Affichage des articles dont le libellé est discriminations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est discriminations. Afficher tous les articles

lundi 14 juillet 2008

EDVIGE, à quand le port du triangle rose?... [court-métrage]


Edvige
envoyé par trescourt


Contre ce fichage systématique digne des sinistres heures du gouvernement de Vichy, bien sur ce fichage là existait déjà de manière très officieuse, les RG agissant dans l'ombre car l'aveu de ces pratiques sournoises vont à l'encontre du respect de la liberté individuelle et des lois informatique et libertés.

Aussi, tant que nous avons encore la possibilité de clamer notre désaccord indignons-nous et signons cette pétition.

De surcroît, le fichage des mineurs dès l'âge de 13 ans accroît le caractère scandaleux d'une telle mesure, faissant fi des droits de l'enfant!

Ne les voyez-vous pas ces miradors qui se profilent?...
Cette main mise sur les médias ne vous rappelle-t-elle rien?...
L'élimination souhaitée du milieu associatif ne vous terrifie-t-elle pas?...

sémaphore

ps : lire l'article très documenté de samie louve Fichés or not fichés...

nb : une proposition de lecture d'une fiction dont la réalité nous menace
http://oceania55.canalblog.com/archives/2008/07/07/9845276.html#comments

pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux

Signer la pétition
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que :

état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

  • exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de Surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

  • sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

  • s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

  • source : http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/index.php
  • dimanche 13 juillet 2008

    Une campagne très machiste par Alex Vicente...et cela continue!!!

    Leurs railleries sexistes n'ont de cesse de sévir, cette volonté de ternir la réputation de Ségolène Royal, de ridiculiser sa légitimité sur la scène politique est bien pitoyable!

    Lire à titre d'exemple les minables propos de Laurent Wauquiez, alors que la réalité de l'existence d'un cabinet noir à l'Elysée est corroborré par Leila Bouachera qui en a fait les frais, toute UMPiste qu'elle est! Son appartement a lui aussi été visité, elle qui n'hésitait pas à dire pendant la campagne présidentielle combien Nicolas Sarkozy représentait « un réel danger pour la démocratie ». (ndlr : je poserai l'article)

    Leur tentative d'intimidation n'ayant eu pour effet de museler ses désirs de propositions politiques et de dénonciation du système sarkozyste, ils la font taire en noyant sa juste vindicte par leur imbuvable soupe médiatique

    Mais les convictions qui l'animent lui donnent la force de rester la tête haute, le panier de crabe est par ses soins décortiqué.

    De conserve leurs insultes seront réduites en miettes!

    Leur fourberie passée à la moulinette!

    Puissent-ils être les arroseurs arrosés aux yeux de l'opinion enfin dessillés!

    Le courage de cette femme n'est plus à démontrer, tous les Poltrons Sexistes de son propre parti n'exhibent que leur jalousie en mal d'ambitions personnelles.

    Sémaphore




    C'était ce matin sur France-Info et sur i-télé.

    Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi a ironisé sur les récentes déclarations de Ségolène Royal au sujet du cambriolage de son appartement:

    "Je trouve que Ségolène Royal, ça devient un peu de plus en plus "Les Malheurs de Sophie". Un coup elle se plaint d'être cambriolée, un coup d'être écoutée..."

    Et Laurent Wauquiez d'enfoncer le clou:

    "Elle parle d'elle-même, elle ne parle pas de son projet pour les Français, je l'entends sur son appartement, son téléphone portable, son emploi du temps..."
    Dites, vous avez déjà lu, "Les Malheurs de Sophie"?
    source: Le Figaro

    ________________________________


    Une campagne très machiste

    nb : mes remerciements @ je voudrais vivre libre et égale pour cette contribution

    source : Nos voisins nous ont à l'œil

    Est-ce que les Français sont prêts à élire une femme présidente ? Probablement pas, vu que les derniers propos de Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal n’ont suscité aucune polémique dans l’opinion. La vive riposte de sa rivale aux attaques qu’il dirigeait contre elle serait «une forme d’hystérie», a-t-il affirmé. Un choix sémantique qui n’est pas hasardeux : jusqu’au XIXe siècle, on croyait que c’était le déplacement de l’hystera (l’utérus, en grec classique) qui provoquait les symptômes de cette névrose extrême et, bien entendu, exclusivement féminine.

    Pour le candidat portant virilement le costume du chef de tribu, parler d’hystérie devient un moyen de mettre en évidence l’incompétence de son adversaire, car son instabilité la rendrait inéligible à la présidence, cette fonction réservée aux hommes providentiels.

    Une geste si peu subtil ne devrait pas passer inaperçu. Et pourtant, personne n’en parle. Même pas Royal, peut-être parce qu’on continue à considérer qu’analyser ce sexisme au quotidien est très exagéré. Bref, une autre forme d’hystérie. Voici un des principaux facteurs qui aident à fortifier les inégalités : ne pas en parler, se convaincre que tout est déjà réglé. Même si l’occasion est unique pour le dénoncer, de rares articles sont consacrés à ce problème. Où sont Julia Kristeva ou Hélène Cixous quand on en a besoin?

    Jeserai Souvent, pour une femme politique, la stratégie pour imposer le respect était d’effacer sa féminité, à la manière de Margaret Thatcher, d’Angela Merkel ou de Condoleeza Rice. Ou bien de s’associer aux segments de pouvoir exclusivement masculins, comme Michèle Alliot-Marie ou (précédemment) la présidente chilienne Michelle Bachelet, attachées à la Défense.

    Royal a choisi un autre chemin, étant certaine que les Français sont prêts à lui emboîter le pas. J’en doute. Si Bayrou entend le bruit d’une ambulance, se perd dans son discours, s’excuse puis recommence, comme il l’a fait la semaine dernière à Nîmes, c’est seulement de la fatigue, ou un lapsus. Si c’est Royal, c’est le symptôme de sa profonde incompétence. Si Sarkozy se trompe quand il prononce un discours qu’il n’a pas lu avant, c’est tout à fait normal. Si c’est Royal, c’est clair qu’elle «récite des fiches cuisine», dixit DSK. D’ailleurs, aurait-elle la même légitimité naturelle que M. Bayrou si elle possédait deux tracteurs et affichait son origine campagnarde en permanence ?

    Rassurez-vous : ceci n’est pas une critique destructrice faite aux Français, comme celles qui ont provoqué dans ce blog des réactions du genre «Tapez à votre porte». En Espagne, les choses ne sont pas mieux. L’année dernière, la vice-présidente Teresa Fernández de la Vega a été ridiculisée par le porte-parole parlementaire de la droite, qui rigolait parce qu’elle s’était habillée avec une robe traditionnelle africaine lors d’une visite officielle en Mozambique. «Vous aimez bien de vous déguiser», a-t-il dit. Elle a choisi de quitter la salle. Un erreur : face aux insultes, il aurait fallu tenir bon. Ségolène tiendra-t-elle?

    • Alex Vicente •

    http://europeens.blogs.liberation.fr/voisins/2007/04/une_campagne_tr.html

    mercredi 2 juillet 2008

    Evelyne Rochedereux, Attirances [extraits]

    "Qui pense encore à vous, Mademoiselle Az, antiquaire dans ma petite ville chez laquelle j'allais (...), accompagnée de mon copain Loïc ? Nous étions l'un et l'autre fascinés par le décor, lui par les meubles et objets anciens dont elle prenait le temps de nous conter l'histoire, moi par le costume-cravate et la coupe à la garçonne de cette femmes imposante, à la voix si douce, qui nous accordait plus d'attention qu'aucun autre adulte. (Moi) je pense encore à vous, car vous avez été, lorsque j'avais dix ans, la première image de notre différence."

    (...)

    "Etes-vous encore vivante Mademoiselle Fx, prof de gym au lycée ? (...) La qualité de votre enseignement, la gloire qui vous entourait (internationale de hand-ball et de volley) ne vous protégeaient pas de l'ostracisme de vos collègues, ni du harcèlement de la surveillante générale (laquelle voyait d'un mauvais œil la passion que vous vouait l'une de ses nièces). Vous faisiez "salle de gym à part", la seule prof partageant votre espace et affichant sans vergogne son amitié pour vous, étant, et ce n'était certainement pas un hasard, une femme juive, rescapée des camps de la mort. Les autres profs préféraient s'entasser à quatre dans une salle séparée, de peur d'être assimilées à votre réputation de femme ayant "des mœurs spéciales" et de côtoyer votre allure de jeune garçon, toujours en pantalon et semelles de crêpe, cheveux en brosse. (...) À la manière dont vous étiez traitée, nous avons appris ce qu'était la discrimination."

    Evelyne Rochedereux, Attirances

    lundi 23 juin 2008

    Lesbophobie, une intolérance qui ne fait pas de bruit

    Lesbophobie, une intolérance qui ne fait pas de bruit

    par MARIE-JOËLLE GROS

    source : Libération.fr
    le vendredi 16 mai 2008

    «Lesbophobie» reste un mot absent des dictionnaires. Pourtant, on parle souvent mal des lesbiennes, quand on en parle. Beaucoup restent invisibles. Même dans la communauté homo, elles sont reléguées au second plan, derrière les gays.
    Etre femme et homosexuelle, est-ce une double discrimination ?



    Sur la ligne d’écoute téléphonique de SOS Homophobie, les femmes témoignent beaucoup moins que les hommes - un appel sur cinq en moyenne. La lesbophobie serait-elle anecdotique ? L’association a souhaité prendre la mesure d’un phénomène qui mêle homophobie et sexisme, souvent à bas bruit. Son «enquête sur la lesbophobie», rendue publique aujourd’hui , est une première. Il existe aussi très peu d’études sur les lesbiennes.

    Un questionnaire a été diffusé à travers divers canaux (salon Rainbow, festival de cinéma lesbien, presse, sites Internet, etc.). A l’arrivée, 1 793 questionnaires, remplis par des femmes assez jeunes (neuf sur dix ont entre 18 et 49 ans), vivant majoritairement en Ile-de-France (61 %), et souvent en couple (60 %). La lesbophobie n’y apparaît pas comme un mot vide de sens : 57 % des sondées l’ont déjà subie. Le plus souvent dans la famille (44 %), mais aussi parmi un groupe d’amis (24 %) ou au travail (24 %).

    «Quand est-ce que tu te maries ?»

    En famille, les mères, surtout, semblent avoir d’immenses difficultés à admettre l’orientation sexuelle de leur fille, les pères arrivant en seconde position. Peut-être parce que c’est à leurs mères que les filles révèlent en premier leur homosexualité. «J’espère que tu ne deviendras jamais homosexuelle» , invite celle-ci, en voyant que son ado collectionne exclusivement les posters d’actrices et de chanteuses : aucun homme sur les murs de sa chambre.

    Faux-amis

    Près d’un quart des femmes sondées ont raconté l’incompréhension de leurs ami(e)s, ainsi qu’une forme de rejet. Etonnant : les copains, des gens qu’on a choisis, paraissent a priori plus ouverts que la famille. Découvrir qu’ils ne peuvent concevoir une sexualité différente de la leur fait d’autant plus mal. Ainsi ce témoignage, livré avec un questionnaire : «Ma meilleure amie a prononcé ces mots : "j’ai horreur des lesbiennes".»

    Curiosité urbaine

    Dans la vie quotidienne, des lesbiennes font parfois l’attraction. «Etre filmée dans la rue parce que j’embrasse une fille, ça donne vraiment l’impression d’être une bête de foire», témoigne l’une d’elle. La rue reste essentiellement le lieu de toutes les insultes et provocations, suivie des transports. Souvent, c’est le couple lesbien qui attire l’attention : parce que les femmes se tiennent par la main, ou s’enlacent. Dans l’étude, celles qui souffrent de ces situations ont souvent moins de 25 ans, et sont parisiennes. Pourquoi ? A Paris, elles se sentent peut-être plus libres de leurs gestes sans choquer. Peut-être aussi parce que ceux qui s’en prennent à elles se savent, eux aussi, anonymes dans la ville.

    Placards à «goudous»

    Rumeurs, moqueries mais aussi refus de promotion et mise au placard. Au travail, les lesbiennes qui ne jouent pas sur le registre de la séduction entendent parfois parler des autres femmes ainsi : «Elle, c’est une femme. Une vraie».

    Que dire au bureau ? «Ce qui m’est le plus difficile, c’est de devoir simuler une vie hétérosexuelle sur mon lieu de travail : mes collègues seraient capables de ne plus voir mes compétences, mais seulement mon orientation sexuelle» , témoigne l’une des sondées. Et comme il est impossible de tout cacher (comité d’entreprise, sécurité sociale, etc.), 7 % d’entre elles ont eu l’agréable surprise de se faire «outer» par un collègue.