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mardi 6 janvier 2009

le petit prince a dit...


“
Les grandes personnes aiment les chiffres.
Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel.
Elles ne vous disent jamais :
« Quel est le son de sa voix ?

Quels sont les jeux qu’il préfère ?
Est-ce qu’il collectionne les papillons ? »
Elles vous demandent :
« Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ?

Combien gagne son père ? »
Alors seulement elles croient le connaître.
Si vous dites aux grandes personnes :
« J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… » elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison.
Il faut leur dire : « J’ai vu une maison de cent mille francs. »
Alors elles s’écrient : « Comme c’est joli ! »
”

Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince


le businessman

mercredi 31 décembre 2008

TRIBULATIONS D'UN RÊVEUR ATTITRE - ABDELLATIF LAÂBI

TRIBULATIONS D'UN RÊVEUR ATTITRE

Ce n'est pas une affaire d'épaules

ni de biceps

que le fardeau du monde

Ceux qui viennent à le porter

sont souvent les plus frêles

Eux aussi sont sujets à la peur

au doute

au découragement

et en arrivent parfois à maudire

l'Idée ou le Rêve splendides

qui les ont exposés

au feu de la géhenne

Mais s'ils plient

ils ne rompent pas

et quand par malheur fréquent

on les coupe et mutile

ces roseaux humains

savent que leurs corps lardés

par la traîtrise

deviendront autant de flûtes

que des bergers de l'éveil emboucheront

pour capter

et convoyer jusqu'aux étoiles

la symphonie de la résistance

ABDELLATIF LAÂBI

dimanche 7 septembre 2008

Cojienda flores

Concha Benedito, "Cojienda flores " 1999

samedi 6 septembre 2008

Reconnaissance tardive de la femme compositrice par Pascale François


Sancta Cecilia, Guido Reni

Ne fréquente pas la femme musicienne,
de peur que tu ne sois pris dans ses rets.

(L'Ecclésiastique, IX, 4 ; IIe siècle avant J.-C.)

Aujourd'hui, les femmes occupent dans la vie musicale une place qu'on ne peut plus ni passer sous silence, ni minimiser, ni juger dilettante ou énigmatique. Elles font, en ce début de XXIe siècle, tout naturellement partie prenante des concerts d'avant-garde. Il suffit pour s'en persuader de remarquer la présence lors d'un festival de musique contemporaine comme Ars Musica de Betsy Jolas, Sofia Goubaïdulina, Kaija Saariaho,... Il est un fait que de nombreuses créations, considérées comme révolutionnaires et innovatrices dans la nouvelle musique, sont l'oeuvre de femmes ! Il n'en a pas toujours été de même, loin s'en faut.

Alors que les femmes de lettres, les poétesses sont connues depuis les temps les plus reculés, les compositrices, à de rares exceptions près et pas nécessairement à ce titre là (femmes troubadours, Hildegard von Bingen, Alma Mahler...) restent dans l'ombre. En effet, tout le monde connaît Madame de Sévigné. Qui connaît Elisabeth Jacquet de la Guerre, compositrice hardie qu'applaudissait le Roi Louis XIV ? Toutes deux ont évolué et brillé au même siècle.

L'absence des femmes se vérifie, en général, dans le monde artistique et scientifique : que ce soit en musique, en sculpture (Camille Claudel mise à part), en architecture, en philosophie, en biologie, en physique (hormis Marie Curie), en médecine, ou encore, dans l'histoire des découvertes géographiques, de l'exploration, des inventions... Mais revenons au sujet qui nous occupe.

Pourquoi cette division sexiste du travail musical ?

Pourquoi avoir réservé aux hommes la création, la composition et la direction d'orchestre et avoir cantonné les femmes dans le rôle de "servantes" de la musique, qu'elles soient joueuses d'épinette en famille, cantatrices ou "demoiselles" professeurs de piano ?

La compositrice passe pour une exception, une erreur de la nature, d'où cette citation du Dr Johnson Samuel, linguiste anglais du XVIIIe siècle :

"Une femme qui compose, c'est un peu comme un chien qui marche sur ses pattes de derrière. Ce qu'il fait n'est pas bien fait, mais vous êtes surpris de le voir faire".

Pascale François

source : http://www.lamediatheque.be/travers_sons/fc_02.htm

vendredi 29 août 2008

Les introuvables lesbiens


Romaine Brooks, self-portrait, 1923


Un site où je vous invite à musarder, vous y découvrirez des oeuvres qui ne sont plus éditées et des auteures passées sous silence.

Fort belle initiative!
Je laisse la parole à sa conceptrice.

semaphore

UN BLOG POUR ELLES

source : http://romanslesbiens.canalblog.com/archives/01__accueil/index.html

Pourquoi ce blog ?
Parce que je ne veux pas que la mémoire se perde !!!
Je vous ouvre ma bibliothèque, car ces ouvrages sont quasiment impossibles à trouver en librairie, et difficilement en bibliothèque publique.
Pourtant le corpus littéraire lesbien est un état des lieux tout à fait éloquent de la perception de l'homosexualité féminine à travers les siècles. A ce titre, poésie, théâtre, roman... font partie de notre histoire. Ils révèlent le difficile passage de l'invisibilité à la visibilité. Parfois, ce n'est même plus de la sociologie c'est quasiment de l'ethnologie !

Les ouvrages lesbiens du XVIIe au XXe siècle naissant - O ironie ! O paradoxe ! - sont majoritairement écrits par des hommes. Pourquoi ? mais parce que seuls les hommes avaient droit à la parole, les femmes étant muselées (voire lobotomisées) par le patriarcat dominant.

Jusqu'au XXe siècle largement entamé, les seules qui ont vécu leur homosexualité à visage découvert et qui se sont exprimées en toute liberté n'ont pu le faire QUE parce qu'elles étaient financièrement indépendantes. Ainsi, les auteures lesbiennes (jusqu'au début des années 1930) sont soit de riches héritières (Renée Vivien ou Nathalie Barney) soit des actrices ou des "cocottes" (Liane de Pougy, Emilienne d'Alençon...).

Les auteur-e-s
Il faut donc lire ces ouvrages avec beaucoup d'humour et de distance. Bref,
un régal de énième degré !!!... Mais c'est de la mémoire, vous dis-je :
• mémoire d'une perception toujours diabolisée du lesbianisme par une hétérosexualité sûre de son bon droit et toujours prête à condamner la différence ;
• mémoire de celles qui signent leur oeuvre d'un nom d'homme pour vaincre l'ostracisme, ou de celles qui transposent une histoire d'amour tribadique en une histoire hétéro pur jus ;
• mémoire de celles qui ne se cachent pas, mais qui restent marquées dans leur tête par la culpabilité judéo-chrétienne ;
• mémoire de celles qui non seulement ne se cachent pas mais revendiquent, à la manière Fin de siècle, leur sapphisme...

Cela dit, ces ouvrages prouvent au moins une chose : à la fin du XIXe, l'identité lesbienne commence à exister. Un "statut" - bien qu'essentialiste - lui est reconnu. La lesbienne n'est pas une erreur ponctuelle de la nature, elle se reproduit...

Comment fonctionne le blog ?

• Régulièrement, j'ajouterai des oeuvres extraites de ma bibliothèque et saisies de mes blanches mains. En règle générale, j'arrive à intégrer un livre par mois.

• [presque] Tous les ouvrages proposés en pdf sont dans le domaine public (pour ceux qui ne le sont pas, je vais attendre de me faire taper sur les doigts pour les supprimer de ce blog !).

samedi 14 juin 2008

Ateliers portes ouvertes, saison 3#



L'association "Sur les toiles" organise la troisième édition des « Ateliers portes ouvertes »
Samedi 14 et Dimanche 15 juin de 15 h à 20 h,
25 plasticiens montpelliérains confirmés ont accepté de jouer le jeu, 17 lieux seront ouverts à tous (gratuitement et sans réservation).
Les artistes se tiendront à votre disposition dans leur atelier respectif,
pour vous présenter leur lieu de création ainsi que leurs dernières œuvres.

Amis, curieux, amateurs, collectionneurs venez nombreux
!
Tous les renseignements sur : http://associationsurlestoiles.vox.com

nb : N'hésitez pas à vous rendre rue de la Valfère, au n°24, à pousser la porte de l'antre d'une artiste à découvrir si vous avez su garder votre regard d'enfant... Quant à ces chers petits monstres, ils se feront un plaisir de vous y accompagner. Sylvaine Jenny sait leur parler.
Marie-antoinette ne veut pas manger sa soupe (voir dans illustrations : Facéties & Enfantillages):
son site : http://pagesperso-orange.fr/grandahu/book.html



mobile, Bertrand Lecointre

jeudi 5 juin 2008

Le dimanche 15 juin 08 Réunion POST-MARCHE : CONSOLIDONS LES LIENS


illustration Camille Le Gendre

REUNION POST-MARCHE : CONSOLIDONS LES LIENS

La marche de nuit est un moment fort.
Pour prolonger la mobilisation de nos énergies, retrouvons-nous le lendemain dans un espace d'échange,
dimanche 15 juin à partir de midi
à la Maison Ouverte
17 rue hoche, 93100 montreuil.
Metro mairie de montreuil
ligne 9

(En sortant du metro prendre la rue Pasteur puis la rue Hoche sur la gauche)

Venez avec vos productions écrites (revues, tracts, flyers...) ou autres, nous partagerons contacts, idées et projets.

source : http://marchedenuit2008.blogspot.com/

dimanche 20 avril 2008

INTERRUPTION : Une pensée pour Marianne




INTERRUPTION de l'image...(texte défilant)


Après un accouchement sous burka,
Marianne revient à elle,
égale à elle-même!...

La censure sexiste n'aura pas le dernier mot!

La blogosphère misogyne n'aura pas le monopole de la parole,
qu'ils se le tiennent pour dit!

Leur communauté thuriféraire* ,
vous la reconnaîtrez au mal qu'ils se donnent à enfiler des genouillères les uns devant les autres, ces très estimés amis...n'est-ce pas, c'est leur maxime...

(Maxime Pisano évidemment!
Cet ardent défenseur de la liberté d'expression dont Marianne connaît le bâillon!...)

L'intox machiste est un long chemin de croix,
AD HOMINEM!...

ME LIBERER ?... JE M'EN CHARGE!

sémaphore

*Mr dagrouik alias Ronald consultera son petit Robert...à moins qu'il ne lui serve pour garder la tête haute!...

Garder la tête haute quand François Hollande censure ses questions, oui François Hollande se lance sur la toile et apparemment, il n'aime ni la critique ni le débat.. est-ce typiquement masculin?...

Nous sommes en droit de nous poser la question...une véritable aptitude pour la censure ces hommes!

Elle semble être leur dénominateur commun!

Ainsi les arroseurs arrosés!

Funeste sort!

Fun est! **

**un très viel adage latin,
de toutes façons, ne me contredisez pas, j'ai toujours raison!
dixit semavox

post-scriptum :

Quant à Wildo elle a pris armes et bagages,

XX ... L ... ailleurs l'herbe est plus verte ! - 12 avr. 2008

son dernier article était sans détour

"Fuck them all"

Ceux qui la connaissent savent où la retrouver...

Aussi cette image m'a-t-elle faite songer tout à la fois à son départ impétueux & à sa référence musicale.


Tony Kew sunrise on Brittas
(zoom : cliquez)

vendredi 11 avril 2008

Serment d'Hypocrite



illustration : Stéphane Bourez

vendredi 28 mars 2008

mardi 11 mars 2008

"Homme, es-tu capable d'être juste ?..." Olympe de Gouges


OLYMPE DE GOUGES

guillotinée

1748 - 1793

Perçue comme hérétique


Olympe de Gouges auteure notamment de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en 1791.

"Homme, es-tu capable d'être juste ?

C'est une femme qui t'en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit.

Dis - moi ? Qui t'a donné le souverain empire d'opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne - moi, si tu l'oses, l'exemple de cet empire tyrannique. Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d'œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends - toi à l'évidence quand je t'en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l'administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef d'œuvre immortel.

L'homme seul s'est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle lumières et de sagacité, dans l'ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la révolution, et réclamer ses droits à l'égalité, pour ne rien dire de plus."

La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne :
http://www.effet-freudien.com/effetfreudien/Femmes/droits.htm

mardi 4 mars 2008

Le Prince Heureux Oscar Wilde


Illustrations Georges Lemoine

" Une petite hirondelle en route vers l'Egypte décide de passer la nuit à l'abri d'une statue dominant la ville.
Couverte de minces feuilles d'or, ses yeux faits de saphirs, un gros rubis ornant le pommeau de son épée, c'était la statue du Prince Heureux.
Le ciel était plein d'étoiles brillantes.
L'hirondelle allait s'endormir quand, soudain, une goutte d'eau glissa sur son aile : la statue pleurait !
Le Prince Heureux pleurait sur les misères de la ville... "

in Le Prince Heureux, Oscar Wilde

Qui a dit que les contes étaient seulement pour les enfants ?...
J'ai une affection toute particulière pour ce court récit, aussi je ne saurais que vous en recommander la lecture.
Un texte...à méditer.
sémaphore

samedi 1 mars 2008

Etre nos propres légendes... Monique Wittig



"Il nous faut dans un monde où nous n'existons que passées sous silence, au propre dans la réalité sociale, au figuré dans les livres, il nous faut donc, que cela nous plaise ou non, nous constituer nous-mêmes, sortir de nul part, être nos propres légendes dans notre vie même..."
M. Wittig
(avant-note à La Passion de Djuna Barnes)

vendredi 29 février 2008

jeudi 28 février 2008

Notre corps nous appartient!




Je vous convie expressément à lire l'article Fous à lier rédigé par Lory.
Les élucubrations des anti-avortements sont un non sens monstrueux!
« Le comble de la torture mentale ! »
Je ne pouvais croire ce que mes yeux lisaient !
Par le déni du choix des femmes à avorter, c’est leur autonomie même qui est visée, leurs droits incompressibles à la liberté individuelle qui sont bafoués.
En invalidant la volonté d’un choix si personnel, si intime, le patriarcat crache son mépris à la face de la gente féminine avec la bénédiction de l’Église!
Leurs intentions mettent en exergue tout le respect qu’ils ont pour cette moitié de l’humanité dont nous sommes, de la manière la plus ignoble qui puisse être !
Les femmes seraient-elles des êtres immatures, sans cervelle aucune, pour que de telles mesures puissent germer dans les leurs, si imbus de leur méphitique toute puissance masculine maladive ?...
Leur dessein est d’une perversité diabolique, torturer un embryon et culpabiliser sa mère, au nom de quoi ?.. De l’amour du prochain peut-être ?...
« Science sans conscience… » le savent-ils ?
« N’est que ruine de l’âme »…Mais d’âme ils n’en ont point !
Ils sont abjects !

Sémaphore

n.b. : Aussi comme nos consoeurs italiennes devrons nous ressortir les banderoles des années 70.
Et leurs slogans !

Oui ! Notre corps nous appartient !
Manifestez votre soutient, signez la pétition italienne Libera donna.

pétition : http://www.firmiamo.it/liberadonna#sign
article : http://archipelrouge.blogspot.com/2008/02/croisade-anti-avortement-ptition-liber.html

mardi 26 février 2008

lundi 18 février 2008

samedi 26 janvier 2008

Sisyphe, un mythe...

dimanche 20 janvier 2008