syndicalistes, pacifistes,militants de gauche et des droits de l'homme, libres penseurs de toute sorte, vous ne saurez rien.
De ses positions pour défendre la palestine, la bolivie, le vénézuela ou pour le retrait des troupes d'Irak pas davantage.

Je vous invite donc, si cela vous chante, à en prendre connaissance pour mesurer la distance abyssale entre ce que disent les médias et la réalité des faits .
Assertion exagérée?
En langage journalistique, on appelle cela vérifier l'info en allant à la source. C'est la base de la démarche d'investigation. Ouvrez cette belle page d'Humanité sur : http://www.pcf.fr/ d'un clic sautez dans l'action pour exercer sa si précieuse liberté de pensée.et profitez-en également, si vous aimez le mouvement, pour visiter les allées de la fête car je sais que nombreux sont ceux qui souhaitaient s'y rendre ou ont la curiosité de la connaître.

Belle journée ensoleillée et musicale à tous.
Rabbi Jacot, c'est mon nom de code en résistance car je suis poursuivi par Edvige!

Calamity Jack

jeudi 24 avril 2008

Le PS se déclare "féministe". Vraiment ?...ou Pinocchio sexiste !

Vraiment ?... Le PS se déclare féministe...


Nous pourrions nous exclamer : "Ah, ça il ne manque pas de toupet! Vraiment !"

Puisse cette déclaration de principes être suivie d'une réelle prise de conscience !

Il ne suffit pas de se déclarer féministe pour l’être !

Comme il ne suffit pas de se déclarer de gauche pour ensuite rejoindre un gouvernement soit disant d’ouverture, ou rester mutique quand le traité de Lisbonne est ratifié dans le déni démocratique le plus absolu !

Cette déclaration ne doit pas piétiner la valeur d’une conception humaniste, d'un combat, au seul prétexte que la moitié de l’électorat est féminin !

Puisse-t-elle être effective et non rester dans le domaine des intentions bafouées dès lors qu’une femme brigue la présidence en son nom.

Une déclaration de principes ne saurait nous faire oublier combien les caciques du parti socialiste se sont livrés à une sauvage curée après les élections du 6 mai dernier…

La mémoire n’est soluble ni dans les déclarations de principes ni dans les belles promesses creuses !

Dernièrement, certains blogueurs de la sphère socialiste, adhérents au MJS, nous ont donné de forts beaux exemples d'antiféminisme primaire.

Le barrissement misogyne toujours tempête dans sa cuvette !

(lire Kaos, un homme qui s'indigne ça existe!

Pour les misos-socios c'est ici : le féminisme qu'il faut, la femme est un objet, contre Wildo)

En outre, je reste très déconcertée par l'absence d'une rubrique Féministe sur certains sites des Désirs d'avenir, je m'interroge...

Tout de même, n'est-ce point un comble ?...

Quand Ségolène Royal atteste de sa prise de conscience féministe comme racine de son engagement politique, de son entrée en politique.

La proposition de Laurence Rossignol en ne faisant pas l'impasse sur l'homosexualité, dont les invisibles lesbiennes, en revendiquant la lutte contre toutes discriminations, contre toutes "atteintes à la dignité liées au sexe ou à l'orientation sexuelle", est porteuse d'espoirs en ce qui concerne l'évolution des préjugés.

(Nous pouvons rêver...Ce n'est pas interdit que je sache !..)

Puisse le Parti Socialiste ne plus être ce Pinocchio Sexiste !

Sémaphore

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Le PS se déclare "féministe" dans sa déclaration de principes

NOUVELOBS.COM | 23.04.2008


L'emblème du Parti socialiste (Sipa)


C'est ce que stipule un article venu enrichir la nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste. Le PS combat "les atteintes à la dignité liée au sexe ou à l'orientation sexuelle", est-il également précisé.

La nouvelle "déclaration de principes" du PS a été enrichie d'un nouvel article, mardi soir 22 avril. Il stipule que le "Parti socialiste est féministe" et combat "les atteintes à la dignité liée au sexe ou à l'orientation sexuelle".

L'article a été adopté à l'unanimité
au bureau national du PS sur proposition de Laurence Rossignol, secrétaire nationale aux Droits des femmes.

Une déclaration comprenant 22 articles

"Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l'émancipation des femmes. Il oeuvre pour l'égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l'accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain" stipule l'article 14 rajouté au texte, fort désormais de 22 articles.

Le PS "combat les atteintes à l'intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l'orientation sexuelle", ajoute-t-il.
Au bureau national, Laurence Rossignol a été soutenue en particulier par la maire de Lille, Martine Aubry.

Dans la perspective de son Congrès de novembre, le PS a adopté un projet de déclaration de principes, soumis au débat des militants pour adoption à sa Convention du 14 juin.

mercredi 23 avril 2008

Ce que veulent les femmes par Agnès Maillard

Ce que veulent les femmes

Qu’il existe une journée de la femme est désespérant en soit, mais au moins, le 8 mars est l’occasion de faire le triste bilan de ce qui ne change décidément pas : la difficile place de la femme dans le monde.

Dans la grande majorité des pays de la planète, la femme, en 2003[1], est toujours aussi mal lotie. Ainsi, en un an, il n’y a pas eu de grands changements dans le destin des Afghanes, toujours passibles de la peine de mort pour des adultères dont la réalité reste à prouver, si ce n’est que leurs bourreaux se sont rafraîchi la barbe. Pas de grands changements sûrement, mais qui s’en soucie, pour les enfants-putes de Manilles, les petites chinoises « exposées » en pleine nature à la naissance pour cause de politique de l’enfant unique, les petites excisées africaines, les petites mains de tous les « sweat-shop » du monde, et toutes celles que l’on marie de force à des vieux barbons, que l’on vend, que l’on exploite, que l’on viole, que l’on vitriole, que l’on séquestre. Oui, bon anniversaire à toutes ces femmes, qui partout, sur la planète, paie très cher le fait d’être nées au mauvais endroit, dotées du « mauvais » sexe.

On se demande d’ailleurs s’il est un endroit, où il fait bon d’être femme. Car même dans les vieilles démocraties, la cause des femmes a encore bien du chemin à parcourir. L’expulsion de la député australienne Kirstie Marshall[2] du parlement pour cause d’allaitement maternel nous rappelle que lorsqu’une femme souhaite pénétrer un bastion du pouvoir masculin (ici l’arène politique), il lui faut ne plus être femme, et encore moins être mère.
En France, 55 ans après l’obtention du droit de vote, la situation reste consternante, quand elle ne se dégrade pas, comme c’est le cas dans ce que l’on appelle pudiquement les « quartiers ». Plus besoin d’être une jeune fille indienne répudiée par sa belle-famille pour finir vitriolée ou même brûlée vive[3]. C’est arrivé près de chez nous, où une violence inouïe est exercée à l’encontre des jeunes filles. Le glissement sémantique qui s’opère à leur dépend est effroyable : un viol collectif est une « tournante », une fille est soit une « pute », une « salope » ou alors elle doit renoncer à toute vie affective, à toute idée de séduction. Se taire, se terrer ou subir la violence la plus sauvage, c’est la vie des jeunes filles des cités : « ni putes, ni soumises », le combat des femmes repart à zéro !

D’ailleurs où sont les femmes ? Certainement pas dans les postes clés de notre société. Au recensement de 1999, les femmes représentaient près de 52 % de la population et pourtant, en 2001 elles ne sont que 11 % des députés élus de l’assemblée nationale, 7 % des maires des communes de plus de 3500 habitants.
Dans le monde du travail, le fossé hommes-femmes est tout aussi profond : Alors que 80 % des femmes de 25 à 49 ans travaillent, ce qui est le plus fort taux d’activité d’Europe, le salaire moyen des femmes est égal à 82 % du salaire moyen des hommes, ce qui est essentiellement dû à la plus forte proportion d’emplois peu qualifiés occupés par les femmes. Cependant, cet écart se creuse quand on progresse dans l’échelle des rémunérations : le salaire d’une femme cadre représente en moyenne 76% de la rémunération d’un homologue masculin. D’ailleurs, plus on grimpe l’échelle sociale, plus l’air se raréfie pour les femmes qui ne représentent que 8 % des dirigeants d’entreprises de plus de 50 salariés. Moins bien payées, avec de moins bonnes carrières, les femmes sont aussi plus massivement touchées par le chômage (10,7% en 2001 contre 7,1 % pour les hommes) et sont le gros de la troupe des temps partiels (27,1 % des femmes actives, contre 4,7 % des hommes).
Ces écarts ne s’expliquent pas par le manque de qualification des femmes : en 1999, 24,9 % des femmes sorties du système scolaire avaient obtenu une licence ou un diplôme supérieur contre 17,8 % des hommes. (*)

Mal payées, sous-représentées dans les postes à responsabilités, les femmes sont aussi mal-traitées, encore et toujours dans leur corps et leur image. Était-il bien utile de brûler les soutien-gorges en public si c’est pour continuer à glorifier l’image de la femme mince, voire très mince dans les médias, femme faire-valoir, potiche ou plante-verte, vantant les perceuses et les grosses cylindrées, bâtie comme une pré-adolescente, véritable publicité pour l’anorexie et autres conneries de régimes ? Car si le 8 mars est la journée de la femme, le 9 au matin, les magazines féminins préparent la « Grosse Berta » pour lancer les stupides régimes de l’été. Car voilà, non contente d’être humiliée dans la vie professionnelle sous prétexte, il faut le dire, qu’elle risque de faire un enfant (Ah, le cauchemar de l’entreprise moderne, la travailleuse qui prétend à la maternité !), la femme est stigmatisée dans son corps, la mode de la belle charnue n’ayant décidément pas pris, il lui faut aussi nier son corps féminin callipyge et parfois généreux, car peut-être trop maternel, pas assez sec, triste et droit, pas assez efficace, masculin.

Alors, qu’est-ce qu’elles veulent, ces femmes, que veulent-elles vraiment ?
Il serait peut-être temps de leur poser directement la question.
Peut-être ne plus devoir choisir entre leur vie de femme, de mère et l’idée souvent un peu chimérique de carrière.
Peut-être que leur physique ne soit plus aussi important dans leur vie quotidienne.
Peut-être juste que leur féminité ne soit pas ce qui détermine les choix quelles pourront faire dans leur vie.
Peut-être qu’on les laisse en paix.
Peut-être qu’elles n’aient pas à singer les hommes pour réussir.
Peut-être le droit à être incompétentes, elles aussi.
Peut-être qu’on les écoute, juste une fois, dire ce qu’elles veulent vraiment.


(*) chiffres INSEE : www.insee.fr

[1] Et oui, il s'agit d'un de mes tous premiers papiers, celui-ci datant de 2003, étant précisément le second que j'ai mis en ligne et écrit sous pseudo dans l'Echo du Village. Et pourquoi je le ressors du bois. Parce qu'en 5 ans (comme en 20, d'ailleurs), pratiquement rien n'a changé et qu'il reste terriblement d'actualité! Désespérant!

[2] Kirstie Marshall, ancienne championne, députée et toute nouvelle mère.

[3] Et voui, qui se souvient encore de Sohane, brûlée vive par dépit amoureux?

Màj -> en 5 ans, les femmes ont pris du gallon : reines du temps partiel contraint, chef de fil des emplois précaires, sur-représentée dans les familles monoparentales et bien sûr chez les travailleurs pauvres, grâce aux lois sur la parité, elles servent d'alibi, des culs de listes électorales aux marches du palais... Ouaiaiaiaiais! N'oublions pas que certains droits fondamentaux comme le droit à l'avortement sont clairement remis en question pas loin de chez nous et deviennent difficiles à faire respecter dans bien des coins de France et de Navarre!
Bref, il nous faudrait vraiment mieux qu'une seule journée de la femme par an...

jeudi 17 avril 2008

Ecoeurée, je suis écoeurée!


Je n'ai jamais eu d'illusion sur la présidence de Nicolas Sarkozy, le mensonge étant le seul art dans lequel il tienne ses promesses!

Comment ceux qui l'ont élu peuvent-ils avoir été dupes!

Souvenez-vous des affiches circulant lors de la campagne présidentielle portant la mention "cet homme est dangereux!"
Il l'est dangereux, il l'est au delà de toutes nos prédictions.
Il saccage la notion même de démocratie en dépeçant la solidarité nationale à travers le sabotage du service public, notament celui de la sécurité sociale.
L'in justice sociale est le fer de lance de toute sa politique!

Le président du pouvoir d'achat, comme il s'était lui-même baptisé, va au delà de toutes les espérances quand l'augmentation des prix dépasse les 40%!
La santé, l'éducation, le logement, le droit du travail, la justice aucun secteur n'est épargné...
Quel sera le visage de la France en 2012?...

Pouvons-nous décemment attendre jusque là?...

Les lycéens sont dans la rue et la répression policière est sans commune mesure.
la violence déployée vise à intimider l'élan contestataire et légitime des élèves faisant valoir leur droit de citoyens face à des réformes iniques dont le caractère aberrant est la marque de fabrique de ce gouvernement!

Ecoeurée, je suis écoeurée!

Sémaphore

dimanche 13 avril 2008

Gravissime



Gravissime

source : L'HUMA

Article paru le 5 avril 2008

Editorial par Pierre Laurent

N’ayons pas peur des mots. Les mesures annoncées hier par Nicolas Sarkozy en matière de conduite des politiques publiques nationales sont gravissimes. Quand on voit les dégâts qu’est en train de provoquer dans l’éducation nationale la première vague de réduction de 11 000 postes, on imagine ce qui peut découler d’une application généralisée et intangible du principe de non-remplacement d’un départ en retraite sur deux dans la fonction publique. Nicolas Sarkozy veut en faire une règle intouchable. Lancé à plein régime, c’est un missile qui pourrait déstabiliser l’éducation nationale, la santé hospitalière, la justice, les services de l’État dans leur ensemble, et pour tout dire l’action publique en général. C’est d’ailleurs bien celle-ci, et non quelques dépenses excessives, qui est visée. L’action publique au sens large, d’ailleurs, et dans toutes ses dimensions, y compris internationales. Dans une verve aussi démagogique que populiste, le chef de l’État s’est par exemple laissé aller à ridiculiser les effectifs diplomatiques de la France au Sénégal, laissant entendre qu’il fallait sérieusement les dégraisser. Mais que penser de cette déclaration venant d’un président qui rentre de Bucarest, où il vient de procéder à un alignement historique de la France sous les jupes de l’OTAN, recevant des félicitations aussi ridicules qu’enthousiastes de George W. Bush, certain de tenir en Nicolas Sarkozy « la dernière incarnation d’Elvis Presley » ? On rirait aux éclats si ce n’était pas si grave.

Une fois encore, Nicolas Sarkozy n’a pas dit la vérité. Car comment expliquer qu’il se soit lancé à l’occasion de ce discours sur la modernisation des politiques publiques dans une diatribe fustigeant les Français qui voudraient tous rentrer dans un logement social ? Tout simplement parce qu’il envisage de sabrer comme jamais dans l’effort public en matière de logement.

Il s’est bien gardé de le dire. Et a préféré pointer du doigt ces salariés demandeurs de logement HLM, trop nombreux à ses yeux. À le suivre, pour diminuer les files d’attente du logement social, la solution est simple. Il faut non pas répondre à la demande, mais sabrer dans ces files d’attente. Là comme ailleurs, le discours de Nicolas Sarkozy annonce de très graves régressions. Tout doit être fait pour contrer la politique annoncée.

mercredi 9 avril 2008

Les HLM saignés à blanc !

Les HLM saignés à blanc !

samedi 29 mars 2008, par Groupe NADA

Le gouvernement des riches actuellement en place est en guerre ouverte contre les intérêts fondamentaux de la population. Une énième fois, nous ne pouvons que constater que le capitalisme, ce fascisme économique et social, frappe pour tuer. Et le pouvoir politique, qui donne l’illusion à la population d’avoir la légitimité des urnes, ne l’est en réalité qu’auprès des riches pour les intérêts desquels il sabre nos vies.

Cette semaine, le Canard enchaîné [1] nous apprend que la loi sur le logement en préparation et soumise dans quelques semaines au vote des élus (par le peuple, mystifié et trompé, mais pour les riches) est une véritable guillotine ! Une exécution sommaire et radicale ! Un acte de plus de la guerre sociale des riches qui, nous ne pouvons que le déplorer, ne prennent aucun coup dans leurs gueules de crevures meurtrières en retour.

Ça va saigner. Les plafonds d’accès aux logements HLM risquent de chuter de 30 à 40 % ! Les smicards et classes très moyennes vont risquer le surloyer-extrême et l’expulsion ! Bon plan pour le « travailler plus » qui rimera pour des personnes à mi-temps trouvant un temps plein à « travailler plus pour gagner plus puis tout perdre dans le loyer démultiplié et perdre l’appart’ ». Et les virés des HLM n’auront qu’à aller se faire racketter par le privé à payer des loyers hors de prix ou à dormir dans leur voiture, des caravanes, des hôtels crados comme aux States !

L’intérêt de ces mesures de guerre et de haine sociale est que, tout simplement, si on fout dehors une grande masse des locataires HLM, ça fait autant de besoins en logements sociaux en moins à construire, ça économise les sous de l’État par ailleurs annuellement dilapidés par les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux offerts aux plus riches !

Les HLM deviendront de purs ghettos pour RMIstes et ultra-fauchés, l’apartheid social est en marche !

Apartheid social, agression contre les pauvres pour enrichir les riches, culte de la force des puissants qui règnent par les coups de couteaux portés dans le ventre de la population, allons-nous attendre de vraiment crever de faim avant d’éjecter du globe les fascistes de l’argent ?

Notes

[1] « Boutin veut bouter les classes moyennes hors des HLM », 26/3/2008, page 3.

mercredi 2 avril 2008

La pute, à point ou saignante ? Dédicace aux pro-prostitution, aux pseudo-gauchos mais vrais misos!


Publier le message

“Quand je mange un bifteck, je ne me demande pas si la vache a souffert” répond un client, à un journaliste qui l’interroge sur les prostituées victimes de la traite …

http://mauvaiseherbe.wordpress.com/2008/03/29/touche-pas-a-mon-client/#comment-300

Une chose est certaine ils ne se demandent pas les miso pro-prostitution, pro-porno du MJS, si les prostitué/e/s souffrent, ils ne se questionnent pas, non plus, pour s'autoproclamer féministes en dénaturant les principes mêmes du féminisme !

Ils font honneur au socialisme, aux luttes féministes, en revendicant sans vergogne aucune : Le féminisme qu’il faut

D'un didactisme qui n'a d'égal que sa billevesée, si vous ne souffrez d"oligophrènophobie, terme médical de rigueur car chez eux le cas est clinique, la lecture en est ahurissante, fracasante de crétinisme, en rire certes mais c'est la nausée qui vous vient devant leur complicité machiste, devant ce que les mots révèlent d'attitudes écoeurantes, à l'encontre de tout recpect humain!

Ces homos, affichant, par ailleurs, une lesbophobie latente, se disant de gauche ont-ils seulement compris les films de P. P. Pasolini ?

Ont-ils compris MC,
Maxime Pisano, your dog, london et toute leur clique ce que dénonçait Pier Paolo Pasolini dans Mamma Roma, Salo ou son Enquête sur la sexualité ?

Lui, il était de gauche si ce terme veut encore dire quelque chose, pour certains je ne doute plus ils le l'ont jamais su!

L'anti-féminisme et la censure font bon ménage quand le reflet de ce qu'ils sont et non de ce qu'ils prétendrent être leur est tendu après un billet baignant dans l'insulte envers Wildo c'est au tour de
Marianne censurée par Maxime Pisano pour son article les gros miso du PS

Ah! J"allais oublier apparemment certains s'autocensurent eux-même... il ne faudrait pas trop que cela s'ébruite auprès des rexponsables du parti une telle misogynie, ni auprès des sympatisant/e/s et militant/e/s, soyons-le en toute hypocrisie, c'est ça la politique, juste une stratégie?!..Du carton pâte et derrière la crasse.

Je fais référence ici aux propos de Wildo concernant un article commis par MC au sujet de la condamnation de Bernard Cantat, cautionnant son crime en réclamant plus de clémence envers ce meutrier qui pour lui était une victime, vous remarquerez combien MC à l'art de renverser les rôles!
Mais suite à l'indignation de féministes, les élections approchant, il s'est fait tirer les oreilles par la hiérarchie socialiste et s'est vu contraint de retirer son torchon...

Le comportement des casiques du PS nous en avait offert leurs plus grandioses effets lors de la campagne présidentielle envers Ségolène Royal, la récidive est pathologique c'est chez eux un état chronique le patriarcat, comment alors s'affirmer de gauche, leur anti féminisme étant l'antithèse des valeurs de justice, des notions d'égalité, de respect, de proctection et défense des plus faibles et des opprimés qui la sous-tendent, comment ? Je vous le demande...

sémaphore

nb : lire

Salo ou les 120 jours de Sodome - Pasolini avait du cœur. Et vous ?


« CLIENTS », ACHETEURS :

VOUS ETES LES PRINCIPAUX COUPABLES, VOUS ETES LES « PROSTITUANTS »

Sans acheteurs, pas de « marché aux femmes », pas de réseau proxénètes, pas de jules.

Clients : sachez que les prostituées sont dégoutées par vous, par ce que vous leur demandez de faire.

Clients : le SIDA, les MST, c’est par vous qu’ils sont propagés aux femmes prostituées et aux autres.

Vous êtes des esclavagistes, et des assassins, mais rassurez vous, aucune prostituée ne vous le dira …

source : le C.E.R.F http://www.c-e-r-f.org/prostitutioncasserlemarche


mercredi 26 mars 2008

Agressives nous ? par les chiennes de garde

Agressives, nous ?

par les chiennes de garde

http://www.chiennesdegarde.com/

Nous avons la pêche, nous sommes libres de nos mots et de nos mouvements. Agressives ? Après tout, pourquoi pas ? Les femmes
sont restées si longtemps sur la défensive : il est temps d’assumer l’agressivité que nous refoulons et de l’exprimer, mais non dans
un sens destructeur. Nous nous affirmons, mais sans avoir besoin
de nier l’autre. Nous nous construisons dans le respect de nous-mêmes
et de l’autre. Nous disons NON à la violence machiste.
Nous existons par nous-mêmes, avec notre propre violence, canalisée,
alors que les machos n’ont pas encore appris à maîtriser la leur.

Pourquoi donc faudrait-il « tuer » la violence en nous ? Elle se trouve
en chaque être humain. Nous avons tous des désirs, des instincts,
des révoltes : autant de violences possibles, que nous exprimons,
que nous contrôlons ou que nous refoulons plus ou moins.

A-t-on jamais taxé d’agressivité les membres de la Ligue des droits
de l’homme ou les militants d’associations qui luttent contre le racisme
ou contre l’antisémitisme ? Pourquoi un tel tollé quand des femmes
osent demander qu’on respecte leur dignité ?
L’agressivité n’est pas chez nous, mais chez les machos !

Nous, Chiennes de garde, nous montrons les crocs, pour impressionner
les machos, pour nous faire respecter, pour défendre des femmes insultées.

ATTENTION ! Grrrrrrrrrrr… ! Nous pourrions faire mal si nous étions très
en colère, si nous ne nous contrôlions plus. Imaginez qu’il existe des
Chiennes enragées, très dangereuses. Imaginez qu’elles soient dirigées
par une terrrrible cheffe de meute, qui décide de s’attaquer aux machos criminels, ceux qui battent, qui violent, qui tuent des femmes, des faibles. Imaginez qu’elle lance son horrrrible cri de guerre : « Sus aux machos !
Lâchez les Chiennes ! Ksssss kssss ! Mordez-les ! Pas de quartier ! »
STOP ! C’était un cauchemar. Revenons aux Chiennes de garde,
si pacifiques ! Ouf ! Nous ne sommes pas des Chiennes méchantes,
mais nous ne sommes pas non plus de braves chiennes bien gentilles,
qu’on fait rentrer à la niche avec un susucre. Nous disons :
« J’aboie, donc je suis… féministe et solidaire. »
Et attention, les machos !

mercredi 19 mars 2008

Piranhas Sexistes... - Le parti socialiste a besoin d'un leadership fort

Piranhas Sexistes

Après la vague bleue, la vague rose ...


Ce dessin d'Emelire en préambule...

Certes, ce sont toujours les mêmes poissons ...que la soif du pouvoir adjointe à la misogynie ambiante poussent à exprimer leurs hypocrites argurties politiciennes!

Ainsi dans cet article (ici) publié dans le Monde, Jean-Chistophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, se dit hostile à la "présidentialisation" du parti socialiste, mais qui compte-t-il duper ?...

Il ne s'agit que de faire obstacle à la candidature de Ségolène Royal et de rendre "présidentiable" DSK, rien de moins!

Ce soit disant "reconstructeur" jette son pavé dans la marre...celle des Piranhas Sexistes, si, si, c'est la nouvelle appellation du Parti Socialiste!

Fort heureusement, il est d'autres discours, d'autres arguments qui soutiennent au sein du PS une position diamétralement opposée car remporter les élections en 2012, c'est une échéance qui doit se préparer dès à présent comme le souligne Jean-Michel Normand du NPS (Nouveau Parti Socialiste).

Qu'elles sont-elles les marges de manoeuvres des maires dans l'opposition pour rendre la vie de chacun de leurs concitoyens plus respectueuse de leurs droits ?

Qu'elle sera leur autonomie à faire progresser la justice sociale baignée dans les eaux glacées d'un capitalisme arrogant, n'ayant de cesse de démanteler les acquis sociaux âprement obtenus, du droit à l'éducation à celui de la santé et du travail ?..

Aussi,oui, importe-t-il que le parti socialiste se rassemble autour de la candidature fédératrice de Ségolène Royal, l'intégrité des valeurs qui l'anime est le blason de sa future élection, n'en déplaise aux misogynes sectaires, (c'est un pléonasme!), n'en déplaise à leurs manigances de boutiquiers!

...Soit un nouvel Epinay!

sémaphore

Le Congrès d'Épinay est le nom courant donné, depuis 1971 au "Congrès d'unification des socialistes", qui a eu lieu du 11 au 13 juin 1971 au gymnase Léo Lagrange de la ville d'Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Ce congrès légendaire voit habilement François Mitterrand, nouvel adhérent du mouvement, en devenir premier secrétaire sur ligne d'union de la gauche et candidat naturel à la prochaine élection présidentielle.
(source wikipedia)

Le parti socialiste a besoin d'un leadership fort

Découvrez les réponses de Vincent Peillon interrogé par le journaliste Jean-Michel Normand dans Le Monde daté du mercredi 23 janvier 2008.

source : Nouveau parti socialiste
http://nouveau-ps.teikhos.fr/delia-CMS/presse/zoom/article_id-1277/topic_id-99/le-parti-socialiste-a-besoin-d-un-leadership-fort.html

Partisan de Ségolène Royal, comment pensez-vous que le Parti socialiste doive aborder la question de son leadership ?


Se développe l'étrange thèse selon laquelle il ne faudrait surtout pas installer à la tête du PS un leader ayant une relation forte avec les Français ! C'est la thèse la plus dangereuse que l'on a jamais inventée. Si la gauche ne veut pas renoncer à exercer à nouveau un jour le pouvoir national, elle doit au contraire se préoccuper de se mettre en ordre de bataille pour 2012. Tout le monde semble maintenant convenir que nous avons besoin d'un nouvel Epinay. Qui peut penser que cela pourra se faire un an avant l'échéance électorale ?

Et peut-on croire sincèrement qu'on pourra trancher les débats qui doivent l'être, faire respecter la discipline nécessaire, conduire les réformes d'organisation, préparer un projet, mettre en oeuvre une stratégie de rassemblement et s'opposer efficacement sans un leadership fort ? Construire ensemble un nouvel âge du socialisme sera la condition de nos victoires futures. Après cinq années de Sarkozy, le pays en aura bien besoin.


Quel sera le contenu de la "nouvelle offre politique" que propose Ségolène Royal ?


Nicolas Sarkozy est lui-même le symptôme d'une crise, son exaspération. C'est la queue de comète d'une Ve République épuisée dont il accentue tous les travers. C'est donc à la gauche et singulièrement aux socialistes qu'il appartiendra de résoudre cette crise qui touche non seulement notre modèle social mais aussi notre modèle économique.

Il faut à la fois en finir avec la préférence française pour les inégalités et avec nos faiblesses économiques. Comme aux moments clés de notre histoire, aux débuts de la IIIe République avec les premières lois sociales, après la seconde guerre mondiale avec le Conseil national de la Résistance, il faut poser des actes forts et fondateurs : investir dans la formation, la recherche, dans notre jeunesse, opérer une révolution fiscale, libérer les énergies, favoriser les PME, les services, l'économie solidaire, réformer les instruments de l'action publique, redéfinir la négociation sociale, les droits sociaux. Définir un New Deal à la française. C'est le sens plein qu'il faut donner à la VIe République.


Pour l'instant, on voit mal les contours de votre future majorité au sein du PS.


C'est plutôt bon signe ! Car cela signifie peut-être que cette majorité ne résultera plus de l'addition statique de petits bouts de courants, éternel réarrangement du passé qui immobilise le parti, mais sera le produit d'une dynamique nouvelle enfin tournée vers l'avenir et vers les Français.

Propos recueillis par Jean-Michel Normand

samedi 15 mars 2008

Préventorium de l'androlecte au canton de Vaud... (Parce que je le vaux bien!)



"Tous les moyens de l’esprit sont enfermés dans le langage, et qui n’a point réfléchi sur le langage n’a point réfléchi du tout."

Alain, Propos sur l’éducation

Préventorium de l'androlecte au canton de Vaud... (Parce que je le vaux bien!)

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le masculin l'emporte ?

Vous êtes-vous questionné sur la domination masculine s'immisçant dans le langage même, donc dans cette pensée qui nous constitue, car pouvons-nous penser sans les mots ?

Aussi cette brève est-elle édifiante sur
l'androlecte, sur la terreur de toute féminisation du pouvoir.

Cette note démontre une prise de conscience qui cependant ne s'actualise pas de manière radicale mais frileusement s'énonce en nota bene, lâchement pourrais-je ajouter!
La justification peut-elle trouver grace à mes yeux quand il serait si aisé d'y remédier!

Alors l'auteur de cette note du canton de Vaud a beau jeu de préciser que les élus sont aussi des élues!
De surcroît, il est fier de lui!

Elles pourraient lui rétorquer ces "invisibles" :
-Nous ne sommes pas des veaux! Tout d'même et nous aurions pu éviter cette explication en étant prises en considération, ne serait-ce que linguistique.

Ce n'est pas une note! C'est un préventorium!
Etre une femme n'est pas une maladie, que je sache!
En dépit de toutes ces estrapades grammaticales, nous ne renoncerons à nous affirmer!.. Bien au contraire!

...It's a long way!...L'image de Sisyphe me revient inlassablement...

sémaphore


Les sexes s’invitent dans… le règlement du Conseil!

source : http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/detail_vaud/(contenu)/204783

UNE PREMIÈRE

Les élus ont accepté, mardi soir, d’inscrire dans leur règlement interne une étonnante note de bas de page historico-féministe. Elle explique pourquoi seul le masculin est utilisé dans le texte.

JULIEN MAGNOLLAY | 12 Mars 2008

«Au Moyen Age, les formes féminines et masculines cohabitaient dans les textes. Par la suite, la forme masculine s’est imposée comme «universelle», ce mouvement se faisant parallèlement à la constitution des professions et à l’exclusion des femmes de nombre d’entre elles (…).»
Une thèse sur l’étude des genres? Non. Une petite partie de la première note de bas de page du nouveau règlement du Conseil communal! Cette note a été rajoutée mardi soir dans la nouvelle mouture du règlement interne du plénum. Il doit s’agir d’une première dans un texte aussi sec qu’un règlement d’un organe délibérant. «Je reconnais que c’est assez original, mais je suis très content», lâche Jean-Michel Dolivo, l’auteur de cette note de bas de page et membre d’A gauche toute!

Le texte de la note en intégralité

L’histoire de la langue française nous démontre que les mots, tout comme la grammaire, ont été le reflet de l’état de la société, en particulier du statut que femmes et hommes y avaient. Au Moyen-Age, les formes féminines et masculines cohabitaient dans les textes. Par la suite, la forme masculine s’est imposée comme « universelle », ce mouvement se faisant parallèlement à la constitution des professions et à l’exclusion des femmes de nombre d’entre elles.
Au cours du XXe siècle, de nombreux changements sociaux sont intervenus, notamment en ce qui concerne l’acquisition par les femmes des mêmes droits politiques que les citoyens masculins. Ne pas traduire ces changements sociaux dans le langage signifie non seulement qu’ils ont été rendus invisibles, mais participe à l’exclusion par le discours d’une partie de la population.

Cela – en particulier dans un règlement communal – n’est pas souhaité, car un tel document doit concerner l’ensemble des citoyennes et des citoyens. Bien que les recherches récentes en linguistique soulignent que la présence des formes masculines et féminines dans un texte ne l’alourdit pas et qu’il n’est pas plus difficile d’accès, nous avons privilégié – dans le présent document – la forme masculine, qui doit être comprise comme englobant les femmes et les hommes. Ce sont donc des élues et des élus qui sont membres du Conseil communal, au sens des articles 1 et suivants du présent Règlement.

mardi 11 mars 2008

« La femme a le droit de monter à l’échafaud ..."

« La femme a le droit de monter à l’échafaud ; elle devrait aussi avoir le droit de monter à la tribune. »

Olympe de Gouges

Se doutait-elle, Olympe, de la prémonition contenue dans sa déclaration ?

La misogynie qui conduisit à l'exécution de cette femme de lettres et femme politique, auteure de pièces de théâtre revendiquant son abolitionnisme fervent pour la cause des noirs, rédactrice de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, cette misogynie là sévit toujours et encore, entendez-la aboyer dès qu'une femme exprime la revendication de ses droits, de son autonomie, de sa liberté.

Entendez son mépris dès qu'une femme se donne les moyens de pouvoir abolir des pratiques séculaires réduisant les femmes à l'esclavage sexuel.

Écoutez sa rage dès qu'une femme brigue les plus hautes fonctions d'un état.

Non, la misogynie n'a pas disparu, chaque jour les journaux se font l'écho de ses méfaits, ses ravages, ses ignobles injures, ses infâmes salves, sa criminelle barbarie!

sémaphore

samedi 8 mars 2008

Hillary Clinton et les primaires américaines - Fini, tout cela (bis) par Robin Morgan [extraits]

Hillary Clinton et les primaires américaines - Fini, tout cela (bis)
par Robin Morgan

Source originale : "Goodbye To All That (#2)".
http://www.womensmediacenter.com/ex/020108.html


Finies donc, les conversations au sujet de la cicatrice la plus profonde de notre pays, l’esclavage, où personne n’admet que l’esclavage tout court et l’esclavage sexuel existent encore aujourd’hui aux États-Unis et ailleurs dans le monde, et que la majorité des esclaves sont des femmes.

Les femmes ont été la cible de haine à cause de leur sexe/race/origine ethnique/religion ; elles ont été violées, battues, envahies dans leur esprit et leur corps et forcées à enfanter ; elles ont toujours été majoritaires parmi les pauvres, les analphabètes, les handicapés, les réfugiés, les soignants, les séropositifs/sidéens, les impuissants. Nous avons survécu à l’invisibilité, au ridicule, aux intégrismes religieux, à la polygamie, aux gaz lacrymogènes, au gavage, à la prison, à l’asile, au sati, au purdah, aux mutilations génitales, aux bûchers dressés pour les sorcières, aux lapidations et aux tentatives de gynocide.
Nous avons tout essayé : les appels à la raison, la persuasion et la surqualification, pour apprendre après tous nos efforts que nos difficultés n’avaient rien à voir avec un manque de compétence. Nous savons qu’à l’époque où nous vivons, les femmes perçoivent le monde différemment des hommes - bien qu’elles ne le perçoivent pas nécessairement toutes de la même façon - et qu’elles peuvent gouverner autrement, comme en témoignent Elizabeth Tudor (8), Michèle Bachelet (9) et Ellen Johnson Sirleaf (10).

Finie, ma patience pour les jeunes femmes qui, pour s’attirer l’approbation des hommes, s’empressent de montrer qu’elles ne sont pas des féministes (du moins pas de celles qui menacent le statu quo), qui ne peuvent pas s’identifier à une femme candidate qui n’a pas peur du pouvoir (le vilain mot !), qui craignent que leur copain ne les regardent de travers si elles disent du bien de Hillary. Et que répondre aux femmes frileuses de tout âge qui, encore une fois, ne se sentent pas à la hauteur et boudent Hillary sous mille prétextes : « Et si elle n’avait aucune chance d’être élue ? » ou « Et si le féminisme était dépassé et que nous avions déjà l’égalité ? ». J’ai envie de leur citer une formule magnifique de Harriet Tubman (17). Quand on lui a demandé comment elle avait réussi à sauver des centaines d’esclaves afro-américains grâce à l’« Underground Railway », la filière d’évasion qu’elle avait mise en place pendant la Guerre civile américaine, elle a répondu avec amertume : « J’aurais pu en sauver des milliers - si seulement j’avais pu les convaincre qu’ils étaient esclaves. »

Lire, dans son intégralité, cet article magistral sur Sisyphe :
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2912

notes :
8. Elizabeth Tudor (1533-1603) : reine d’Angleterre, fille d’Henry VIII et de Anne Boleyn.
9. Présidente de la République du Chili depuis le 11 mars 2006.
10. Présidente du Libéria depuis le 23 novembre 2005.
17. Harriet Tubman est une abolitionniste qui, après avoir échappé à l’esclavage, a accompli treize missions pour sauver 300 esclaves en utilisant le réseau militant des abris sécuritaires, appelé "le chemin de fer clandestin".

jeudi 6 mars 2008

Beauvoir revue et corrigée par castor


Beauvoir revue et corrigée par castor
source : http://blogfeministe.skyrock.com/

"On ne naît pas femme, on le devient"... En écrivant cette phrase Beauvoir n'était peut-être pas conscience de toutes les remises en question auxquelles elle allait ouvrir la voie. Il faut croire que cette petite phrase a encore du mal à être avalée, presque soixante ans après. Quand elle est réellement comprise (car elle donne souvent malheureusement lieu à un contresens).

Il y a quelques semaines, Le Figaro publiait un article opposant Sagan à Beauvoir. Que Le Figaro s'en prenne à Beauvoir, qui n'a cessé pendant toute sa vie de dire du mal de la droite, ce n'est pas surprenant. Mais la malhonnêteté intellectuelle a des limites. Comparant les manières d'écrire des deux auteures, Le Figaro qualifie la phrase sus-citée de "plate" puis cite une phrase ampoulée de Sagan pour écraser Beauvoir. Je copie-colle le chef d'oeuvre :

L'idéologie ou la vie ? Incontournable, le célèbre : « On ne naît pas femme, on le devient », du Deuxième Sexe. On ne fait pas plus plat, passe-partout. Chez Sagan, la première phrase de Bonjour tristesse plante déjà la grâce de son style (« Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse »), mais celles qui suivent ne sont pas mal non plus : « C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie en moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres. » La grande classe.

C'est tellement ridicule que ça en serait drôle si ce n'était pas écrit sérieusement. La phrase de Beauvoir, plate, passe-partout ? On peut ne pas adhérer à ce que sous-entend cette phrase, on peut ne pas la comprendre, mais je ne crois pas qu'on puisse y être indifférent-e.
Que disait Benoîte Groult, déjà ?

"Paradoxalement, c'est peut-être de l'excès même de simplicité de son style, de ce désir maintes fois exprimé chez elle de répudier toute afféterie, toute recherche du brillant, du sensationnel, qu'est née sous sa plume cette phrase dont la violence dans la brièveté confine au génie. On signifie difficilement plus en si peu de mots."

Voilà une autre vision de cette petite phrase au style "plat" et "passe-partout" qui a changé la vie et la vision du monde de tant de personnes, à commencer par les miennes...

Mais il y a d'autres manières, plus sournoises, de s'en prendre à Beauvoir. Julia Kristeva a répété à longueur d'interviews radiophoniques ou dans la presse, ou au dernier colloque sur Beauvoir, les mêmes propos. Selon elle, avec "les avancées de la biologie" (lesquelles ? Elle ne le précise pas...), la phrase de Beauvoir n'est plus d'actualité. Plus vicieux encore, Julia Kristeva s'appuie sur la vie de Beauvoir pour contredire les thèses de celle-ci : la vie sexuelle de Beauvoir et Sartre prouverait "la divergence des désirs sexuels masculin et féminin" (depuis quand Sartre est-il représentatif de tous les hommes, et Beauvoir de toutes les femmes ?).

Danièle Sallenave, qui a publié récemment un livre consacré à Beauvoir, Castor de guerre, a, elle, déclaré à plusieurs reprises, des trucs du genre : "Contrairement à ce qu'on affirme, Beauvoir n'a jamais nié la différence entre les hommes et les femmes ! Au contraire, elle a écrit qu'elle n'avait jamais été mécontente d'être une femme, et même qu'elle s'en réjouissait !". Certes, certes. Mais pourquoi Mme Sallenave oublie-t-elle de préciser que pour Beauvoir, les différences entre hommes et femmes - hormis les différences biologiques - étaient d'ordre culturel et non naturel ? Qu'est-ce qui peut bien valoir à Beauvoir ce petit lifting essentialiste, sinon de la malhonnêteté visant à aseptiser sa pensée anti-essentialiste ?

Beauvoir en entretien avec Francis Jeanson (extrait de Simone de Beauvoir ou l'entreprise de vivre) :

"on fait de moi tant de choses ! (...) il est certain qu'il y a des quantités de fausses interprétations de mon féminisme. Seulement, celles qui sont fausses à mes yeux, ce sont celles qui ne sont pas radicalement féministes : on ne me trahit jamais quand on me tire vers... le féminisme absolu, si vous voulez."

Il n'y a pas que les fesses de Beauvoir qui ont été revues et corrigées en couverture du Nouvel Observateur : ses idées finissent par être mal comprises, ou déformées volontairement, à l'aide de phrases citées en dehors de leur contexte, de malhonnêteté intellectuelle cherchant à déconsidérer les idées défendues par Beauvoir en prétendant que celle-ci n'aurait pas vécu en accord avec ses propres convictions (le livre Beauvoir dans tous ses états
http://blogfeministe.skyrock.com/article_1224461500.html
évoque plusieurs articles dans la presse usant de procédés malhonnêtes de ce style). Malheureusement Beauvoir n'est plus là pour répondre elle-même aux personnes qui, en prétendant l'attaquer ou la comprendre mieux que les autres, dissimulent leur conservatisme. Mais que l'on ne se méprenne pas, les féministes radicales qui ont su faire prospérer les thèses de Beauvoir n'ont pas dit leur dernier mot.

vendredi 22 février 2008

Mensonge : affirmation contraire à la vérité faite dans l'intention de tromper. par Nicolas

Mensonge : affirmation contraire à la vérité faite dans l'intention de tromper. par Nicolas
source : http://chezpapito.over-blog.com/article-14725944.html

Un mot suffit pour caractériser le pouvoir en place confronté au "problème" des sans-abri. Et cette tromperie parfaitement ficelée nous est servie sur plusieurs tableaux.

Il y a d'abord l'hypocrisie électorale : Nicolas Sarkozy s'est fait élire sur une promesse d'éradiquer la pauvreté et de permettre à tout homme d'avoir un logement ; ce qui semble un impératif pour la cinquième puissance mondiale. Pourtant, les choses n'ont pas changé depuis l'élection du Président-people.

Il y a ensuite fourberie de l'action : le gouvernement de droite à fait voter une loi de "Droit opposable au logement" qui n'est qu'un simulacre d'avancée sociale, une invention tautologique visant à noyer le vrai problème.

Il y a également sournoiserie de la communication présidentielle. Madame Boutin affirme qu'il y a assez de solutions d'urgence pour les SDF, c'est faux. Bénévole pour les restos du coeur depuis quelques mois, j'ai pu discuté hier avec un bénéficiaire, Patrick, âgé de 41 ans. SDF depuis dix ans, il n'essaie plus le 115, le Samu Social étant incapable de lui proposer un logement quand les nuits sont trop froides. Pourtant, cet homme refuse de rester dans le métro, depuis une agression nocturne - vol des papiers et du seul bien d'un SDF : ses habits. Alors, quand on entend une Ministre de la République abuser, tromper, mentir, mystifier, fabuler, il faut dénoncer. Se faire entendre, remettre en cause notre système qui laisse crever de faim les plus pauvres. D'autant plus que Madame Boutin n'hésite pas à dénigrer le travail des associations et des bénévoles - dont je fais partie. Interviewée lors d'une visite dans un centre d'urgence de la Croix-Rouge, et revenant sur l'intervention musclée des CRS sur le parvis de Notre-Dame (samedi dernier), elle affirme sans sourciller que la Croix-Rouge fait un travail souterrain indispensable et beaucoup plus efficace que les protestations des Enfants de Don Quichotte - entre autres. Toujours cette détestable stratégie gouvernementale de la division.

Mais, face à la misère de ces gens, et alors que le gouvernement continue à faire la sourde oreille, ne faut-il pas hausser le ton et jouer à armes égales - action d'éclats et utilisation intensive des médias ?

mercredi 20 février 2008

@gmc..(mes commentaires ne s'affichant pas!)

gmc po/étriqué!!!-
Voyez, moi aussi je sais manier le compliment!
Voyez combien j'apprécie la civilité de nos échanges!
Par retour, je puis être moi aussi méprisante et injurieuse ; mais ce n'est pas là l'image que je souhaite donner du féminisme, ni de moi-même!
Et puis surtout mon féminisme n'est pas une image sur papier glacé, mon féminisme est viséral!
Ne vous y trompez pas ces visères là ne sont pas lobotomisées !
Le quotien émotionel n'est pas décérébré, bien au contraire, les synapses sont de la partie!
D'ailleurs pourquoi vouloir opposser, réduire, être dans le déni constant quand les femmes se mettent à revendiquerleurs droits ?...
Je reviendrai sur toutes les contradictions internes de vos propos!
La première : si je ne sais lire alors pourquoi m'inviter à la lecture de vos textes?..
Je vous trouve d'une très vive cohérence!

L'importance que vous accordez au féminisme en quoi cela diminuerait-il son importance, son caractère primordial à mes yeux ?
C'est vous donner beaucoup d'importance!

Vous considèreriez-vous comme le mètre voire le maîîître étalon des valeurs à défendre, drapé dans votre arrogante bouffissure?...

Faites attention vous allez éclater!
"Eparpillé au quatr'coins de Paris façon puzzle!"

Voilà bien un symptôme phallocrate dans toute sa délétère splendeur !

Sémaphore

dimanche 17 février 2008

Sémaphore @ gmc : Réponse à un commentaire antiféministe primaire

@ gmc Réponse :
son commentaire :http://archipelrouge.blogspot.com/2008/02/une-guerre-contre-les-femmes.html

« Ventiler votre mal-être un peu partout »
…Dois-je perdre mon temps à vous répondre ?...
Je lis la presse cher monsieur, sachez le !
Quelles sont vos sources concernant l’infanticide, pour quelqu’un qui écrit pourquoi avoir choisi ce terme de « hit parade », allez faire votre play-list ailleurs !
Si vous lisiez la presse, les articles concernant l’infanticide vous y apprendriez qu’ils sont la résultante de la violence faites aux femmes, de femmes pris dans l’étau déstructurant d’un univers perversement phallocrate.

Bien souvent ces femmes infanticides ont été violées, abusées sexuellement, ont subi l’inceste.

Oui, les mères maltraitantes existent mais en quoi cela devrait avoir une incidence sur la dénonciation des violences envers les femmes ?

Les hommes subissent-ils le même sort ?
... Vous devez convenir avec moi qu’il n’en est rien, si ce n’est les homosexuels qui dans nos sociétés hétéronormées peuvent eux aussi être victimes de violences sexuelles. Le seul fait d’être née femme fait de nous des victimes potentielles et c’est bien de cela dont il s’agit.

Votre condescendance « sur l’étendu des connaissances sur la masculinité » n’a d’équivalent que votre faiblesse argumentaire, certains hommes peut-être « font » des enfants, comme vous le mentionnez si bien, ceux là même abandonnent la mère et l’enfant, généralement!

Parlons plutôt de ceux qui veulent des enfants, non pas parce que c’est la règle, l’usage, la norme, mais bien parce que ce désir correspond à un désir profond attaché au sentiment amoureux qu’ils éprouvent pour une femme dans sa singularité. Or nous savons que bien souvent la femme fut et est encore considérée seulement comme un ventre qui doit procréer pour que perdure un nom, pour que soit transmis l’héritage, avoir un fils bien évidemment, qui sera le « bâton de vieillesse ».

Cependant des pères sachant être des papas attentionnés, attentifs, affectueux partageant biberons et heures de veilles avec leur compagne cela existe aussi, fort heureusement.

Le congé parental pour paternité est très récent, combien sont-ils à le demander ?

Puisque vous êtes un homme, donc si je comprends bien expert omniscient dans ce domaine pourquoi ne nous avez-vous fait part de cette si importante question, « pourquoi les hommes font des enfants ? »
Je vous rappelle tout de même que ce n’est pas tout seul… au cas où…, bien que je me demande si pour vous la femme n’est pas quantité négligeable !


Il est vrai que des femmes transmettent des valeurs machistes, je ne vais pas vous apprendre le cas des exciseuses, ce sont ces valeurs androcentrées qu’ils nous faut combattre et lutter pour l’éradication des mutilations infligées au nom de coutumes ancestrales.

Les études sur la violence conjugales ne se limitent pas à la seule violence physique comme vous le soulignez, sans les avoir lu vraisemblablement, la violence psychologique est aussi incriminée, la dévalorisation, l’humiliation, la manipulation, les propos injuriant, les menaces sont aussi dénoncés et pas seulement dans le cadre restreint de la cellule familiale.

En outre vous citez ce chiffre de 73 femmes mortes des suites de violences conjugales comme si cela importait peu, 73 femmes mortes ce n’est rien, votre discours est à l’image de l’odieuse hégémonie patriarcale réagissant bien peu face l’effroyable réalité des femmes battues, savoir qu’il ait fallu attendre 1992 pour obtenir une loi reconnaissant la violence conjugale et la punissant comme telle en soi est assez criant, non ?

Vos propos « soi-disant » éclairés, mais surtout « savamment » méprisants ont le mérite de m’inviter à m’exprimer autrement que part l’intermédiaire d’articles dont vos œillères, sans doute, entravent la lecture !

Alors selon vous le féminisme serait l’expression de « l’avidité » et de la « névrose » de la gente féminine ?

Sachez que des hommes s’affirment proféministes ; certes, si je suis avide c’est avide de changements, d’évolution radicale face à cette névrose androcentrée, féminicide, oui !.

Les féministes luttent contre le viol, la prostitution, la pornographie, les mutilations sexuelles, contre toutes violences et offenses endurées par les femmes.

Contre cette nécrose genrée, les féministes luttent !

"Bien trop de femmes dans bien trop de pays parlent la même langue : le silence." Anasua Sengupta, historienne indienne (extrait de Silence)

Sémaphore


Ps : j’ai lu quelques uns de vos textes dont « investigation sexuelle » pourtant je ne veux lui faire de publicité, interdite devant les premiers mots « le viol advient quand la plaie est offerte » recherchez-vous un effet de style par la friction de termes aporétiques où sont-ce les scories de votre « vidange insouciante », rencontrée dans ce même texte !

vendredi 21 décembre 2007

Quand je pense que je vais devoir m’acquitter de la redevance...

Quand je pense que je vais devoir m’acquitter de la redevance...
Publié le 21 mai 2007
par mauvaise herbe
sur http://www.archipelrouge.fr/spip.php?article47


La doxa libérale continue d’articuler son règne incontesté et incontestable sur l’ensemble de nos chaines, pas de répit, voilà qu’à peine sortis de table , ils nous re-concoctent leur tambouille indigeste : matraquage de sondages (force est de constater que l’ump est le bon choix puisque celui du plus grand nombre) ; Dénonciation quasi quotidienne de l’assistanat : ces rmistes et chomeurs feignasses et parasites...
L’oligarchie financière poursuit dans ses tribunes l’infusion de cette si pratique opposition idéologique : Travailleurs/profiteurs Pendant que les inégalités quant à la répartition des richesses atteignent des sommets d’indécence, comme il est confortable d’orienter l’opinion derrière l’index accusateur devant lequel les victimes deviennent les responsables de ce déséquilibre toujours plus profond ! Cela présente de toute évidence plus d’intéret que de dénoncer les patrons qui touchent plus de cent fois le salaire de leurs employés. Bien-sûr certains osent désigner l’aberration des parachutes dorés, mais il s’agit là d’un epiphénomène, un excès ponctuel.
Pendant que se bâfrent amphitryons et convives la machine médiatique déroule l’arsenal de l’intoxication et conditionne nos esprits domestiques à cracher sur "les chiens" dont la subsistance dépend des miettes qui tombent de la table.
"Travaillez plus pour gagner plus" à défaut d’émanciper nos esprits émancipons l’accès pour tous aux écrans plasma ! Bref.

Dandi alias mauvaise herbe