Affichage des articles dont le libellé est Nouvelles Technologies. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nouvelles Technologies. Afficher tous les articles

mercredi 23 avril 2008

Quand la mobilisation et les pétitions ont raison des intentions discriminatoires

Michèle Alliot-Marie suspend le logiciel Ardoise

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé de "suspendre" l'expérimentation du logiciel de police "Ardoise" jugé discriminatoire par les associations LGBT, les partis de gauche, certains syndicats de policiers et après avoir été interpellée par la Commission Informatique et Libertés.
source : e-illico.com

mardi 22 avril 2008

Warning Big brother the return - Logiciel Ardoise: SIGNEZ LA PETITION


Logiciel Ardoise: SIGNEZ LA PETITION

En réaction au logiciel ARDOISE qui prévoit de fusionner les fichiers de police et de gendarmerie, l'Unals diffuse une pétition demandant le retrait des rubriques qu'elle juge discriminatoires
.
Nous appelons les associations, syndicats et personnalités à soutenir cette action en en envoyant: le nom de l'organisation, le nom de la personne et la fonction à contact@unals.org

Lire le document (... en savoir plus)

source : http://www.unals.org/

lundi 21 avril 2008

Nouvelle taxe internet : Merci Monsieur Sarkozy...

Merci Monsieur Sarkozy...

par Mis Pompadour, le 4 avr. 08

Voici une bien mauvaise nouvelle que je viens de lire sur le blog de Libération. La Commission d'Albis qui s'occupe des taxes pour le droit à la copie privée vient de valider une nouvelle taxe qui je pense ne va pas vous faire plaisir.

Après les disques durs, les cartes mémoires, les téléphones mobiles et j'en passe, celle-ci fera entrer en vigueur d'ici la fin du mois, une taxe sur la connexion internet. Oui, vous ne rêvez pas !!

La commission part en effet du principe que tous les gens utilisent Internet pour s'échanger des fichiers soumis à copyright et va donc appliquer une taxe similaire à celle que nous avons actuellement sur les supports vierges de type CD ou DVD.

Le montant de cette taxe est d'ailleurs connu et dépendra de votre

vitesse de téléchargement. En effet, les andouilles experts ont constaté que plus l'internaute était loin du relais téléphonique (DSLAM), moins celui-ci téléchargeait vite. Ca sera donc moins cher pour lui.

Pour calculer le surplus que vous devrez payer, il suffit donc de connaître la distance qui vous sépare du DSLAM et la taux d'affaiblissement de la ligne (en db)

Chez moi c'est 1175 mètres et 17,54 db et cela me fait 67 euros d'augmentation sur l'année.

Il faut donc diviser cette distance par l'affaiblissement pour connaître l'augmentation de votre abonnement. Cette taxe sera prélevée sur l'année, ce qui selon la commission reste correct pour tous les ménages.

Chez une amie, ça fait 3002 / 39,69 = 75 € d'augmentation sur l'année.

Pour exemple si elle fait le calcul pour sa connexion actuelle, elle s'en tire pour à peu près 68 euros alors qu'elle a une meilleure connexion que l'exemple pris ci-dessus…Elle devrait donc payer plus mais non…

Et pire, si elle fait le calcul par rapport à son ancienne connexion encore plus mauvaise (elle était à 4300m auj. elle est à 2010m),

Elle obtient un prix annuel de 81 euros.

Moralité les experts ont fait des calculs complètement faux, et plus vous avez une mauvaise connexion, plus vous paierez…

Logique Mr Sarkozy (je le cite car c'est quand même lui qui est à la base de cette taxe) !

Si vous voulez connaître votre distance au DSLAM et votre taux d'affaiblissement, allez faire un tour sur le site http://www.degrouptest.com/

Pas moyen de négocier car cette taxe sera automatiquement débitée

par votre fournisseur d'accès internet le 1er Mai et elle concerne tous les FAI sans exception.

Quoiqu'il en soit, voilà encore une loi qui ne résoudra pas le problème du piratage mais qui permettra juste à l'État de nous taxer encore plus sans que nous puissions dire quoi que ce soit. ..

A bon entendeur…

dimanche 20 avril 2008

Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !

Non à l'utilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales !

Non au profilage catégoriel demandé par Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur !

Non au retour du fichage !

pétition ici

Montpellier, le 14 avril 2008

Depuis plusieurs semaines, le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) reçoit des témoignages alarmants de policiers et de gendarmes au sujet du projet du Ministre de l'Intérieur de remplacer le logiciel LRP (Logiciel de Rédaction de Procédure) et le logiciel STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) par le logiciel ARDOISE (Application de Recueil de la Documentation Opérationnelle et d'Informations Statistiques sur les Enquêtes).

Ce nouveau logiciel « Ardoise » reprend toutes les fonctionnalités des logiciels LRP et STIC mais à une différence notable et problématique, il prévoit de renseigner des caractéristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur dans une procédure.

Ainsi le policier ou le gendarme peut préciser dans la rubrique « Etat de la personne » les informations suivantes « homosexuel », « transsexuel », « handicapé », « sans domicile fixe », « personne se livrant à la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituée », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupéfiants », « permanent syndical »

La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre d'une procédure ; cette fiche sera consultable sur toute le territoire national par les forces de l'ordre, et notamment à chaque fois que cette personne aurait à faire à elles.

Nous partageons le malaise de nombreux policiers et gendarmes ; comme eux, nous avons du mal à saisir l'intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage.

Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre.

Sans remonter à la période sombre de la Seconde Guerre Mondiale pendant laquelle des membres de certaines minorités furent fichés et déportés, nous voulons rappelons le fichage (par les brigades mondaines) et le harcèlement policier subi par de nombreuses personnes (notamment homosexuelles) des années 50 aux années 70.

Il a fallu l'élection de François MITTERRAND à la Présidence de la République en 1981 pour que l'homosexualité soit dépénalisée par le Ministre de la Justice Robert BADINTER (loi du 5 août 1982) et que les fichiers d'homosexuels soient détruits à la demande expresse du Ministre de l'Intérieur Gaston DEFFERRE.

Nous n'accepterons pas que Michèle ALLIOT-MARIE autorise l'utilisation de ce logiciel car il peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire.

Le Collectif contre l'homophobie (C.C.H.) saisit ce jour
- La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations)
- La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés)
- La CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme)

Par ailleurs nous lançons un appel solennel à toutes les organisations de défense des droits de l'Homme, à tous les syndicats, à toutes les autorités morales et philosophiques, à tous les parlementaires pour qu'ils s'engagent contre le logiciel ARDOISE.

Nous demandons à Michèle ALLIOT-MARIE, Ministre de l'Intérieur de surseoir à l'application de ce logiciel litigieux et problématique.

Nous demandons au Premier Ministre et au Président de la République de nous recevoir afin d'évoquer ce problème.

Hussein BOURGI
Le Président
06 89 81 36 90


Informations sur le logiciel ARDOISE
Dans le cadre du programme de formation organisée par la Direction de la Formation de la Police Nationale,
Livrable en octobre 2006, puis en février 2007, le logiciel ARDOISE a pris du retard dans sa finalisation.
Officiellement, cette application est destinée tant à la rédaction de procédures qu'à l'aide à l'enquête ou aux statistiques.
Ce logiciel a été expérimenté à Ecully au sein de la Direction Centrale de la Police Judiciaire.
Un plan de communication accompagnant le lancement du logiciel Ardoise était prévu grâce à un film et un diaporama.
La formation continue a ciblé 4 groupes (enquêteurs, chefs de service, chefs de groupes ou d'unités, gestionnaires et administrateurs fonctionnels) représentant 90.000 personnes.
Les modules de formation se font par groupe de 8 agents, ils durent entre 2 et 3 jours selon les départements.
Le logiciel ARDOISE devait être utilisé au premier trimestre 2008 mais son entrée en application vient d'être reportée au mois de mai 2008.


Source :
De: CCH MTP <collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>collectifcontrelhomophobie@hotmail.com>


Collectif contre l'homophobie (C.C.H.)
Association loi 1901 fondée en 1997
9 rue Joachim Colbert - 34000 Montpellier

Merci de diffuser abondamment cette information autour de vous !

dimanche 13 avril 2008

L’ âme et le corps par Giancarlo Livraghi

L’ âme et le corps
JPG - 6.5 ko

Publié le 13 septembre 2007,
par Sémaphore

L’ âme et le corps

(se connaître sur le net)

disponibile anche in italiano available also in English disponible también en español auch in deutscher Sprache erhältlich disponível também em português polska wersja jezykow prezent si in romaneste imeetsia i na russkom iazyke

sur le site http://www.gandalf.it/garbugli/ame.htm

Text italien de Giancarlo Livraghi gian@gandalf.it – Février 1997

Traduit en français par Alessia Ambrosini et Sabine Centi – Novembre 1999

Ces dernières années, j’ai connu plus de gens sur le net que de n’importe quelle autre façon. Certaines de ces rencontres sont devenues de vraies amitiés. Pas toutes directement. Au travers du net, j’ai connu des personnes ; par celle-ci, j’en ai ensuite rencontré d’autres... mais c’est le net qui est à l’origine. Parfois ces personnes vivent très loin de moi (pour nous rencontrer, il nous foudrait un voyage) ; parfois elles sont près de moi, mais sans le net on ne se serait jamais aperçu l’un de l’autre. Il nous arrive, de temps en temps, de parler ensemble de cette façon de se connaître. Et le sujet est fascinant, pour plusieurs aspects.

On rencontre une personne qu’on ne peut ni voir ni toucher. Avant de la voir, on connaît ses pensées, son caractère et sa personnalité. Un rapport, un intérêt réciproque, un échange d’opinion et d’émotions naissent ; le désir de se rencontrer se fait de plus en plus grand ; et un jour, finalement, on se voit. La question rituelle est : « Est-ce que je suis si différent de comment tu m’avais imaginé ? »

En bref, on se connait de façon inverse à celle habituelle : d’abord l’âme et puis le corps. Il n’est pas vrai que si on se voit avant, et puis qu’on se parle, on se connaît mieux. Souvent la rencontre physique est déviante ; elle cache ou rallentit la connaissance avec l’âme et l’esprit. Il y a des gens qui se fréquentent depuis vingt ans, peut-être dorment-ils dans le même lit, mais ils ne se connaissent pas vraiment. « Ma femme (mon mari) ne me comprend pas », excuse classique des infidèles, ce n’est pas seulement un mensonge. Le rapprochement physique n’est pas nécessairement dialogue et compréhension ; mais il peut même devenir un obstacle.

Des choses curieuses et intéressantes arrivent sur le net . Il y a des personnes qui, dans leurs messages, m’ont parlé d’elles-même avec grande sincérité, partageant leurs émotions, confessant leurs doutes et leurs sentiments – doutes et sentiments qu’elles hésiteraient probablement à me dire si nous étions “physiquement” dans la même pièce. Souvent l’absence du corps n’éloigne pas, mais elle raproche ; comme si se dépouiller des défenses dans un monde de mots, apparemment abstrait, était moins embarrassant, moins risqué que quand on se regarde dans les yeux. Il y a un certain type de magie dans cette rencontre d’âmes libres, qui seulement plus tard s’incarnent. Quand nous rencontrons la personne physiquement, nous en avons déjà une image intérieure ; notre façon de la percevoir est différente, parce que quand nous regardons le “dehors”, nous savons déjà ce qui est à l’“intérieur”.

Je ne veux pas dire que la rencontre, d’abord sur le net et puis physiquement, soit toujours mieux que le contraire. Parfois c’est une expérience meilleure et plus riche, parfois pas. Mais ce n’est pas une façon plus faible ou “artificielle” de se rencontrer, comme les personnes qui n’ont jamais été sur le net peuvent imaginer. Sans doute, c’est une expérience nouvelle et intéressante. Il est extraordinaire de découvrir comment une personne peut se révéler par sa façon de s’exprimer, de réagir, de dialoguer ou de rester en silence. Il est fascinant de découvrir le caractère, le style, la personnalité de quelqu’un que nous n’avons jamais vu ; et, ensuite, de vérifier, quand on se rencontre, à quel point notre image correspondait à la réalité. D’habitude on ne se trompe pas. Parfois, l’aspect physique peut nous surprendre, mais presque toujours le caractère et la personnalité sont exactement comme nous l’avions perçu.

Ceci pourrait être un bon remède à une certaine tendance qui donne trop d’importance aux apparences. Aujourd’hui, on vit dans une culture des images : d’un côté à cause de l’emphase qu’ on donne à l’aspect extérieur, de l’autre à cause de la télévision ; on risque souvent de penser qu’une personne soit “ce qu’elle semble” ; que l’apparence physique, même la façon de s’habiller, soient l’identité.

Peut-être un jour le net perdra-t-il sa magie. Avec une largeur de bande beaucoup plus grande que celle que l’on a aujourd’hui, peut-être se recontrera-t-on sur l’écran ; de nouveau l’aspect régnera, et d’une forme encore plus perverse, parce qu’ une image projetée est souvent plus construite que le contact physique direct. Mais jusqu’à ce qu’ on continue à “se rencontrer” par des mots et pensées, nous aurons le privilège de connaitre d’abord l’âme et puis le corps. Et ensuite – quand on se sera rencontré – selon les cas on pourra choisir que se dire directement ou par téléphone, et que s’écrire.

Ceci n’est pas une chose totalement nouvelle. L’histoire est pleine d’amis et d’amants qui s’envoyaient des lettres et des messages, même s’ils se fréquentaient souvent. Combien de fois deux amoureux sentent le besoin de s’échanger de petits billets doux, bien qu’ils se voient chaque jour ?

Mais l’art de l’écriture était en train de disparaître, dans un monde de téléphones. Avec le net nous l’avons redécouvert. Souvent, on écrit des choses simples, même stupides ; on plaisante ou on ne parle de rien en particulier. Qu’est-ce qu’il y a de mal à cela ? C’est une façon pour unir nos âmes, pour partager nos pensées, ce qui a une valeur en soi, sans considération des contenus.

Probablement la raison la plus importante, pour laquelle j’aime être sur le net, est celle-la : il me permet d’être “plus humain”.