Affichage des articles dont le libellé est PCF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PCF. Afficher tous les articles

dimanche 11 janvier 2009

La guerre des classes : rencontre avec son auteur François Ruffin ce mardi 13 janvier 09 à Montpellier

« Les hommes combattent et perdent la bataille, et la chose pour laquelle ils ont lutté advient malgré leur défaite. Quand elle advient, elle s’avère être différente de ce qu’ils avaient visé, et d’autres hommes doivent alors combattre pour ce qu’ils avaient visé, sous un autre nom. »
William Morris.

« Ce que la vie m’a révélé,
ce n’est point l’idée socialiste,
c’est la nécessité du combat ».

Jean Jaurès.

extrait du prologue :

Pour me distraire, j’ai tapé « Peillon + lutte des classes » sous Google. Le moteur de
recherche aurait plu aux surréalistes, lui qui permet ces rapprochements incongrus et offre des
liens comme des paquets surprises. Cette fois encore, « 28400 pages en français » se sont
affichées en « 0,23 secondes ». Mais aucune citation recensée, aucune fois où il aurait
prononcé – et se serait prononcé sur – la « lutte des classes ».
J’ai essayé à sa gauche : « Buffet + lutte des classes ».
Rien non plus.
Surpris, j’ai parcouru les discours de la candidate communiste, une bonne dizaine, proférés
lors de la campagne présidentielle 2007. Après vérification : non. Marie-Georges Buffet n’a
pas utilisé une seule fois l’expression « lutte des classes ». Pas même le terme « classe ».
Sans doute a-t-elle reçu des conseils de communicants, qui lui ont susurré qu’il fallait « parler
franc », « direct », « sincère », le « langage du coeur », et que ces machins-là, « lutte des
classes » et compagnie, ça sonnait « vieux jeu », « ringard », « has-been », « pas du tout
tendance ». La candidate du PC gommait son lexique comme on efface des rides, fausse cure
de jouvence par un glossaire rafraîchi. A la place, Marie-Georges Buffet enfilait les détresses
comme des perles : « Je peux vous parler des ouvrières d'ECCE qui viennent de nous faire
part des menaces pesant sur leur entreprise, alors que je peux témoigner de la qualité de leur
travail, des Diebold, qui occupent leur usine, des salariés de l'imprimerie JDC dont la
multinationale donneuse d'ordre ne respecte pas son engagement commercial. Je peux dire ici
au nom des infirmières de l'hôpital Saint Louis leur besoin de temps pour récupérer, tant est
lourde leur tâche. Je peux ici témoigner pour cette femme du 11ème arrondissement de Paris
qui fait vivre sept personnes dans quelques mètres carrés. Elle tient, me dit-elle, pour que ses
enfants fassent des études. J'ai au coeur cette retraitée qui sur le marché, dans ma ville, me
disait sa douleur de devoir aller au resto du coeur », etc. et l’énumération dure encore.
Je lui ai téléphoné pour lui demander pourquoi. Place du colonel Fabien, son attaché de presse
m’a passé son porte-plume, Pierre-François Kochlin :
« Jamais vous n’avez utilisé l’expression ‘lutte des classes’, ni même le mot ‘classe’ ?
-Ah… Oui, possible… Vous me l’apprenez, mais c’est une info… On a dû estimer,
inconsciemment, que le mot en lui-même était… Parce que, pour moi, les conflits de classes,
c’est une évidence, alors quand on dit ‘la droite’, ça suffit…
-Vous avez quel âge ?
-Je vais vers la trentaine.
-Bon, moi je viens de dépasser la trentaine, mais vous voyez, dans notre génération, je n’ai
pas l’impression que l’appartenance à une ‘classe’ relève de l’évidence. Et encore moins
la‘lutte des classes’…
-Je n’avais pas pensé à ça. Mais vous avez raison.
-Est-ce que, bon, je ne veux pas donner de leçons, mais est-ce que en abandonnant les mots,
vous ne participez pas à cet abandon d’une conscience de classe, qui réclamerait d’abord une
prise de conscience ?
-C’est de facto la question que je me posais. Et peut-être que le caractère anonyme des
marchés financiers, les fonds de pension, bon, ça n’est plus le patron avec son cigare…
-J’irais plus loin : en abandonnant ces mots, c’est toute une logique que vous abandonnez. Et
pardonnez-moi, mais justement : il me semble que, dans vos discours, il n’y plus de logique.
Je veux dire, on aligne tout ce qui va mal dans le monde, mais derrière on ne perçoit aucune
analyse…
-Oui, ça c’est un signe de tout ce qu’on a négligé à un moment, et qui est à reconstruire. »
Y a du boulot tant, à mes yeux, son inventaire des calamités terrestres s’avère dépourvu
d’armature intellectuelle. Une dégoulinade de tristesses qui conduit davantage au fatalisme
qu’au combat.
Mais quel combat, au fait ?
Car j’ai relevé une autre absence : pas d’ « ennemi de classe », et pas d’ « ennemi » tout court.
Pas davantage d’ « adversaire ».
Ainsi va la gauche : elle s’émascule. Elle s’effraie de son ombre. Elle se prive de son propre
vocabulaire, pourtant forgé dans la peine. Elle s’interdit de poser un mot sur une chose.
Comment oserait-elle, alors, demain, transformer les choses si elle n’ose pas, aujourd’hui,
simplement prononcer les mots ? 3
« La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter. »
C’est en cherchant « Buffet + lutte des classes » sous Google, donc, que je suis tombé sur
cette phrase de « Buffett ».
Pas Marie-Georges, non Warren.
Deux « t » deux « f ».

notes :

2 Tribune de Vincent Peillon, Nouvel Observateur, « Les chemins de nos ruptures », 23/08/07

3Discours de Marie-George Buffet au Zénith, 23/01/07. Le relevé lexical a été effectué à partir du site Internet
de Jean Véronis, « Technologies du langage » : http://aixtal.blogspot.com/

lien au prologue du livre de François Ruffin

Remerciements au Réveil communiste pour le choix de cet extrait
Oui!..." la gauche s'effraie de son ombre!"..de l'importance des mots, dans un silence sournoisement oublieux est étouffée la réalité de l'injustice sociale, sa source même!

semaphore

Les Amis du Monde Diplomatique
reçoivent mardi 13 janvier à 20h30 au salon du Belvédère au Corum

François Ruffin
pour une conférence-débat autour de son livre La guerre des classes
éditions Fayard
« La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter.»
C’est Buffett qui a formulé ce jugement.
Pas Marie-George, non. Warren.
Deux «f», deux «t».
La première fortune mondiale.

Jamais nous n’aurions osé, nous, prononcer ces mots, «guerre des classes»: par crainte de paraître «archaïques», «simplistes», «manichéens». Et, avec nous, c’est toute une gauche qui s’autocensure, qui s’enlise dans le salmigondis de la «complexité». Toute une gauche avec des chefs qui déguisent leur lâcheté en «courage», leur renoncement en «audace», et qui causent gentiment de «rénovation», de «modernisation» pour mieux masquer leur trahison.

François Ruffin est reporter pour l’émission de France Inter Là-bas si j’y suis et collabore au Monde diplomatique.

le Grain des mots y tiendra étal de librairie
www.legraindesmots.com

jeudi 18 septembre 2008

La fête de l'Humanité vient de se terminer. par Calamity Jack

La fête de l'Humanité vient de se terminer.

Chaleureuse, fraternelle, bigarée, pétillante, elle a rassemblée 600 000 personnes. C'est une fête à la Prévert, pleine d'inventivité, de générosité. C'est une fête du livre (il y en a partout) et des artistes. C'est une fête africaine, maghrébine, cubaine, viietnamienne.... un vrai village du monde brassant sourires et bonne humeur, d'Angela Davis aux potes à Mandela et à la palestine.Un moment de fraternité rare, unique par son ampleur. C'est un foisonnement festif de débats politiques, animés par des communistes, dans des confrontations et des échanges larges et ouverts, qui donne l'image exemplaire de ce que pourrait être une vraie démocratie. Et donc c'est une formidable espérance pour une vraie politique de gauche.
De cela, nos médias n'en disent rien, trop occupés à relayer l'homélie obscurantiste d'un pape menant croisade contre l'émancipation humaine et la liberté de pensée et à pourchasser ses chrétiens progressistes.
Trois images sur la fête, trois mots tirés de leur contexte qui ne veulent plus rien dire.
De ce foisonnement d'idées et d'échanges, rien.
Du discours de Marie-Georges Buffet, abordant l'augmentation des salaires, la casse du secteur public, la défense des sans papiers, la dénociation du fichier Edvige discriminant gays, personnes malades, syndicalistes, pacifistes,militants de gauche et des droits de l'homme, libres penseurs de toute sorte, vous ne saurez rien.
De ses positions pour défendre la palestine, la bolivie, le vénézuela ou pour le retrait des troupes d'Irak pas davantage.

Je vous invite donc, si cela vous chante, à en prendre connaissance pour mesurer la distance abyssale entre ce que disent les médias et la réalité des faits .
Assertion exagérée?
En langage journalistique, on appelle cela vérifier l'info en allant à la source. C'est la base de la démarche d'investigation. Ouvrez cette belle page d'Humanité sur : http://www.pcf.fr/ d'un clic sautez dans l'action pour exercer sa si précieuse liberté de pensée.et profitez-en également, si vous aimez le mouvement, pour visiter les allées de la fête car je sais que nombreux sont ceux qui souhaitaient s'y rendre ou ont la curiosité de la connaître.

Belle journée ensoleillée et musicale à tous.
Rabbi Jacot, c'est mon nom de code en résistance car je suis poursuivi par Edvige!

Calamity Jack

dimanche 7 septembre 2008

Quand l'épistolaire unit les consciences....[Pétition]

Lu sur Ségolène Paris

PS-PCF-MRC-PRG contre la "privatisation" de La Poste

Le PS, le PCF, le MRC et le PRG ont décidé mercredi de lancer une pétition commune contre la "privatisation" de La Poste, lors d'une réunion du comité de liaison de la gauche au siège du Parti socialiste.

Le président du groupe La Poste, Jean-Paul Bailly, a confirmé le 28 août son intention de demander à l'Etat son changement de statut d'établissement public en société anonyme, avec une ouverture de capital. Six syndicats de La Poste (CGT, FO, CFDT, CFTC, Sud et CGC) ont lancé mardi un appel à une grève nationale le 23 septembre contre ce premier pas, selon eux, vers une "privatisation".

Source : AP

Signez la pétition en ligne

source : http://www.humanite.fr/La-Poste-petition-contre-la-privatisation

La pétition lancée par la fédération CGT des télécommunications contre le projet de privatisation de La Poste, a déjà recueilli 50.000 signatures. Téléchargez ci-dessous la pétition en format pdf et faites-la circuler !

Lancée à la mi-juillet, après l’annonce par la direction de la Poste que l’établissement public pourrait être transformé en société anonyme dès 2009, la pétition "Touche pas à ma Poste" a déjà enregistré plus de 50.000 signatures.

Document PDF - 102.3 ko

Selon le syndicat, "de nombreux élus locaux se mobilisent et soutiennent le service public postal par des courriers, des pétitions, (…) la prise d’initiatives en direction des administrés, etc."

"La population affirme partout son attachement au service public postal" et "des luttes se développent déjà là où des bureaux de poste sont supprimés, où les horaires d’ouverture sont réduits, où les tournées de facteurs ne sont pas assurées", indique le syndicat.

Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC) ont déjà convenu d’organiser une "journée d’action nationale" le 23 septembre pour protester contre la "privatisation" du service public postal.

Téléchargez ci-dessous la pétition en format pdf (possibilité de l’imprimer)

Document PDF - 102.3 ko

lundi 24 mars 2008

Triple Oppression & Perspectives féministes

Triple Oppression
& Perspectives féministes

Article paru dans Front Social

http://archivescommunistes.chez-alice.fr/index.html

Le patriarcat est une des trois
contradictions sociales principales!

[Ici vous trouverez deux textes: celui qui suit et qui défend la conception révolutionnaire de la triple oppression, le second qui traite des perspectives féministes tout en expliquant la liaison avec l'antiracisme et l'anticapitalisme.]

Le patriarcat est une notion non seulement sociale, mais également politique et économique. Le patriarcat est en effet une forme de domination, un rapport social, et à ce titre remplit l’ensemble de la sphère sociale des individus, l’ensemble de leur vie.

Mais le patriarcat est-il la seule forme de domination? Que signifie tout d’abord précisément le terme de patriarcat?

Le patriarcat est terme désignant globalement la domination des pères. Il a été repris par les mouvements féministes pour désigner la domination des hommes sur les femmes, domination prise globalement.

Le patriarcat est-il donc la seule forme d’oppression? Il va de soi que non. Le capitalisme en est une aussi, le racisme également. Le patriarcat est donc une forme d’oppression parmi d’autres. Mais, justement, qu’est-ce qu’il fait que le racisme, le capitalisme et le patriarcat sont les exploitations mentionnées, et que d’autres ne soient pas considérées comme aussi importantes? Qu’est-ce qui est à l’origine de ce choix?

Rien n’est arbitraire dans ce choix. Il s’agit d’une analyse scientifique, partant non seulement de l’expérience vécue quotidiennement, mais aussi d’une étude précise des sociétés contemporaines.

Marx et Engels ont ainsi parfaitement montré que les sociétés occidentales sont des sociétés capitalistes, se fondant sur l’exploitation de la classe ouvrière par la bourgeoisie.

Lénine et Rosa Luxembourg ont analysé encore plus précisément ces sociétés à leur stade moderne (" l’impérialisme "), et ce dans le cadre international.

Partant de là, des gens comme Frantz Fanon et Mao-Tsé-Toung ont constaté l’oppression spécifique des peuples du 1/3 monde, et la nécessité d’un parcours spécifique de libération (du colonialisme et du néo-colonialisme).

(ndlr : Mao s'il s'est voulu libérateur devint dictateur responsable d'effroyables répressions totalisant plus de 65 millions de morts, sans compter tous les opposants au régime envoyés dans les camps de travail, sanctionnant toutes divergences à son régime totalitaire, lui-même paradoxalement instigateur de la campagne des Cent Fleurs dans une volonté de s'incrire pour la liberté d'expression... bien éphémère! Sémaphore)

Et, évidemment, parallèlement à ces analyses, des personnes comme Alexandra Kollontaï et Clara Zetkine ont montré l’importance du patriarcat, et au fur et à mesure, les mouvements féministes ont montré la nécessité de considérer l’oppression contre les femmes non comme une contradiction seulement " subordonnée " à la contradiction principale (le capitalisme), mais étroitement imbriquée en elle. Le racisme, le capitalisme et le patriarcat forment une triple oppression, non pas trois oppressions séparées qu’il s’agirait de combattre séparément (cela est impossible).

Qui est oppriméE?

Est-ce que nous voulons dire qu’une lesbienne noire, juive et prolétaire est plus opprimée qu’un hétérosexuel blanc capitaliste catholique?

Tout à fait! Et c’est cela le politically correct: défendre les minorités, reconnaître leurs spécificités, rejeter le principe d’une majorité " normale ". Et en attendant l’égalité, il faut se mettre du côté des oppriméEs.

Il y aura évidemment beaucoup de monde pour refuser cet état de fait, même parmi ceux et celles voulant changer la société dans un sens progressiste. L’esprit " républicain " à la française, grande négateur des minorités au profit d’une " citoyenneté " (tous français! tous beaux!) qui n’est pas ce qui est recherché (l’Egalité dans la différence), a fait beaucoup de dégâts.

A la différence du mouvement révolutionnaire en Allemagne, le féminisme est considéré comme " secondaire ", et les femmes se voient attribuer une " commission " pour parler loin de tout le monde de " leurs " problèmes, ou au contraire sont priés de discuter avec les hommes de " leurs " problèmes (bourreaux et victimes ensemble, sympathique).

Beaucoup d’armes pour beaucoup de Jennifer!

Parlons victimes, parlons bourreaux, justement. " A gun for Jennifer " est un film en ce domaine que toute personne partisane de la cause antisexiste devrait voir et revoir. Car ce film est le résumé de la culture, de l’approche la plus radicale et la plus juste du combat contre le patriarcat.

Le scénario est à la fois simple et compliqué. Une jeune femme arrive à New-York, manque de se faire violer mais est sauvée par un groupe armé de femmes militantes. Elle prend le nom de Jennifer et rejoint le groupe.

Elles interviennent contre les violeurs, selon le bon vieil adage " un homme mort ne viole plus ".

Une violence réactionnaire? Non, une violence révolutionnaire, dirigée contre les dirigeants de la société capitaliste qui en profitent pour attaquer les femmes ou les enfants. Une violence organisée par des femmes issues de la militance révolutionnaire des années 70.

Ce film montre l’ambiance et les difficultés de combattre le système (où ici un aspect fondamental du système: le patriarcat), l’atmosphère et la culture des femmes en lutte. De la scène d’un concert d’un groupe dans la lignée des " Riot Grrrls " à la violence ultrabrutale qui attaque les violeurs là où ça fait mal, où plutôt, là où cela cesse définitivement de faire mal, selon que l’on se place du côté du bourreau ou de la victime.

" A gun for Jennifer " est un film confrontant les hommes à leur propre complicité possible, à la menace que leur domination impose. Et montrent aux femmes, dans le cadre d’une production alternative revendicative, quelle culture de lutte il faut posséder.

Face à la soumission pornographique

A l’opposé des rares films féministes, il y a les films pornographiques. Les films " pornos ", comme on le dit de manière si populaire, ont conquis une place qui semble inébranlable.

Les publicités à caractère pornographiques, où les femmes sont toujours passives, attendant " impatiemment " le sexe des hommes, se retrouvent partout, de magazines humoristiques aux programmes de cinémas, de Nova magazine aux revues pornos les plus hards. Et par " hards ", il faut bien comprendre la violence la plus cru contre les femmes. Les hommes étant insatiables et frustrés, il leur faut pour pouvoir prendre leur plaisir attacher les femmes, les frapper, éjaculer de manière démonstrative sur elles et de manière humiliante... Sans parler des films ayant de plus en plus de succès où les femmes sont accouplés à des animaux (ânes, porcs, porcs... voire des souris).

Dans tous les films ce qui compte c’est l’apologie du pénis, qu’il soit d’un homme ou pas. Même lorsqu’il s’agit de deux femmes couchant ensemble, on peut les voir sucer un pénis en plastique, cherchant à " lui " donner du plaisir (au dépens du leur). N’est-ce pas le fantasme suprême de l’homme hétérosexuel de coucher avec deux filles (alors qu’il est déjà incapable d’en comprendre une!).

La pornographie est de plus une attaque de la sexualité et de l’érotisme, elle aboutit à la perversion en lieu et place de la libération. Le fait que les femmes évitent les films pornographiques est déjà une démonstration pratique de la nature de ces appels à la violence. La pornographie est l’apologie de la domination masculine, de la violence comme possession et domination. Une attitude capitaliste des hommes contre les femmes.

Perspectives féministes

par un groupe féministe autonome

(du Danemark)

" Mourir pour la révolution est un acte d’un coup.Vivre pour la révolution signifie avoir affaire avec la difficulté de changer sa manière de vivre "
Frances M. Beal, féministe noire des USA

Nous vivons dans une époque de cassures. Le monde change rapidement.

Les mécanismes impérialistes et patriarcales d’exploitation et d’oppression changent de formes avec un reflux modernisé à tous les niveaux (de la société). La plupart des courants révolutionnaires dans la gauche et dans les mouvements de femmes sont dans une période de réorientation. Nous avons à trouver de nouvelles voies dans un nouveau monde.

Le monde est aussi devenu plus petit. Cela signifie que les conditions de vie des gens sur la planète sont de plus en plus liées entre elles. Dans cette situation, le plus important devoir du féminisme révolutionnaire est de développer des perspectives d’internationalisme - en théorie et en pratique.

Le développement d’un féminisme révolutionnaire, internationaliste, est une condition préalable pour créer une ouverture générale à des perspectives, des espoirs et des rêves révolutionnaires.

Parce que le féminisme va aux profondes racines de l’histoire de l’oppression et de l’exploitation: le patriarcat. Le patriarcat - c’est-à-dire une culture basée sur les valeurs masculines, le pouvoir des hommes et leur domination (sur les femmes) - est le plus ancien système d’oppression que nous connaissons.

Avant l’impérialisme, avant le capitalisme, avant le féodalisme... Il y avait le patriarcat.

Patriarcat également basé sur une relation toute particulière entre les oppresseurs (les hommes) et les opprimées (les femmes), parce que dans aucune autre relation d’oppression les oppriméEs ne sont aussi fortement liéEs que les hommes et les femmes (c’est-à-dire sexuellement, socialement, économiquement...).

Et le résultat de cela est que nous, en tant que femmes, nous nous regardons avec les yeux et les normes des oppresseurs - et la lutte contre le patriarcat est, en grande partie, une lutte pour se réapproprier notre propre identité, nos propres sensations et notre propre histoire.

A cause des structures du patriarcat, les femmes sont vues comme l’autre sexe, c’est-à-dire: différent, déviant des normes masculines, inférieur.

Les conséquences de cela vont du meurtre, de la violence, du viol et du harcèlement sexuel, à l’élimination, la ridiculisation, l’anéantissement des femmes et de leurs expériences.

C’est ce qu’ont toutes les femmes en commun, parce qu’elles sont des femmes.

Mais il est également important d’être conscientE des grandes différences entre les femmes. Nous ne sommes pas dans le même bateau parce que nous sommes des femmes.

La couturière en Corée, la mendiante à Bombay, la paysanne au Kenya, la chanteuse à Paris et la nurse à Moscou amènent avec elles différentes réalités.

Les femmes ne sont pas unies à cause de leur sexe - les relations de classe, le racisme, l’homophobie contre les lesbiennes, l’exploitation impérialiste des pays pauvres, etc., sont des facteurs qui évidemment créent des conditions de vie très différentes pour les femmes sur la planète.

Ces différences, notre racisme et nos privilèges en tant que femme blanche en Europe, sont très importantEs et doivent être connuEs dans le développement d’un féminisme révolutionnaire, internationaliste.

Nous pensons que l’outil central pour analyser la situation mondiale aujourd’hui, et pour le développement d’une résistance révolutionnaire, est l’analyse et le débat féministe quant à la triple oppression.

La triple oppression est une conception qui brise les dogmes traditionnels de la gauche et analyse les connections et/ou les antagonismes entre les différentes sortes d’oppression que nous affrontons aujourd’hui.

Cette conception a été développée à la fin des années 60 par des féministes noires aux USA et en Angleterre (par exemple des femmes du Black Panther Party), qui avaient pris conscience qu’en tant que femmes elles étaient opprimées par les hommes noirs, et en tant que noires, par les femmes blanches.

C’était l’expérience concrète de ses femmes qui amena des analyses révolutionnaires plus nuancées à propos des relations entre racisme et sexisme.

Ces femmes combattaient le sexisme des hommes noirs comme le racisme de leurs " soeurs " blanches. Mais cela a pris du temps avant que leurs efforts ne soient pris en considération par les autres.

Ce n’est pas avant la fin des années 80 que ces voix de femmes noires ont été entendu et qu’on en ait discuté sérieusement dans le mouvement des femmes, radical et blanc - et aujourd’hui cette discussion est toujours très contrôversée (les femmes blanches n’aiment pas être confrontées avec leur propre racisme!).

La discussion quant à la triple oppression est maintenant une partie très importante de la discussion globale quant à des stratégies de résistance autonome et anti-impérialiste en général.

La conception de triple oppression signifie avant tout:

que les oppressions impérialiste et patriarcale sont très complexes, et ont différentes conséquences pour les différents groupes opprimés. C’est-à-dire que la plupart des gens font l’expérience de l’oppression, mais de manière différente.

La réalité consiste en de multiples réalités.
ce qui est décisif pour la situation et la position sociale d’une personne dans la société: la classe, le sexe et la couleur - mais d’autres facteurs sont également importants, par exemple entre vivre dans un pays industrialisé d’occident ou dans un pays pauvre, un pays colonisé, si l’on est hétérosexuel ou homosexuel, etc.


Toutes les conditions mentionnées sont d’importance - il s’agit de la corrélation entre elles qui créé la situation sociale des gens (exemple: il y a des mondes entre une secrétaire blanche à Londres qui est opprimée par le sexisme, une policière cubaine qui est opprimée parce qu’elle est lesbienne, une prostituée de Manille qui est opprimée par le sexisme et la domination impérialiste de son pays...).

L’oppression dont ces personnes font l’expérience est très différente, mais la raison de l’oppression est à un degré supérieur le même: un ordre dominant basé sur le sexisme, le racisme et l’impérialisme.

La triple oppression a laissé derrière les vieux dogmes de la gauche - opposant l’idée traditionnelle que le processus de lutte suit la contradiction principale (capital contre travail salarié) et que toutes les autres contradictions sociales (par exemple les femmes contre les hommes, les noirs contre les blancs) sont uniquement d’importance secondaire.

La triple oppression s’oppose également à l’idée d’un sujet révolutionnaire existant (la classe ouvrière blanche) et d’une avant-garde révolutionnaire (le parti-guide, révolutionnaire). Parce que ces dogmes ne sont tout simplement pas en accord avec la réalité.

Les modifications de la construction de la classe et l’immense restructuration de la société signifie qu’un processus révolutionnaire ne peut se développer seulement que par la corrélation entre les différents groupes opprimés dans la population, et leur lutte radicale, organisée, auto-déterminée et collective, contre le système. Dans cette connexion le mouvement révolutionnaire des femmes est de grande importance.

Nous sommes tous et toutes une partie de ce que nous combattons.

La triple oppression amène également la compréhension du fait que nous sommes tous et toutes une partie de ce que nous combattons - le système d’oppresion repose aussi en nous et dans nos attitudes vis-à-vis des gens et le monde qui nous entoure.

Exemples: beaucoup de femmes reproduisent le mépris qu’elles ont appris des hommes et contribuent au mépris des lesbiennes; beaucoup de femmes - également dans la gauche révolutionnaire - reproduisent le racisme de la société dans leurs comportements vis-à-vis des femmes de couleur; tous les hommes - sans prendre en considération leur degré de respect vis-à-vis de la lutte des femmes - profitent de l’oppression des femmes; toutes les personnes blanches - sans prendre en considération leur prétention à l’anti-racisme - profitent du racisme contre les personnes de couleur.

C’est la tâche de la résistance que de trouver comment agir à partir de cette compréhension.

La triple oppression maintient que la lutte extérieure anti-impérialiste et anti-raciste contre l’ordre dominant et la lutte intérieure contre des parties de nos pensées et de nos idées s’appartiennent l’une à l’autre dans une relation dialectique.

Mais la raison pour laquelle la lutte intérieure contre les mécanismes oppressifs en nous-mêmes a souvent été négligé est que les positions féministes n’ont pas été capables de marquer la résistance. Ici quelques exemples avec deux combats anti-impérialistes:

au Nicaragua, même après la révolution sandiniste de 1979, les femmes ne sont pas arrivées à assurer le droit à l’avortement, et le processus révolutionnaire n’a pas amené une coupure fondamentale avec le machisme latino-américain; en Palestine, là où les luttes anti-impérialistes les plus longues se déroulent, les fondamentalistes islamistes gagnent de plus en plus d’influence.

Pour les femmes cela signifie, de nombreuses manières, être repoussées des positions politiques qu’elles avaient durant l’intifada. La gauche réagit avec silence, ce qui signifie l’acceptation, parce que les perspectives féministes n’ont pas une haute priorité.

Ces exemples, comme quantité d’autres, montrent que les positions féministes devraient être capable de marquer la résistance; les femmes ont à s’organiser de manière autonome et à lutter pour leurs perspectives - et non pas à s’asservir à des " nécessités tactiques de la résistance en général ".

Nous pensons qu’un féminisme révolutionnaire développé théoriquement et bien organisé, radical et impré&visible, est absolument nécessaire au développement général d’une résistance contre l’ordre dominant aujourd’hui.

Le féminisme révolutionnaire doit agit au sein du contexte international, il doit être basé sur la solidarité concrètement exprimée avec les différentes luttes des femmes opprimées sur toute la planète - et comme conséquence de cela son objectif doit consister en la manifestation de la résistance et du sabotage des centres impérialistes et des structures patriarcales dans ces centres.

Nous donnons une grande priorité à la lutte contre la politique de population et ses outils: machinerie génétique et de reproduction. Parce que la politique de population n’est rien d’autre qu’une arme silencieuse contre les pauvres et signifie avant tout l’avancée dans la colonisation des corps des femmes.

Il est également important de combattre la violence contre les femmes - parce que la violence ou juste la peur de la violence détruit et limite la vie des femmes plus que ne le pense la plupart d’entre nous.

Dans le sillage du roll-back généralisé, nous en faison l’expérience à tous les niveaux de la société juste maintenant, la violence contre les femmes augmente et devient de plus en plus brutal.

Nous pensons également que les féministes révolutionnaires ont d’importantes idées et perspectives avec lesquelles elles ont à s’investir dans la lutte contre le racisme, dans la résistance contre l’exclusion sociale et économique (nous faisons face à une féminisation de la pauvreté), dans la construction d’une résistance générale à la domination de l’ordre mondial impérialiste - en créant des visions et des perspectives d’une autre vie, d’un autre monde basé sur le droit à la vie, avec la dignité et la liberté pour tout le monde (femmes, enfants et hommes).

Le féminisme révolutionnaire ici en Europe doit agir comme partie du mouvement féministe international et comme partie de la corrélation entre les luttes des différents groupes opprimés (gens pauvres, gens de couleur, gens handicapés, gays/lesbiennes, prisonnierEs, etc.). Si les luttes de tous ces gens se rejoignent, elles seront certainement capables d’aller à un changement révolutionnaire de la société.

Mais la lutte contre les structures patriarcales prennent également place dans la résistance elle-même et dans notre propre relation avec les hommes.

Parce que c’est une illusion que de penser que chaque homme voudrait ou même pourrait abandonner les privilèges que la très vieille construction qu’est le patriarcat lui a donné.

De surcroît, nous nous confrontons aussi à des éléments de nous-mêmes.

Et cela peut être une lutte difficile que de jeter les mécanismes d’oppression que nous portons en nous-mêmes et de faire face à la réalité sans avoir des hommes comme rideau limitatif/de sécurité entre nous et le monde qui nous entoure. Néanmoins ce processus personnel de chaque femme est une condition préalable à un processus de libération féministe.

Personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre!

archives, cliquer sur l'image :

lundi 17 mars 2008

La gauche évoque une "sanction" contre le pouvoir

La gauche évoque une "sanction" contre le pouvoir

- Ségolène Royal - France 2 -

Ségolène Royal

© France 2

Les cadres du PS ont appelé dimanche soir le gouvernement à tenir compte de son revers et à "rectifier" sa politique

Ségolène Royal a a estimé sur France 2 que le résultat des municipales et cantonales exprimait une "sanction de l'hyper-personnalisation du pouvoir" et "du non-respect des Français".

François Hollande a considéré pour sa part que la gauche "sera dans une certaine mesure au pouvoir" dans les villes et les départements à l'issue des élections locales.

Le chef du PS a souligné sur France 2 que son parti avait dépassé "l'objectif" que lui-même avait fixé, en l'occurrence de conquérir "30 villes de plus de 20.000 habitants".

"Le président de la République est obligé d'entendre le message des Français", a ajouté le premier secrétaire du PS. Auparavant, il avait jugé sur TF1 que Nicolas Sarkozy devrait "corriger la politique qu'il a conduite". Concernant son parti, François Hollande a souligné que le premier devoir du PS était d'"être à la hauteur du résultat de ce soir".

"Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement", a rappelé pour sa part Ségolène Royal. L'ex-candidate à la présidentielle a considéré que la gauche devrait "réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit" dans les derniers mois. Puis, faisant allusion à l'avenir du PS, elle a affirmé vouloir, "avec d'autres", "présenter aux Français un projet crédible, solide, cohérent" dans la perspective du prochain Congrès du Parti socialiste.
Jack Lang (France 2)
Jack Lang avait tenu auparavant à souligner sur France 2, en guise d'allusion à l'actuelle désunion au sein du PS, que "nulle faction, nulle personnalité (...) au sein du Parti socialiste n'est en mesure de revendiquer une telle conquête" après les succès de la gauche au second tour des municipales. "C'est une victoire collective des Français. C'est une belle victoire mais
nous devons l'aborder avec humilité", a souligné l'ancien ministre de la Culture.

Julien Dray (France 2)
Julien Dray
, porte-parole du PS, ouvrant les hostilités du débat peu après 20h00, a considéré les résultats des élections comme "un signe, un avertissement", "une sanction incontestable". "C'est d'autant plus une sanction que le gouvernement s'est beaucoup mobilisé dans la semaine. Le Premier ministre a circulé, les ministres ont été faire campagne", a-t-il rappelé. Fort du constat de la victoire de la gauche aux municipales et cantonales, il a réclamé "un débat" au parlement "sur le pouvoir d'achat".


Les déclarations à gauche

François Hollande (France 2)- François Hollande, premier secrétaire du PS, a évoqué la victoire de la gauche, dimanche soir sur France 2 : "La gauche sera dans une certaine mesure au pouvoir, mais au pouvoir dans les villes et les départements, sans prétendre bien sûr vouloir revenir sur les résultats de l'élection présidentielle de l'année dernière (...) Le président de la République est obligé d'entendre le message des Français. Ses promesses en termes de pouvoir d'achat n'avaient pas été satisfaites. Le comportement qui a été le sien au sommet de l'Etat ne pouvait plus être accepté, notamment quant au respect des valeurs de laïcité et de justice."

Plus tôt, il avait estimé sur TF1 que la gauche était "majoritaire en voix" et serait "majoritaire en nombre de villes" et en nombre de "départements" au soir du 2e tour des municipales et cantonales. "Tous les résultats ville par ville confirment les constats (...). Premier constat, la gauche est majoritaire en voix et en nombres de villes comme elle le sera en nombre de départements." D'où deux conclusions, selon lui. Le premier devoir du PS est d'"être à la hauteur du résultat de ce soir". Deuxième conclusion : si "la gauche est majoritaire", le président Nicolas Sarkozy doit "corriger la politique qu'il a conduite".

- Ségolène Royal, ex-candidate PS à la présidentielle, a assuré sur France 2 qu'elle voulait, "avec d'autres", "présenter aux Français un projet crédible, solide, cohérent" dans la perspective du prochain Congrès du PS. "Je le ferai avec d'autres, bien évidemment, en rassemblant le plus largement possible toutes celles et ceux qui voudront s'engager dans la définition de ce projet et ensuite les militants se prononceront". Evoquant le revers électoral de l'UMP, elle a affirmé que "ce qui a été sanctionné, c'est l'hyper-personnalisation et la concentration du pouvoir, le non-respect des Français, c'est l'improvisation, c'est la désinvolture".

Auparavant, sur TF1, elle avait estimé que la gauche devrait "réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit" ces derniers mois. "Dans un contexte de profonde inquiétude (...), la peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à l'abri (...) Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement." Ségolène Royal a demandé au gouvernement d'"augmenter les retraites", de renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales. "Nous devons être à la hauteur, face au désordre, notre projet doit faire preuve d'audace." Elle a appelé "à transformer le vote sanction en vote d'avenir". Pour l'ancienne candidate PS à la présidentielle, "il ne s'agit pas d'arrêter des réformes mais de faire de bonnes réformes (...) La situation est grave, il faut que le pouvoir se ressaisisse et écoute ce que viennent de dire les Français (...) Nous avons aujourd'hui de l'improvisation, du désordre gouvernemental, nous avons une perte de sens, de repères, de valeurs. Nous avons une crise morale, sociale, économique, écologique."

Laurent Fabius (France 2)- Laurent Fabius, ancien Premier ministre PS, a demandé au gouvernement, dimanche soir sur TF1, de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales. "Il y a une défaite très forte du côté de la droite (...) Il y a une dimension nationale" que l'"on ne peut pas nier que cela soit de la part des Français et des Françaises une critique extrêmement vigoureuse contre la politique qui est menée (...) Si le gouvernement est lucide, il faut qu'il réoriente sa politique", selon l'ex-ministre de l'Economie qui craint "un divorce" entre les électeurs et les gouvernants.


Martine Aubry (France 2)- Martine Aubry, maire PS réélue à Lille, a estimé sur France 2 qu'il était "urgent" pour les dirigeants du PS de "tous se mettre autour de la table (...) Il faut travailler collectif, nous avons parfois laissé de côté cet objectif, les Français n'ont pas apprécié et ils ont raison, car quand on fait de la politique, c'est pour les autres, c'est une lourde responsabilité." Selon elle, "il faut laisser de côté les ambitions individuelles (...) surtout face à un président qui inquiète par ses positions, ses attitudes et la façon dont il s'asseoit sur ses engagements de campagne".



Olivier Besancenot (France 2)- Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a appelé la gauche à rester, "cette fois", "soudée et unie", dimanche soir sur TF1. "Il faut que cette fois-ci elle soit soudée, unie pour résister ensemble face à la droite. Cette défaite électorale de la droite doit se traduire en défaite sociale. Les petits coups du contre-pouvoir que nous propose Ségolène Royal, on l'a déjà entendu pour les élections régionales. Cela n'a pas changé quoi que ce soit à des subventions versées à des groupes qui font des bénéfices et qui licencient quand même."

- Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a déclaré dimanche que par leur vote au second tour des municipales et des cantonales, les Français avaient exprimé leur volonté d'une "France de la solidarité". "En élisant de très nombreuses villes de gauche ce soir, les Français nous donnent un message : ils veulent cette France de la solidarité, de l'égalité, de la justice."

- Michel Laurent, membre de la direction du PCF, a déclaré que son parti conservait "l'essentiel de ses municipalités". Il a imputé au passage la perte de Calais, passée à droite, aux "avances de la droite en direction du Front national".

- Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts , a jugé dimanche que le second tour des municipales était "un signal politique de renouvellement" pour son parti, avec le succès de Dominique Voynet à Montreuil notamment. "Le renouveau de la gauche au XXIe siècle passe par l'écologie politique et cela remet en cause ce qui a été fait au Grenelle de l'environnement, de considérer que tout le monde pouvait faire de l'écologie (...) Ceux qui ont un vrai projet de transformation sociale maintenant, ce sont les Verts."

- Denis Baupin, tête de liste des Verts à Paris, s'est dit dimanche "stupéfait" des réactions du gouvernement, qui dit, selon lui, "qu'il ne s'est rien passé" au deuxième tour des élections municipales et cantonales. "Pour autant, c'est la droite qui a perdu et pas la gauche qui a gagné", a souligné le leader des Verts parisiens, pour qui "il ne faudrait pas refaire l'erreur de 2004, où le PS a cru que l'alternance tomberait toute crue dans son escarcelle."

- Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a salué dimanche soir les "belles victoires remportées" par la gauche au deuxième tour des municipales et l'élection du maire sortant MRC Etienne Butzbach à Belfort. Toutefois, "il ne suffit pas pour la gauche de remporter de belles victoires locales", il faut désormais "préparer au niveau national, mieux qu'une alternance, une alternative construire (...) Pour se refonder la gauche a besoin d'un nouvel Epinay."