mercredi 6 février 2008

Ségolène Royal peaufine sa stature internationale à Harvard - Brève interview sur Europe1

Ségolène Royal peaufine sa stature internationale à Harvard

mardi 5 février 2008

Ségolène Royal a été reçue lundi à la prestigieuse université américaine d'Harvard. L'élue socialiste a pris la parole en anglais devant des étudiants. Parmi les objectifs de ce déplacement, apprendre et travailler sur des domaines que l'ancienne candidate à la présidentielle souhaite approfondir et être présente sur le plan international.


Ecouter : sur le site d'Europe1 ci-dessus
Le reportage de notre envoyé spécial Karim Rissouli.
http://www.europe1.fr/informations/articles/798105/segolene-royal-peaufine-sa-stature-internationale-a-harvard.html


En plein Super Tuesday, une personnalité politique française est aux Etats-Unis... Il s'agit de Ségolène Royal qui s'est rendue lundi à Harvard, la prestigieuse université américaine à côté de Boston. Elle y est allée pour travailler sur des domaines qu'elle souhaite approfondir mais aussi s'afficher sur la scène internationale.

Pendant trois quarts d'heure, devant une cinquantaine d'étudiants français et américains, la présidente de la région Poitou-Charentes s'est exprimée notamment en anglais pour casser son image de bécassine incompétente.

"Je suis au travail de façon dense en rencontrant les meilleurs sur les différents sujets qui me permettront demain de clore ce procès en incompétence qui n'était pas toujours faux d'ailleurs", a avoué Ségolène Royal.

(ndlr : Elle a ajouté "Mais qui peut être compétent sur tout?" l'humilité est une force quand l'arrogance de certains les confirme dans leurs piètres mensonges - sémaphore)

Ségolène Royal doit déjeuner mercredi avec le prix Nobel d'économie Amartya Sen, que Nicolas Sarkozy vient de charger d'une réflexion sur l'évaluation de la performance économique française.

La visite aux Etats-Unis de Ségolène Royal, après une série de déplacements internationaux pendant l'automne (Italie, Canada), survient au moment où une vingtaine d'Etats voteront pour les primaires démocrates et républicaines. L'ex-candidate socialistes aux présidentielles rencontrera aucun des deux candidats démocrates, Hillary Clinton et Barack Obama, afin, dit-elle, de ne pas "s'immiscer dans la politique nationale" américaine.

lundi 4 février 2008

TEC : Un crime contre l'humanité par Lawrence Stevens, J.D.

LE TRAITEMENT DE CHOC
ELECTROCONVULSIF EN PSYCHIATRIE:


Un crime contre l'humanité
par Lawrence Stevens, J.D.

source : http://www.antipsychiatry.org/fr-ect.htm

Traduit de l'anglais par Helen et Jean-Paul Rosfelder

Ce que l'on appelait électrochoc ou traitement par électrochoc est désormais généralement connu sous le nom de "thérapie électroconvulsive", en abrégé TEC. Le mot est trompeur, car la TEC n'est pas une forme de thérapie, malgré ce qu'affirment ses défenseurs. La TEC cause de graves dommages au cerveau, avec perte de mémoire et diminution de l'intelligence. Un article paru le 25 mars 1993 dans le New England Journal of Medicine indique : "La thérapie ELECTROCONVULSIVE est largement répandue dans le traitement de certains désordres psychiatriques, en particulier dans les cas de dépression." (p. 839). Le numéro du 26 mars 1990 du magazine Newsweek rapporte que " la thérapie électroconvulsive (TEC) est en train de réapparaître... On estime que chaque année de 30 à 50.000 américains subissent désormais la thérapie de choc." (p.44). D'autres évaluations récentes indiquent un nombre de 100.000 cas par an.
Dans son manuel Psychiatry for Medical Students (La psychiatrie pour les étudiants en médecine), publié en 1984, Robert J. Waldinger, M.D., écrit : "le mécanisme de l'action des TEC n'est pas connu... Comme avec les autres thérapies somatiques en psychiatrie, nous ne connaissons pas le mécanisme par lequel la TEC exerce ses effets thérapeutiques." (pages 120 et 389). Des psychiatres proclament que la tristesse ou la soi-disant dépression sont parfois provoquées par des anomalies biologiques du cerveau encore inconnues. Ils expliquent que ces anomalies biologiques inconnues sont guéries par les TEC selon un mode d'action inconnu.
Il n'existe aucune évidence valable pour de telles affirmations. A part le fait de causer des pertes de mémoire et une "désorientation mentale", les TEC n'aident pas à éliminer le sentiment de mélancolie nommé dépression. Cela est tellement vrai qu'actuellement la tristesse ou la "dépression" sont les seul cas dans lesquels la TEC demeure une "thérapie" reconnue. En effet, plutôt que d'éliminer la dépression, les pertes de mémoire et la destruction des capacités mentales causées par les TEC ont provoqué de telles angoisses chez certaines personnes soumises aux TEC que plusieurs se sont suicidées suite à un tel "traitement".
La TEC consiste à faire passer un courant électrique dans le cerveau, courant d'une intensité de 70 à 400 volts avec un ampérage pouvant aller de 200 milliampères à 1,6 ampères (1600 milliampères). Le choc électrique est administré durant une période de temps pouvant aller d'une fraction de seconde jusqu'à plusieurs secondes. Les électrodes sont placées de chaque côté de la tête sur les tempes, ou parfois sur l'avant et l'arrière d'un côté de la tête, permettant à l'électricité de traverser uniquement le côté gauche ou le côté droit du cerveau (appelé TEC "unilatéral"). Quelques psychiatres prétendent à tort que la TEC ne permet qu'à une très petite quantité d'électricité de traverser le cerveau. En fait, les 70 à 400 volts et les 200 à 1600 milliampères utilisés dans la TEC sont très puissants. La puissance électrique appliquée au cours d'une TEC est en réalité aussi forte que celle présente dans les prises murales de votre domicile. Elle pourrait détruire le "patient" si le courant n'était pas limité à la tête. Le courant électrique d'une TEC est si puissant qu'il peut br–ler la peau de la tête, à l'endroit où les électrodes sont placées. Pour cette raison, les psychiatres emploient un gel d'électrode, également appelée gel conducteur, pour empêcher les br–lures de la peau causées par l'électricité. L'électricité circulant dans le cerveau a été la cause d'attaques convulsives si sévères que les soi-disant patients recevant cette soi-disant thérapie se sont brisés les os au cours des attaques. Pour que cela n'arrive pas, une drogue paralysant les muscles est administrée juste avant le soi-disant traitement. Naturellement, le pire des aspects d'une TEC sont les dommages causés au cerveau et non les os cassés.
L'électricité est une façon seulement parmi bien d'autres utilisées par les psychiatres pour provoquer des attaques convulsives dans un but prétendument thérapeutique. Selon certains psychiatres, les attaques induites par des produits chimiques ou par des gaz inhalés sont tout aussi efficaces, psychiatriquement parlant, que la TEC. En septembre 1977 dans le American Journal of Psychiatry, le professeur de psychiatrie Max Fink, M.D., explique : "Les attaques convulsives peuvent également être induites par un gaz anesthésique inhalé, le flurothyl, sans utilisation de courants électriques, et ces traitements sont aussi efficaces qu'une TEC." (p. 992). Sur la même page le professeur fait remarquer que les attaques induites par l'injection d'une drogue, le pentylenetetrazol (Metrazol), au sein de la circulation sanguine, ont des effets thérapeutiques équivalents aux attaques induites par une TEC.
Il est intéressant de remarquer, et c'est le moins que l'on puisse dire, que chacun de ces trois très différents agents générateurs d'attaques convulsives - le gaz de flurothyl inhalé par masque à gaz, le Métrazol injecté avec une aiguille hypodermique ou l'électricité passée à travers la tête - seraient psychiatriquement tout aussi " thérapeutiques" les uns que les autres. Les psychiatres prétendent que c'est l'attaque elle-même qui est " thérapeutique" et non la méthode qui l'induit. Mais pourquoi des attaques convulsives induites par l'une ou l'autre de ces trois différentes méthodes seraient-elles tout aussi "thérapeutiques" ?
Une théorie est qu'ils sont tous trois tout aussi terrifiants pour la victime (le "patient") subissant le "traitement". Dans son livre Against Therapy (Contre la thérapie), publié en 1988, le psychanalyste Jeffrey Masson, Ph.D., pose cette question : "Pourquoi les psychiatres torturent-ils les gens nommant ensuite cette technique thérapie par électrochoc ?" (p. xv). Dans son livre Battle for the Mind: A Physiology of Conversion and Brain-Washing (Bataille pour l'esprit : physiologie de la conversion et du lavage de cerveau), William Sargant écrit : "L'histoire des traitements psychiatriques démontre en effet que depuis toujours des tentatives ont été faites pour traiter les troubles mentaux par l'utilisation de chocs physiologiques, tels que de gros effrois, ainsi que par différents agents chimiques, et que ces moyens ont constamment produit d'excellents résultats chez certains types de patients." (p. 82). Dans son livre Breakdown (Dépression nerveuse) le psychologue Norman S. Sutherland indique que dans ses observations la TEC " est généralement un objet de terreur." Il ajoute : " Il existe bien des rapports de malades comparant l'atmosphère dans l'hôpital les jours de l'administration d'une TEC à celle régnant dans une prison le jour d'une exécution." (p.196). Les défenseurs de la TEC prétendent qu'en procédant à une anesthésie préliminaire, la procédure est désormais indolore, et l'horreur de la TEC entièrement devenue une chose du passé. Cet argument se situe totalement à côté du problème. C'est la désorientation mentale, la perte de mémoire et des capacités mentales, la réalisation suivant le réveil après la " thérapie" que l'essence même de son âme est en train d'être détruite par le "traitement" qui cause la terreur chez le "patient" - et non la seule souffrance physique. La TEC, ou électrochoc, porte atteinte au cour même de la personnalité et demeure pour cette raison un objet de terreur. Comme l'écrivent Lothar B. Kalinowsky, M.D. et Paul H. Hoch, M.D., dans leur livre Shock Treatments, Psychosurgery, and Other Somatic Treatments in Psychiatry (Electrochocs, psychochirurgie et autres traitements somatiques en psychiatrie) : "La peur de la TEC, cependant, est un problème plus grave que ce que l'on pouvait croire à ses débuts. Cela a à voir avec une peur qui se développe ou qui augmente seulement après un certain nombre de traitements. Elle est différente de la peur que le malade peut ressentir avant la première application, alors qu'il ne connaît pas encore ce mode de traitement (.) L'expérience terrifiante de voir son soi en lambeaux" est l'explication la plus convaincante de la peur d'un tel traitement." (p. 133). Une des façons par laquelle la TEC accomplit ses effets consiste dans le fait que les victimes de cette soi-disant thérapie modifient leur comportement, l'expression de leurs émotions et leurs idées avouées, dans le simple but d'éviter d'être torturés et détruits par la "thérapie". Il n'est pas toujours possible de refuser une TEC, car elle est souvent administrée contre de la volonté du "malade". Dans The Powers of Psychiatry (Les pouvoirs de la psychiatrie), publié en 1980, un professeur de l'Université d'Emory, Jonas Robitscher, J.D., M.D., commente : "La psychiatrie organisée continue à s'opposer à des restrictions fixées par ordonnance, réglementation, ou autres moyens légaux, quant à son "droit" d'administrer des électrochocs aux malades qui y sont opposés et ne sont pas volontaires." (p. 279). Aujourd'hui encore au cours des années 90, un seul état américain - le Wisconsin - interdit toute administration involontaire de la TEC. Puisque la peur de la TEC manifestée par le "patient" fait partie des raisons pour laquelle les TEC "fonctionnent", les psychiatres obtiennent souvent des résultats juste en menaçant les gens d'une TEC. Comme le dit le psychiatre Peter R. Breggin, M.D., dans son livre Electroshock: Its Brain Disabling Effects (L'électrochoc : ses effets incapacitants sur le cerveau) : "Pour les malades qui sont témoins des [effets destructeurs] d'une TEC sans l'avoir subie, leur effet est néanmoins inquiétant. Ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour coopérer dans le but d'éviter un tel sort." (p. 173). La TEC produit aussi des résultats aux moyen des dégâts causés au cerveau. D'après le psychiatre Lee Coleman, M.D. : "Le raisonnement justifiant les électrochocs était autrefois formulé en termes psychanalytiques, les "sur-moi" particulièrement rétifs nécessitant quelquefois pour être apaisés des chocs répétés de 110 volts. C'était seulement ainsi que la culpabilité pouvait être apaisée et le mécontentement soulagé. Il est maintenant beaucoup plus fréquent d'entendre des explications neurophysiologiques tout aussi absurdes, l'idée étant cette fois-ci que ces assauts électriques réarrangent pour le mieux la chimie du cerveau et ce d'une façon ou d'une autre. La plupart des théoriciens admettent volontiers cependant qu'il ne s'agit là que de spéculations ; en fait, ils semblent trouver une sorte d'auto-satisfaction dans ce soi-disant mode de fonctionnement inconnu du traitement du choc (.) La vérité est, cependant, que l'électrochoc "fonctionne" selon un mécanisme clair et simple, bien compris par ceux l'ayant subi ainsi que par quiconque vraiment désireux de le découvrir. Malheureusement, les défenseurs de l'électrochoc (particulièrement ceux qui les administrent) refusent de reconnaître cette " vérité", parce que cela leur donnerait mauvaise conscience. L'électrochoc fonctionne en endommageant le cerveau. Ses défenseurs insistent sur le fait que ces dégâts sont négligeables et transitoires - affirmation contestée par de nombreuses personnes ayant subi cette procédure. En outre, ses défenseurs voient cette détérioration comme un "effet secondaire". A vrai dire, les changements que l'on voit quand l'électrochoc est administré sont tout à fait semblables à ceux causés par une blessure grave au cerveau, tel qu'un coup de marteau à la tête. Essentiellement, ce qu'il se passe est que l'individu est abasourdi, confus, désorienté et par conséquent ne peut pas se souvenir ou apprécier correctement les véritables problèmes. Les chocs se poursuivent alors durant quelques semaines (quelquefois plusieurs fois par jour) afin de rendre la procédure efficace, c'est à dire : endommager le cerveau suffisamment pour que l'individu ne se souvienne pas, au moins durant plusieurs mois, des problèmes qui l'ont bouleversé en premier lieu. Plus le cerveau est endommagé, plus ils devient possible que certains de ses souvenirs et de ses capacités mentales ne réapparaissent jamais plus. Ainsi la perte de la mémoire et la confusion mentale consécutives à la détérioration du cerveau ne sont pas des effets secondaires de l'électrochoc : ce sont les moyens mêmes par lesquels des psychiatres et des familles (peut-être involontairement) choisissent quelquefois de traiter des personnes inquiétantes et gênantes. Beaucoup d'entre nous remettraient en cause des moyens aussi douteux d'oblitérer, plutôt que de traiter, la détresse émotionnelle."(Extrait de l'introduction de The History of Shock Treatment (L'histoire de l'électrochoc), édité par L. R. Frank, p. [xiii].) Les défenseurs de la TEC affirment à tort qu'il n'existe aucune preuve quant à la détérioration du cerveau par les TEC. Ainsi, dans son livre Overcoming Depression (Vaincre la dépression), le docteur Andrew Stanway, médecin britannique, écrit : " Les gens se font souvent du souci en pensant que les TEC pourraient endommager leur cerveau d'une façon ou d'une autre mais il n'en existe aucune preuve." (p.184) En vérité, il n'a pas fallu beaucoup de temps après l'invention de la TEC en 1938 pour que des études d'autopsies démontrant des dommages au cerveau causés par la TEC commencent à paraître dans des revues de médecine. Parmi ces dommages : les hémorragies cérébrales (saignements anormaux), des odèmes (accumulation excessive de fluide), l'atrophie corticale (rétrécissement du cortex cérébral ou couches externes du cerveau), espaces périvasculaires dilatés dans le cerveau, des fibroses (épaississement et développement des cicatrices), des gliosis (augmentation anormal du tissu), ainsi que la raréfaction et la destruction partielle des tissus du cerveau (Cf. : Peter R. Breggin, M.D., Electroshock: Its Brain Disabling Effects - Electrochocs : leurs effets nuisibles sur le cerveau). En parlant de l'ampleur des dommages physiques infligés au cerveau grâce à la "thérapie" de l'électrochoc, Kart Pribram, Ph.D, directeur du Laboratoire de Neuropsychologie de l'Université de Stanford, a observé : "Je préférerais subir une lobotomie mineure plutôt qu'une série de chocs électroconvulsifs (.). Je sais très bien à quoi ressemble le cerveau après une série de chocs, et ce n'est pas très agréable à voir." (APA Monitor, Sept.- Oct. 1974, [pp]. 9-10). Le docteur Sidney Sament, neurologue, décrit la TEC de cette façon : "La thérapie électroconvulsive, en effet, peut être définie comme une sorte de destruction contrôlée du cerveau, produite par des moyens électriques. Sans doute quelques symptômes psychiatriques sont-ils éliminés (.) mais ceci aux dépens des dommages infligés au cerveau." (Clinical Psychiatry News -Nouvelles de Psychiatrie clinique, mars 1983, p. 4). Bien que lui-même partisan de la TEC, Richard D. Weiner, M.D., Ph.D., professeur de psychiatrie à l'Université Duke reconnaît que "des données consistantes indiquent l'apparition d'atrophie frontale suite à la TEC." (Behavioral & Brain Sciences, mars 1984, p. 8). Atrophie frontale signifiant ici l'atrophie (réduction de la dimension) des lobes frontaux du cerveau, les lobes frontaux étant les parties que l'on croit responsables des fonctions mentales dites "nobles". Les lobes frontaux sont les plus grands récepteurs d'électricité lors d'une TEC. Le docteur Weiner admet aussi que : "La formulation de Breggin selon laquelle la TEC produit toujours un syndrome organique aigu du cerveau est correcte." ( [ibid.]., p. 42). Un syndrome organique aigu du cerveau est l'équivalent d'une maladie organique du cerveau. Des tests psychologiques portant sur les victimes des TEC indiquent aussi que les TEC sont la cause d'une détérioration permanente du cerveau. Par exemple, dans un article du British Journal of Psychiatry, trois psychologues ont déclaré : "De plus, les performances des patients ayant subi des TEC se révélaient être inférieures lors du WAIS [Wechsler Adult Intelligence Scale (Echelle Wechsler de l'intelligence de l'adulte)]. De même, "Les performances inférieures des patients ayant subi la TEC sur les tests Bender-Gestalt suggèrent que la TEC cause une détérioration permanente du cerveau." (Donald I. Templer, Ph.D., et al., "Cognitive Functionning and Degree of Psychosis in Schizophrenics given many Electroconvulsive Treatments" - Fonctionnement cognitif et niveau de psychose chez les schizophrènes ayant subi de nombreux traitements électroconvulsifs), Brit. J. Psychiatry, Vol. 123 (1973), p. 441 à [pp]. 442, 443).
En 1989, dans son livre The Exercise Prescription for Depression and Anxiety (Prescription de l'exercice dans les cas de dépression et d'anxiété), le professeur de psychologie Keith W. Hohnsgard, Ph.D., écrit : "Certaines personnes ayant subi une TEC paraissent souffrir d'une perte de mémoire permanente et grave." (p. 88, accentuation ajoutée). Une femme ayant subi des TEC a décrit les effets suivants sur sa mémoire : "Je ne me souviens plus de ces choses que je ne voulais jamais oublier - des choses importantes - comme le jour de mon mariage et les personnes qui étaient là. Un ami m'a conduit à l'église où je m'étais mariée, mais ça n'avait plus aucune signification pour moi." (cité dans : Peter R. Breggin, M.D., Electroshock: Its Brain Disabling Effects, p. 36). Des professionnels ayant réclamé ce traitement pour la dépression et ayant subi des TEC ont perdu une quantité vitale de savoir professionnel et de connaissances techniques grâce à cette soi-disant thérapie. (Voir, par exemple, l'article de Berton Rouche dans les Lectures recommandées ci-dessous). Dans l'état du Texas, une loi exige que ceux qui souhaitent avoir recours aux TEC soient prévenus qu'elles causent une perte de la mémoire. Mais dans la plupart des états américains ceux qui subissent volontairement les TEC le font sans aucun avertissement quant aux dommages causés au cerveau, les pertes de mémoire et l'affaiblissement intellectuel qui y sont associés - le psychiatre recommandant l'utilisation de TEC étant habituellement la personne la moins susceptible de donner cet avertissement. Les défenseurs de la TEC affirment parfois que l'anesthésie au moyen d'une drogue paralysante et l'oxygénation (le "patient" respire de l'air ou de l'oxygène à 100% ) préviennent toute détérioration du cerveau par la TEC. Mais ni l'anesthésie, ni les drogues paralysantes, ni l'aspiration d'oxygène ne peuvent stopper les effets de l'électricité sur le cerveau. L'étude des autopsies, les électroencéphalogrammes ainsi que l'observation de personnes soumises à la TEC indiquent que celles ayant subi une TEC sous anesthésie, avec une drogue paralysante, et celles qui ont respiré de l'air ou de l'oxygène, présentent les mêmes dégâts au cerveau, avec perte de mémoire et affaiblissement intellectuel, que celles qui l'ont subie sans ces modifications.
Quelques défenseurs de la TEC affirment que les nouveaux appareils de TEC à impulsion courte causent moins de mal que les appareils à onde sinusoïdale qui ont prédominé jusqu'aux années 80. D'autre part, un des plus ardents défenseurs de la TEC, Richard D. Weiner, M.D., Ph.D., professeur de psychiatrie, cite des études qui "ont démontré que les ondes sinusoïdales et le stimulus à impulsion bidirectionnelle produisent des changements équivalents au niveau amnésique. "(Behavioral & Brain Sciences, Mars 1984, p. 18). D'après Richard Abrams, M.D., professeur de psychiatrie à l'Université de Chicago, dans son manuel scolaire Electroconvulsive Therapy (La Thérapie Electroconvulsive), 400 volts est le voltage crête normal pour les nouveaux appareils de TEC à pulsion courte (p. 113). C'est plus que le double des plus hauts voltages produits par les appareils à ondes sinusoïdales plus anciens, ce qui suggérerait que le nouveau TEC à impulsions courtes cause encore plus de dégâts.
Dire que la nouvelle TEC "unilatérale ", où l'électricité ne parcourt qu'un seul côté de la tête, est moins nocive est tout aussi faux. L'idée est d'épargner les parties du cerveau responsables du fonctionnement verbal et mathématique (fonctions intellectuelles non-émotionelles, semblables à celles d'un ordinateur). On croit que ces fonctionnements sont localisés dans ce qui est faussement nommé le côté dominant du cerveau. Un des problèmes consiste en la difficulté de déterminer quel côté du cerveau est "dominant" pour chaque individu concerné. Pour la plupart des personnes, c'est le côté gauche, mais pour quelques uns c'est le côté droit, et c'est ainsi que certains psychiatres soumettent parfois par inadvertance le côté du cerveau qu'ils essaient d'épargner au traitement par les chocs. Le côté du cerveau qui doit recevoir l'électricité pendant une TEC unilatérale est faussement nommé le côté non-dominant. Ce soi-disant côté non-dominant du cerveau est essentiellement responsable de nos émotions et de la sexualité, des aptitudes artistiques, créatives et musicales, de la perception visuelle et spatiale, des capacités sportives, des fonctions mentales inconscientes et de certains aspects de la mémoire. D'après Oliver Sacks, professeur de neurologie, il est "de la plus grande importance" car il fournit "les fondations physiques de la persona, le soi" sans lesquelles "nous deviendrions semblables à des ordinateurs." (The Man Who Mistook His Wife for a Hat and Other Clinical Tales - L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau et autres contes cliniques -, pp. 5, 20). Le côté du cerveau recevant le choc dans les TEC unilatérales de l'hémisphère soi-disant non-dominant est aussi important pour nous que les autres parties du cerveau.
Les psychiatres ayant recours à la TEC violent leur serment hippocratique qui les engage à ne pas nuire aux malades ; ils sont ainsi coupables d'une sorte de charlatanisme médical. Malheureusement, la plupart des psychiatres ont administré des TEC et le gouvernement a failli à son devoir de nous protéger d'un tel " traitement", néfaste et absurde. Par conséquent, c'est à vous et à vous seuls de vous protéger et de protéger les vôtres du charlatanisme tel que la TEC et d'éviter les praticiens qui en font usage.


Lectures recommandées

Peter R. Breggin, M.D., Electroshock: Its Brain Disabling Effects (Springer Publishing Co., New York, 1979).

Peter R. Breggin, M.D., Toxic Psychiatry: Why Therapy, Empathy, and Love Must Replace the Drugs, Electroshock, and Biochemical Theories of the "New Psychiatry" (St. Martin's Press, New York, 1991).

Leonard Roy Frank (editor), The History of Shock Treatment (auto-édition, San Francisco, 1978). Disponible directement chez l'auteur pour $12 : 2300 Webster St., San Francisco, California 94115.

John Friedberg, M.D., "Electroshock Therapy: Let's Stop Blasting the Brain ", Psychology Today magazine, August 1975, p. 18.

John Friedberg, M.D., Shock Treatment Is Not Good For Your Brain: A Neurologist Challenges the Psychiatric Myth (Glide Publications, San Francisco, 1976).

John Friedberg, M.D., "Shock Treatment, Brain Damage, and Memory Loss: A Neurological Perspective", American Journal of Psychiatry, Vol. 134, No. 9 (September 1977), p. 1010.

Berton Rouche, "Annals of Medicine As Empty as Eve", New Yorker magazine, September 9, 1974, p. 84. Cet article autobiographique décrit de façon horriblement détaillée l'étendue et la permanence des pertes de mémoire causées par la "thérapie" par électrochocs.


L'AUTEUR, Lawrence Stevens, est un avocat qui a été amené à défendre des "patients" en psychiatrie. Ses brochures sont sans copyright. Vous êtes invités à en faire autant de copies pour les distribuer à qui pourrait en profiter.

MISE à JOUR (1997) par Douglas Smith responsable du site www.antipsychiatry.org :

Dans l'édition 1997 du livre The Essential Guide to Psychiatric Drugs de Jack M. Gorman, M.D., professeur de psychiatrie à l'Université de Columbia, on trouve un chapitre intitulé "Thérapie Electroconvulsive" dans laquelle l'auteur pervertit gravement la réalité avec de telles affirmations : "Le patient doit d'abord être volontaire pour subir une TEC et aujourd'hui de nombreux hôpitaux exigent l'accord du patient et d'un membre au moins de sa famille. Qu'on ne parle par de patients attachés de force sur des civières !" (p. 116). Durant ma propre expérience en tant que prisonnier de la psychiatrie, j'ai été témoin de mes propres yeux de la scène suivante : une patiente traînée de force pour une TEC alors qu'elle implorait ses tortionnaires d'arrêter. Alors qu'ils l'enlevaient et qu'ils essayaient de la faire rentrer de force dans la pièce où elle devait subir la TEC, elle boucla ses bras à l'aide de ses mains des deux côtés de l'entrée dans un futile effort de résistance. Après bien des efforts, ils vainquirent sa résistance et la transportèrent les pieds devant dans la pièce de "traitement". C'était de toute évidence un cauchemar pour elle, comme cela l'aurait été pour n'importe qui d'autre. Sa résistance verbale et physique et la force utilisée contre elle par plusieurs hommes robustes ne laissaient planer aucun doute quant à la nature coercitive de ce prétendu traitement. Je ressentis plusieurs émotions en tant que témoin de ce spectacle inhumain : la peur d'être la prochaine victime d'un traitement involontaire par électrochoc ; - la colère à l'encontre de ceux-là assez cruels et stupides pour faire ça à son prochain ; - et un sentiment de culpabilité à ne rien faire pour aider cette malheureuse femme pour repousser ceux qui lui faisaient du mal, - bien que je savais qu'une telle résistance serait futile et que je risquais de me retrouver premier sur la liste des prochaines victimes de l'électrochoc, ou bien certainement d'être drogué jusqu'à l'oubli par la Thorazine. C'était il y a bien longtemps, mais j'entends encore parler de rapports d'utilisation involontaire de la TEC ; d'ailleurs à l'époque même où je fus le témoin du cauchemar TEC de cette femme, j'avais entendu les dénégations du personnel de ce même hôpital affirmant que la TEC était administrée seulement avec l'accord du patient. Hier comme aujourd'hui, de telles fausses dénégations prouvent que rien de ce qu'affirment les psychiatres et les "professionnels" des maladies mentales utilisant des traitements néfastes tels que la TEC ne doit être cru sur parole.
Cela est vrai aussi dans le cas des dommages infligés au cerveau par la TEC. Dans l'édition 1997 de son livre The Esssential Guide to Psychiatric Drugs, le docteur Gorman affirme qu'il n'existe aucune preuve de dommages au cerveau causés par les TEC. Il affirme ainsi : "Des tests neuropsychiques précis menés dans le cadre de nombreuses études n'ont pas pu démontrer d'effets à long terme sur la mémoire des patients ayant subi des TEC. Parfois les problèmes de mémoire peuvent durer plus longtemps, mais en général ils ne dépassent pas une période de six mois. Quid de ceux qui affirment avoir subi des "dommages au cerveau irréversibles" ? Une fois de plus, il faut insister sur le fait que des études scientifiques sérieuses n'ont jamais découvert la moindre (je souligne) preuve de perte de mémoire liée à la TEC... Le risque de perte de mémoire permanente suite à la TEC est si minime que chaque patient devrait l'ignorer totalement." (pp. 117-118). Le docteur Gorman se limite à la "perte de mémoire" et ne fait aucun cas de la diminution de l'intelligence ou d'une perte des émotions consécutifs à la TEC, mais ses mots sont perfidement rassurants quant à ces effets tout autant que quant aux dommages causés au cerveau par la TEC. Si vous avez lu l'article de monsieur Stevens (ci-dessus), vous ne vous laisserez pas tromper par les dénégations du docteur Gorman ou celles d'autres psychiatres quant aux dégâts causés au cerveau par les traitements à base d'électrochocs. Le docteur Gorman écrit aussi : "La TEC est un traitement de la plus grande efficacité comportant très peu de risques. Pourquoi alors ses affirmations sont-elles si controversées ? En premier lieu, le traitement est considéré comme mystérieux. Un de mes collègues, le docteur Sautât Yudofsky, le compare au fait de donner des coups de pieds dans sa télé en cas d'image floue. Nous n'avons pas la moindre idée quant à son mode de fonctionnement. Tout ce que l'on sait, c'est qu'en causant un choc au cerveau, la dépression disparaît. Il est intéressant de voir que la TEC soigne aussi la manie [bonheur extrême] et réduit les symptômes psychotiques." (p. 119). Pourquoi est-il si difficile pour le docteur Gorman et les autres psychiatres de voir ce qui est évident ? En endommageant le cerveau, la TEC réduit ou élimine tout ce que fait le cerveau : mélancolie ("dépression"), bonheur ("mania"), pensées irrationnelles ou étranges ("psychose"), mémoire, intelligence, toute la gamme des fonctions dont est capable un cerveau intact. (Oui, à mon avis, des pensées irrationnelles ou étranges peuvent aussi provenir d'un cerveau intact. La pensée religieuse chez des personnes " normales" en est une illustration.) L'édition revue en 1997 du livre du docteur Gorman The Esssential Guide to Psychiatric Drugs démontre que les fausses prétentions entourant la TEC ainsi que d'autres aspects de la psychiatrie n'ont pas changé.

dimanche 3 février 2008

Vanneste réhabilité par Sarkozy ! (vidéo)

L'UMP apporte son soutien plein et entier à Christian Vanne
"Sans hésiter une seule seconde, sans qu'il ait été
nécessaire de délibérer", la commission d'investiture a
"accordé (son) soutien plein et entier à Christian
Vanneste",candidat aux élections municipales à Tourcoing a
affirmé Dominique Paillé le secrétaire général de l'UMP lors
d'une conférence de presse du candidat.
Les mots sont forts, nets et précis. Sans la moindre réserve
quant à la personnalité, aux positions ou au parcours politique
de Vanneste.
Ils sont aussi une provocation et une insulte pour tous les
homosexuels français étant donné la condamnation en justice du
député homophobe.
Réélu en juin député du Nord sans l'investiture UMP qui n'avait
pas désigné de candidat, mais avec le soutien du parti
présidentiel -à l'exception du mouvement LGBT interne GayLib-
Christian Vanneste "a réussi autour de lui à faire l'union"
(UMP, CNI, NC), ce qui est "déjà en soi le gage d'un succès
potentiel", a estimé par ailleurs Dominique Paillé.
Assigné en justice par plusieurs associations LGBT, Christian
Vanneste a été condamné en appel à 3.000 euros d'amende pour
avoir notamment affirmé que l'homosexualité était "inférieure à
l'hétérosexualité". Il a réitéré à plusieurs reprises des
positions semblables sur l'homosexualité dans les médias.

Pour écouter Christian Vaneste sur le sujet, un petit passage
de deux minutes :
http://www.dailymotion.com/video/x17dvg_christian-vanneste-homophobe

Vanneste réhabilité par Sarkozy !
La politique est remplie de ces reniements plus ou moins
spectaculaires, plus ou moins choquants. D'abord on dit une
chose et puis on agit à l'inverse une fois l'élection passée.
Nicolas Sarkozy candidat à la présidentielle avant pris ses
distances en paroles avec le député homophobe du Nord. Il avait
même promis des sanctions contre ce parlementaire.
Non seulement la sanction ne vint jamais, mais on vit quelques
semaines après l'accession au pouvoir de Sarkozy, son Premier
ministre faire rapidement revenir en grâce cet élu par plusieurs
signes inquiétants.
Mais tout cela n'était rien à côté de ce qui se conclut
aujourd'hui. Déjà investi au niveau local, Vanneste est
véritablement "réhabilité" par l'UMP, sans qu'il soit imaginable
qu'il ne le soit pas par celui qui l'incarne toute entière,
Sarkozy lui-même.
De plus, ce dimanche, le Président de la République a réagi par
le mépris à l'intervention de deux militants gays lors du
lancement des municipales.
"Ne vous inquiétez pas. Ca fait des années qu'ils protestent et
ça ne sert à rien. Vous vous rendez compte, ils n'en ont trouvé
que deux dans un pays de 64 millions d'habitants. Il n'y a plus
que ça",
a déclaré Nicolas Sarkozy, sous les applaudissements pendant
que les deux protestataires ont été évacués de la salle manu
militari.
L'UMP et Nicolas Sarkozy injurient tous les gays et lesbiennes
de France.
Ce sont vous, hétérosexuel (lles) qui ferez changer les
choses, parlez en, dites votre réprobation!
Gagnons ensemble le droit de vivre en paix et en harmonie dans
ce pays.
Dites autour de vous que vous n'étes pas d'accord, faites
circuler ce mail, envoyez le à votre député UMP local etc.....

Ensemble, tout devient possible, même faire reculer l'homophobie!

Ps: merci Anne pour ce mail

Le PS et les gays dénoncent l'investiture de Vanneste à Tourcoing

Christian Vanneste avait déclaré que l’homosexualité était «inférieure à l’hétérosexualité» (AFP).


Le PS qualifie de «honte pour la République» l’investiture UMP de Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes, pour les municipales à Tourcoing
.
Liberation.fr (avec source AFP)

LIBERATION.FR : lundi 14 janvier 2008

L'interassociative lesbienne, gaie, bi et transsexuelle (Inter LGBT), qui réunit 60 associations, a dénoncé lundi «l'ouverture de l'UMP... à l'homophobie» après l'investiture de Christian Vanneste pour les municipales.

Sur le même sujet


* Vanneste : le PS scandalisé à Paris, discret à Tourcoing
* Vanneste, condamné pour homophobie, adoubé par l’UMP aux municipales
* Act-UP accuse Sarkozy de banaliser la «haine homophobe»


Le député du Nord avait été condamné en appel le 25 janvier 2007 pour injures homophobes. Il a été soutenu implicitement par l'UMP lors des législatives de juin 2007 et sera officiellement investi pour les municipales de mars 2008.

«Entre un soutien à un candidat homophobe et la lutte contre les inégalités, l'UMP et l'exécutif semblent avoir choisi leurs priorités», note l'Inter LGBT.

Sarkozy interpellé samedi




Deux militants d'Act up ont tenté samedi d'interpeller Nicolas Sarkozy pendant son discours au Conseil national de l'UMP pour dénoncer son investiture, avant d'être évacués. Le lendemain, François Fillon a renvoyé dos à dos Christian Vanneste et Act up.

«Le Premier ministre opère une insupportable relativisation de l'homophobie», a déploré l'Inter LGBT rappelant que M. Vanneste «ne s'est jamais amendé, ni excusé».

Pour elle, «ce soutien intervient à un moment où la plupart des engagements présidentiels prennent du retard : création d'un statut du tiers (beau-parent, co-parent), amélioration du pacs, lutte contre les discriminations, ces thèmes sont absents du calendrier parlementaire et du discours du président» du 8 janvier.

SOS Homophobie, de son côté, regrette que le député n'ait «pas été exclu de l'UMP comme le seraient, sans aucun doute, des individus racistes ou antisémites».

Cette investiture «génère de sérieux doutes quant aux engagements de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement en matière de lutte contre les discriminations homophobes», souligne l'association dans un communiqué distinct.

L'association rappelle que Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle, avait jugé les propos de M. Vanneste «inadmissibles» et «intolérables» et s'engageait à exclure ce député de l'UMP, en cas de récidive. «Christian Vanneste a maintenu et réitéré ses propos, sur son blog et dans les médias», note SOS Homophobie.


«Il ne s'est jamais excusé»


Enfin Act up a estimé que François Fillon était «déconnecté de la réalité» en affirmant que le député du Nord «avait changé».

«Il n'a pas changé, son pourvoi en cassation contre sa condamnation est toujours d'actualité, il ne s'est jamais excusé et n'a cessé de vouloir justifier ses propos», a poursuivi l'association.

La porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, Aurélie Filippetti, a pour sa part qualifié de «honte de la République» le choix de Christian Vanneste, condamné pour «des propos homophobes», comme tête de liste UMP à Tourcoing (Nord) aux prochaines municipales.

«Je suis scandalisée de voir que M. Christian Vanneste conduira la liste de la majorité présidentielle à Tourcoing (...). Est-il besoin de rappeler que ce triste personnage à été condamné en janvier 2006 pour avoir affirmé que l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité ?», souligne la députée PS dans un communiqué.

Pour la porte-parole du groupe socialiste, «il est inadmissible que des responsables politiques condamnés pour des propos homophobes, puissent encore prétendre, dans notre pays, à un mandat politique».

samedi 2 février 2008

"Ni Pauvres, Ni Soumis", les handicapés veulent un revenu décent




"Ni Pauvres, Ni Soumis", les handicapés veulent un revenu décent

Reuters
Vendredi 1 février,

NANTES (Reuters) - Regroupées sous la bannière "Ni Pauvre, Ni Soumis", 45 associations nationales prévoient d'organiser le 29 mars une "marche sur l'Elysée" pour exiger de Nicolas Sarkozy un "revenu d'existence décent" pour les personnes handicapées.


De 20.000 à 30.000 personnes sont attendues place de la République, a dit lors d'une conférence de presse à Nantes le directeur de l'Association des Paralysés de France (APF) en Loire-Atlantique, Grégoire Charmois.

La structure est signataire du "Pacte interassociatif" du mouvement "Ni Pauvre, Ni Soumis", tout comme l'Association française contre les Myopathies (AFM), AIDES ou encore Vaincre la Mucoviscidose.

"Actuellement, l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) est de 628 euros, et donc inférieure au seuil de pauvreté", a-t-il fait valoir. "Pendant la campagne des présidentielles, dans une interview au Parisien du 23 mars, Nicolas Sarkozy avait promis de l'augmenter de 25% en cinq ans. Mais elle n'a progressé que de 1,1% pour le moment".

"Une fois payée la pension alimentaire de mes deux enfants, mon loyer et ma mutuelle, il ne me reste plus que 25 euros à la fin du mois", témoigne dans son fauteuil électrique Jean-Pierre Chambon, un divorcé de 41 ans, bénéficiaire de l'AAH et sans emploi.

Les "Ni Pauvres, Ni Soumis" réclament une "réforme globale des ressources" pour les personnes handicapées afin de créer un revenu de remplacement au moins égal au smic brut. Une réforme dès le premier trimestre 2008 est souhaitée, pour qu'elle puisse entrer en application le 1er janvier 2009.

Avant la "marche sur l'Elysée" du 29 mars, des "actions-choc" sont prévues dans tous les départements de France. Le grand public est invité à signer un "pacte de soutien", sur le blog dédié www.nipauvrenisoumis.org


Le nom retenu est un clin d'oeil à celui du mouvement féministe "Ni Putes, Ni Soumises", lancé en 2003 par Fadela Amara, aujourd'hui au gouvernement. "Il y a eu pour elles un écho fort dans la société et on espère aujourd'hui avoir le même", veut croire Grégoire Charmois.

Guillaume Frouin

Le petit diabète qui monte, qui monte....

Le petit diabète qui monte, qui monte....

Par Miammiam,
jeudi 31 janv 2008 à 05:35
dans Coup de gueule d'une nutritionniste

source : http://miammiam.mabulle.com/index.php/2008/01

L'OMS nous alerte depuis plusieurs années, mais apparemment, ça n'émeut personne.
Le diabète, et en particulier le diabète de type II, est une pathologie dont l'incidence augmente, augmente, augmente... au point que les experts omsiens prévoient qu'elle sera la pathologie la plus importante en 2020 et la plus répandue.

Doit-on la considérer comme une conséquence logique à l'épidémie d'obésité ?


Pas forcément. Dans nombre de pays en développement, le diabète fait des émules, notamment sur des sujets qui ne sont pas obèses.


Serait-ce la consommation massive de sombres boissons gazeuses riches en sirop de glucose ?
Certains Nutritionnistes épidémiologistes notamment américains présentent des preuves scientifiques... mais le signal d'alarme reste muet.
Lorsqu'on met une population en contact avec un nouvel aliment, personne n'en peut prédire les conséquences.
Les Américains étaient-ils adaptés au Coca cola ?
Les enfants brésiliens ou mexicains sont-ils adaptés au sirop de glucose ?
Apparememnt, non. Ils sont parmi les populations les plus touchées par l'obésité infantile.


Tout comme les pigmées d'Afrique centrale n'étaient pas adaptés du tout à nous rencontrer, nous et nos virus meurtriers que sont la rougeole. Et avec notre whisky si dangereusement assassin....

Alors le diabète ? Maladie du siècle !

Mais tout le monde s'en fout !

Médecin des pauvres, un métier éreintant

source : BASTA !
http://www.bastamag.org/journal/article.php3?id_article=231

vendredi 1er février 2008.
Droit à la santé

Médecin des pauvres, un métier éreintant

Une généraliste d’un quartier populaire raconte son combat pour que les pauvres aient accès aux soins. Un combat qui n’a pas résisté au démantèlement du système de santé public, aux pressions de l’administration et au flicage des patients.


Calé au rez-de-chaussée d’une des tours de la cité populaire de Verneau, à Angers, le cabinet médical du quartier se fond dans le paysage. Les boîtes aux lettres sont défoncées, la porte d’entrée de la cage d’escalier ne vaut guère mieux. Au sol, gisent des tas de pubs jamais, ou rarement, ramassés. Sylvie Cognard Er Rhaimini, médecin généraliste, a tout juste 26 ans quand elle s’y installe, en 1980, invitée par un collègue qui, depuis, s’est suicidé... . « Nous voulions nous rapprocher des plus démunis, de ceux qui souffrent le plus. Des collègues nous ont dit que nous étions fous, et le conseil de l’ordre des médecins avait du mal à accepter notre contrat d’association. Les travailleurs sociaux, en revanche, nous ont accueillis à bras ouverts. » Convaincus et passionnés, les deux généralistes hésitent, au début, à se faire payer, et sont restés smicards pendant deux ans !

Serment d’Hippocrate

Ils défendent
« une médecine proche des gens, qui prend en compte leur totalité physique, psychique et sociale »
et pratiquent une médecine lente, qui laisse une grande part à l’écoute. « Cela permet de révéler les liens qui existent entre maladies et parcours de vie », souligne Sylvie. Les parcours de ses patients sont le plus souvent chaotiques. « 40% d’entre eux sont à la CMU. Ils sont 30% à être en ALD (affection longue durée, ndlr). J’ai 75% de paiements indirects », précise-t-elle. « Ça étonne certains médecins conseils, que j’ai autant de patients en ALD. Pourtant, tout le monde sait bien qu’au sein des populations défavorisées, on est plus malade qu’ailleurs. L’argent ne fait pas le bonheur mais il semble qu’il favorise un meilleur état de santé ».

Plutôt accommodante, Sylvie Cognard Er Rhaimini antidate parfois les ordonnances, pour que ses patients puissent bénéficier encore un peu de leur CMU, qui vient de se terminer... ou pour leur éviter de venir plusieurs fois de suite au cabinet. Ces petites entorses à l’ordre administratif ne lui ont jamais posé de problèmes de conscience. Elle estime être là dans le « prendre soin », tout simplement, et dans le plus pur respect du serment d’Hippocrate. Les instances de contrôle des médecins, qui se multiplient au fur et à mesure que se réforme la sécurité sociale, ne l’entendant évidemment pas de cette oreille, et la docteure a été rappelée à l’ordre et sanctionnée à plusieurs reprises. « L’exercice de la médecine générale auprès d’une population défavorisée devient mission impossible », tempête-t-elle.

Grenelle de la santé

Le « médecin pauvrologue », comme elle se définit elle même, a donc décidé de dévisser sa plaque. Elle a quitté le quartier en décembre dernier. Epuisée de s’être tellement engagée, effrayée par la disparition programmée de la sécurité sociale, révoltée par la criminalisation des patients. « Le système s’est durci. Le climat est devenu suspicieux, entre les gens et entre les médecins. Mais que croit-on ? Que cela fait plaisir aux gens de tomber malade ? Qu’ils le font exprès ? Quand je prescris un arrêt de travail à une personne que je connais depuis 20 ans, on me demande maintenant un compte rendu de psychiatre. Je sens là que l’on ne reconnaît plus ma compétence et ça je le vis très mal. »

Elle est aussi lassée de protester contre le paiement à l’acte, « ce mode de rémunération qui fait que plus on travaille vite et mal plus on gagne d’argent ».

Plutôt pessimiste sur l’avenir de la santé publique, Sylvie Cognard Er Rhaimini a malgré tout la grande satisfaction de ne pas laisser le cabinet du quartier Verneau vide. Trois jeunes généralistes ont pris la relève. Ils ont 33, 36 et 37 ans. Désolée de leur laisser « une discipline non reconnue et des collègues trop peu nombreux et épuisés », elle les invite à provoquer « un Grenelle de la santé où on assiérait ensemble les gestionnaires, les patients, les médecins ainsi que quelques philosophes pour repenser totalement le système, et en inventer un qui soit plus cohérent. »

Nolwenn Weiler

A lire : Toubib de cité, malade du régime, l’honneur de la désertion. Publié en avril 2007 par les éditions du Petit Pavé, cet ouvrage est un plaidoyer passionné en faveur de la médecine générale. D’une écriture alerte et spontanée, Sylvie Cognard Er Rhaimini raconte son quotidien de médecin et les réflexions qu’il lui inspire, expliquant pourquoi elle continue de l’aimer, éperdument. Et pourquoi elle s’inquiète. Pour l’avenir de ses patients, peu fortunés, et pour celui du métier, tellement dévalorisé.

Hépatite B: des responsables de laboratoire mis en examen pour "tromperie aggravée"

Hépatite B: des responsables de laboratoire mis en examen pour "tromperie aggravée"

Par Par Pierre ROCHICCIOLI
AFP - Jeudi 31 janvier

Quatorze ans après la campagne nationale de vaccination contre l'hépatite B, les responsables de deux laboratoire ayant mis au point et commercialisé le vaccin, ont été mis en examen jeudi pour "tromperie aggravée".

Plus de vingt millions de Français (le tiers de la population) ont été vaccinés entre 1994 et 1998 contre le virus de l'hépatite B, maladie à l'origine de cirrhoses ou de cancer du foie.

1.300 d'entre eux ont par la suite subi des effets secondaires neurologiques, dont un millier de scléroses en plaques, selon certaines estimations.

Les responsables du laboratoire "SmithKline Beecham" (aujourd'hui GlaxoSmithKline, GSK) et de la société Pasteur Mérieux MSD - Aventis Pasteur (aujourd'hui Sanofi Pasteur MSD), deux laboratoires ayant fabriqué le vaccin, sont poursuivis pour "tromperie sur les contrôles, les risques et les qualités substantielles d'un produit ayant eu pour conséquence de le rendre dangereux pour la santé de l'homme", selon une source proche du dossier.

L'information sur le vaccin s'est faite "dans le respect de la réglementation et des procédures en vigueur", a souligné un porte-parole de GSK.

Le laboratoire Pasteur MSD est également mis en examen, en tant que personne morale, pour "homicide involontaire" pour la mort d'une patiente, Nathalie Desainquentin, décédée en 1998, à l'âge de 28 ans d'une sclérose en plaques et dont les parents se sont constitués partie civile.

"Pour nous, c'est une satisfaction dans la mesure où ces mises en examen confortent notre thèse selon laquelle les recommandations en vue de la vaccination n'étaient pas conformes aux risques véritables", a déclaré à l'AFP Me Bernard Fau, avocats de parties civiles.

Lancée en 1994 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, la campagne nationale de vaccination contre l'hépatite B a été suspendue en 1998.

A partir de 1997, ont été déposées plusieurs plaintes pénales, aujourd'hui instruites par la juge Marie-Odile Berthela-Geffroy. Le dossier compte 29 parties civiles dont 5 représentent des victimes décédées.


En 2005, la Cour de justice de la République avait classé sans suite une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" visant les ex-ministres de la Santé Jean-François Mattéi, Bernard Kouchner et Philippe Douste-Blazy.



La campagne de vaccination, encouragée par les pouvoirs publics, comparaît l'hépatite B au Sida et affirmait que le virus pouvait se transmettre par la salive, ce qui est faux. Elle a rapporté beaucoup d'argent aux laboratoires qui ont écoulé 70 millions de doses.


"La recommandation d'une vaccination à grande échelle allait très au delà des populations à risque (toxicomanes, professionnels de santé...) notamment en ce qui concerne la vaccination scolaire généralisée", a souligné Me Fau.

Comme dans d'autres dossiers de santé publique, l'établissement de la certitude d'un lien de causalité entre le produit et ses effets indésirables est difficile à établir.

En octobre 2002, une première expertise avait mis en cause l'attitude des pouvoirs publics coupables, selon le rapport, de "désinformations" et de "dissimulations".

En septembre 2003, la Cour de cassation rendait un arrêt indiquant que le lien entre la vaccination et la sclérose en plaque ne pouvait être tenu pour acquis. Mais en 2004, une étude de la revue américaine Neurology suggérait un lien entre le vaccin et la maladie.

Depuis, le lien de causalité a été pris en compte en 2007 par le Conseil d'Etat dans le cas d'une infirmière de Sarreguemines (Moselle), atteinte d'une sclérose en plaques, à la suite d'une vaccination obligatoire contre l'hépatite B.

vendredi 1 février 2008

Pour Ségolène Royal - Ariane Mnouchkine

Puisque Me Christiane Tobira m'y invite, je reproduis ce texte magistral d'Ariane Mnouchkine.
Sémaphore

le 12 mai 2007
par dandi sur http://www.archipelrouge.fr/


source : Le fil d'A.
http://mnouchkine.blogs.liberation.fr/le_fil_da/2007/04/pour_sgolne_roy.html#more

11/04/2007
Pour Ségolène Royal

Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d’une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s’agit aussi de sentiments. Il s’agit d’étonnement d’abord, d’espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s’agit surtout, je crois, d’un sentiment de genèse. Je n’ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l’époque, aucun adulte autour de moi ne s’est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d’autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d’un meilleur monde. D’un meilleur pays, d’une meilleure ville, d’un meilleur quartier, d’une meilleure rue, d’un meilleur immeuble. D’un meilleur théâtre.
Mieux que d’autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible.

Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l’adversaire. Aucune enflure pathologique de l’amour du moi. Aucune goinfrerie. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d’une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu’ils ambitionnent de porter, devant l’attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d’insistance. Oui, il faut qu’ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l’orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.

Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j’espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu’elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu’à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu’est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s’acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l’échec scolaire, et donc pour la culture, pour l’éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu’à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l’Europe, pour une solidarité vraie, qu’on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s’arrêterait pas à une misérable frontière mais s’étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c’est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en œuvre. Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.

Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise —très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu’il était ministre — tandis qu’un troisième… celui-là, à part être président, j’ai du mal à comprendre ce qu’il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s’obstinent à classer quatrième alors qu’il y a cinq ans… vous vous souvenez?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non.

Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d’une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l’opposition radicale, jusqu’à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C’est du luxe. Un luxe insolent aujourd’hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n’ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n’héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.

Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang! Il n’y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l’Europe à qui nous manquons et qui nous manque. Voilà pourquoi je vote pour les travaux d’Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.

• Ariane Mnouchkine •

J'ai lu ce texte le 5 avril, dans le cadre de la soirée Avant qu'il ne soit trop tard : vingt-deux personnes y ont pris la parole pour expliquer leurs raisons de voter pour Ségolène Royal dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Ségolène Royal invitée de Vivement dimanche le 27/01/2008