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lundi 21 avril 2008

Pierre Desproges... il manque [extrait du tribunal des flagrants délires : Jean-Marie Le Pen]


Pierre Desproges, je vous propose de l'entendre lors de l'un de ses réquisitoires du tribunal des flagrants délires qui recevait ce jour là Jean-Marie Le Pen...


Il termine en citant Brassens :

"Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part"

et son complice Louis Rego :

"Les chiffres sont accablants, il y a de plus en plus d'étrangers dans le monde!"

vendredi 18 avril 2008

AIME CESAIRE AVAIT FAIT RECULER NICOLAS SARKOZY EN 2005:

En 2005, Nicolas Sakozy alors ministre de l'intérieur avait déjà des idées très saugrenues en matière d'éducation!...

Mais réécrire l'histoire, la falcifier, la trahir, ça ne lui fait pas peur, non!

Bien au contraire!

semavox

Aimé Césaire est une figure de l’île de la Martinique: il en a été le député pendant près de 50 ans, et avait inventé le terme “négritude” en réaction à l’oppression culturelle du système colonial français.

AIME CESAIRE AVAIT FAIT RECULER NICOLAS SARKOZY EN 2005:

(voir article de l'huma ci-dessous)


Aimé Césaire, qui s’était retiré de la vie politique, restait un personnage incontournable de l’histoire martiniquaise, extrémement sollicité et influent.

En 2005, il réagit à la loi prévoyant d’inscrire la colonisation comme une chose positive dans les manuels scolaires en refusant de rencontrer Nicolas Sarkozy:

“Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ’Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu”.

Le projet de loi sera finalement retiré, et Aimé Césaire rencontrera Sarkozy pendant la campagne présidentielle, tout en soutenant activement Ségolène Royal, y compris en l’accompagnant lors d’un meeting malgré son grand age.

Les Antillais ont fait reculer Sarkozy

Article paru
le 8 décembre 2005
source : l'huma.fr

Persona non grata . La mobilisation contre sa venue et pour l’abrogation de la loi de février 2005 a conduit le ministre de l’Intérieur à renoncer à sa visite.

Décidément les îles ne réussissent par à Nicolas Sarkozy. Qui ne se souvient du fiasco du ministre de l’Intérieur en Corse. Aujourd’hui, c’est la Martinique qui inflige un sérieux camouflet au locataire de la place Beauvau.

Nicolas Sarkozy a été obligé d’annuler son voyage en Martinique et en Guadeloupe, programmé de jeudi à samedi, a-t-il annoncé dans une interview parue hier dans France Antilles. Selon lui, « les conditions de sérénité d’un travail collectif nécessaire pour traiter efficacement des questions fondamentales pour les Antillais que sont la sécurité, le développement économique et l’emploi ne me paraissent pas […] aujourd’hui réunies ». En précisant que ce voyage revêt, à ses « yeux, une importance toute particulière compte tenu des enjeux en cause et des attentes des Antillais dans les domaines de ma responsabilité. Or, je constate que des polémiques, qui tiennent pour l’essentiel à des malentendus liés à la loi du 4 février 2005, mais qui sont bien réelles, suscitent une émotion particulière ». Un doux euphémisme pour décrire une situation de franche hostilité des Martiniquais et des Guadeloupéens. En Martinique, l’annulation du voyage aux Antilles de Nicolas Sarkozy a été accueillie comme « une première victoire », a indiqué à l’AFP, Francis Carole, chef de file du Palima (Parti pour la libération de la Martinique) et porte-parole d’une trentaine d’organisations politiques, syndicales et associatives qui avaient préparé un accueil particulier au ministre. Et de se féliciter

que le président de l’UMP ait, selon lui, « pris conscience (…) qu’on ne peut pas jouer

avec la dignité d’un peuple ».

De nombreuses personnalités s’étaient également élevées en Martinique contre la venue de Nicolas Sarkozy, tout particulièrement en raison de la loi de février 2005 sur les rapatriés faisant étant d’un « rôle positif » de la colonisation française. Au premier rang desquelles le poète et homme politique Aimé Césaire qui avait publiquement annoncé qu’il refusait de recevoir le ministre et président de l’UMP. Dans le même mouvement, un « collectif martiniquais pour l’abrogation de la loi de la honte » s’est constitué mardi pour imposer la suppression de la loi du 23 février 2005 qui « justifie les crimes commis au nom d’une civilisation qui a conduit à l’extermination de peuples, à l’extinction de cultures et au pillage de nombreux pays ». La défection du ministre ne remet d’ailleurs pas en cause la mobilisation qui était prévue dans les rues de Fort-de-France et qui, selon le collectif, « doit aller jusqu’au bout » avec une « manifestation unitaire avec un arrêt symbolique sur la place de la Savane », puis un regroupement, en soirée, de toutes les organisations sur la place Légitime-Défense, devant l’ancien palais de justice. Mobilisation également maintenue en Guadeloupe à l’appel de plusieurs syndicats et partis politiques.

Stéphane Sahuc

lundi 10 décembre 2007

On ne peut pas civiliser le capitalisme - Questions au Parti socialiste par Alain Krivine

On ne peut pas civiliser le capitalisme

Intervention d’Alain Krivine au débat sur l’avenir de la gauche, qui a eut lieu au Théâtre du rond-point, avec des responsables du Parti Socialiste : François Rebsamen, Manuel Valls, Zaki Laïdi, Henri Weber et Bruno Julliard.


Alain Krivine : Puisque j’ai accepté ce débat avec des dirigeants socialistes, je précise tout de suite que, pour moi, l’adversaire n’est pas le PS mais Sarkozy, la droite et le Medef.

Si aujourd’hui on a des désaccords, c’est sur la façon de combattre Sarkozy, la droite et le Medef. Pour la grande masse des gens, il y a aujourd’hui un brouillard total : ils ne voient plus la différence entre la gauche et la droite. D’ailleurs, les millions de gens qui votent pour le PS ne le font pas ou plus par adhésion, mais d’abord pour battre la droite. Très franchement, qu’est-ce qui oppose aujourd’hui le PS à Nicolas Sarkozy ? Est-ce un débat de fond ou un débat de forme ? On voit le résultat : il y a un dégradé - ce n’est qu’un dégradé - entre les positions de François Hollande, par exemple, et celles de Jean-Marie Bockel (secrétaire d’Etat chargé de la francophonie et de la coopération) et Bernard Kouchner qui sont entrés au gouvernement.

Enfin, on est pris dans un bouleversement de toute la gauche européenne. Avant la mondialisation, les sociaux-démocrates pouvaient faire des réformes, petites certes, mais des réformes. Avec la mondialisation capitaliste et la pression de la concurrence, les patrons ne laissent quasiment plus de miettes. Du coup, les sociaux-démocrates se sont totalement adaptés au libéralisme. Cela a commencé avec les Blair ou Schröder. A cet égard, le Parti socialiste français a pris du retard. Mais il est en train de le rattraper. C’est inquiétant et cela explique le développement d’un nouveau mouvement social et d’une gauche radicale.

Alain Krivine : J’entends que vous voulez rénover le PS et je m’en félicite. C’est votre boulot. Mais le problème c’est : pour faire quoi ? Quand j’entends dire que rénover le PS, c’est enfin accepter les lois du marché comme si c’était acquis, eh bien non ! Pour moi, c’est peut être très "archéo" mais ce n’est pas acquis. Je pense qu’on ne peut pas civiliser le capitalisme. Quel but on se donne ? Est-ce que oui ou non on pense qu’on vit aujourd’hui dans une société qui a des formes de barbarie et où le droit au travail, le droit à la santé, le droit au logement sont remis en cause ? 7 millions de personnes pauvres en dessous de 650 euros par mois, 3 millions de personnes mal logées ou certains sans logis... Voilà le climat dans lequel on est aujourd’hui.

D’où la première question que je vous pose : peut-on résorber cela par des mesures concrètes qui impliquent une nouvelle répartition des richesses ? La deuxième question est celle des moyens : toutes les grandes réformes en France, celles du Front populaire, celles de la Libération, celles de 68, la victoire sur le CPE, ne sont jamais venues directement des parlementaires. C’est parce que des millions de gens sont descendus dans la rue, ont fait la grève générale, vous ont botté les fesses. Répondez à ces questions.