jeudi 13 novembre 2008

Vous êtes membre/s du PS, vous êtes féministe/s lire et signer la contribution des égalEs avant le congrès de Reims!


Avant le congrès de Reims, il vous est instamment demandé de réfléchir aux notions de parité et d'égalité.
Aussi, je vous invite à lire et à soutenir la contribution des égalEs en la signant et en la diffusant autour de vous ;
pour que ce congrès de Reims soit le symbole d'un changement manifeste et tant attendu au sein de l'appareil du parti dont les répercutions iront bien au delà!...

Le PS ne peut se réclamer être un parti féministe s'il ne respecte des engagements concrets quand les voeux pieux ne sont là que pour faire taire nos revendications!

La représentativité des femmes en politique est un enjeu majeur pour les sortir de l'ostracisme séculaire dans lequel l'habitus patriarcal les maintient.

Ce combat est un atout essentiel pour lutter contre le conditionnement des femmes à rester invisibles et muettes, pour lutter contre le sexisme insultant, méprisant dont des responsables du parti ont pu nous montrer combien cette vermine était virulente dans les mentalités pachydermiques qu'il est grand temps de réformer!
Sémaphore

signez cette contribution thématique autonome des autres propositions et motions
http://www.egales. org/spip. php?article1


(extrait de leur contribution)

Le congrès de Reims ouvre une ère nouvelle qui peut être celle de tous les meilleurs possibles. Les femmes du Parti Socialiste ont des attentes précises de ce congrès. En particulier celle d’être reconnues comme membres à part entière de leur parti.

Nous devons traiter ce problème ici et maintenant et non pas nous contenter une nouvelle fois, comme lors de nos précédents congrès, de brosser un panorama à la Zola du sort réservé aux femmes dans les différentes sphères de la société.

A quoi cela sert- il si nous n’avons aucune marge d’action politique ? L’urgence est de régler une fois pour toutes la question de la place légitime des femmes au sein du Parti Socialiste, de la parité dans nos instances.

Alors, et seulement alors, nous aurons les moyens de faire pour les femmes et avec elles ce que nous disons, et avec elles nous engager à changer les choses.


Parce que, comme citoyennes, la loi de la République nous a faites les égales des hommes en droits et en devoirs,

Parce que nous ne sommes ni plus ni moins qu’eux, ni meilleures, ni pires, mais tout de même la moitié de l’humanité,

Parce que nous sommes « socialistes et donc féministes »,

Parce que nous sommes européennes tout autant qu’attachées à notre pays,

Parce que nous sommes militantes politiques, syndicalistes, associatives,

Parce que faire de la politique, pour nous aussi, c’est exercer des responsabilité s politiques,

Parce que nous travaillons, gagnons nos vies, prenons notre part des charges domestiques, des soins et de l’éducation de nos enfants, des soins de nos parents,

Parce que nous contribuons à la richesse économique et culturelle de notre pays,

Parce que nous portons le même poids de responsabilité collective que les hommes dans les choix qui sont faits,

Parce que nous avons acquis les mêmes compétences, intellectuelles et professionnelles, que nous avons les mêmes capacités à progresser, et que nous savons aussi bien qu’eux nous adapter aux nouvelles tâches et aux nouveaux outils,

Parce que nous donnons du temps pour notre parti, et cela jusqu’au bout de notre vie,

Parce que nous en avons assez d’être les invisibles, les gentilles auxiliaires, bonnes pour les corvées, celles que l’on appelle et qu’on renvoie selon les besoins du moment, ou que l’on remplace par des inconnues qui ne vont rien déranger, mais qui sont recommandées par tel mari, tel père, tel protecteur,

Nous ne voulons plus de ce Parti socialiste-là pour nos filles, pas plus que pour nos garçons, qui ont été ensemble sur les bancs de l’école et qui ne se reconnaissent pas dans ce monde politique, coupé de la société, figé par des décennies de culture patriarcale.

Nous ne sommes pas dupes. Nous savons les lieux - dont nous sommes exclues - et où s’exerce le véritable pouvoir.

Le congrès de Reims devra mettre un terme à ces procédures d’un autre âge, à ces semblants de démocratie, si notre parti veut être celui de l’avenir.

(...)

mardi 11 novembre 2008

Orly Chap' : détournement d'A...d'avion? Non, détournement d'aveux ; " L'amour avec un gros tas "

Extrait de son nouvel album "Ma Lueur Clown",
sorti en octobre dernier

Orly,signifie « lumière » en hébreu

Un titre provocateur pour une délicieuse surprise!


lundi 10 novembre 2008

La morale puritaine bourgeoise et la sexualité des femmes... Yolande Geadah


LE CORPS SUBLIME
Un documentaire de Jérôme de Missolz

« La morale puritaine bourgeoise, inspirée du christianisme, interdit les relations sexuelles libres pour les femmes, mais tolère ou encourage la prostitution »
Yolande Geadah

(citation lu chez Chaminou : http://www.blogg.org/blog-54474.html)

dimanche 9 novembre 2008

We have a dream : a woman President !


C'est un homme de gauche qui vient d'être élu aux USA, un homme soucieux du peuple, soucieux des plus démunis, outre-atlantique être de gauche entraînera-t-il des réformes, des actes en adéquation avec les discours...

Parce qu'en France être de Gauche... Les définitions font dans l'éclectisme...et pour l'adéquation : elle n'a pas la simplicité des jouets éducatifs pour le premier âge !

Mais déjà plane l'annonce d'une ouverture faite aux républicains...

En outre, songer que des sommes colossales ont été remises aux différentes chaînes de télé aux seules fins d'être omniprésent...que d'offrandes à la déesse médiacratie pour que vos prières soient entendues!...Quand celles des miséreux restent sans réponses!

(J'espère qu'il n'a pas l'intention de remercier Sarah Palin de lui avoir fait bénéficier des voix des partisans d'Hilary Clinton!... Cynique moi?!...)

Les USA pays où la ségrégation raciale et sociale est toujours très vivace vit ce jour un moment historique.

Les mariages interraciaux étaient encore interdits quand Barack Obama voit le jour, il y a 47 ans.

Un rappel
1964 : le droit de vote des noirs aux USA, c'était hier!
"En 1964 est promulguée aux États-Unis la loi sur le vote des Noirs. Jusqu'à cette date, dans la plupart des États du sud des États-Unis, les Noirs devaient prouver l'ancienneté de leur appartenance à la nation américaine et être capables de commenter la Constitution de 1787."

Barack Obama élu 44ème président des États Unis brillant orateur a mentionné l'anecdote de cette femme noire de 106 ans qui est allée voter, soulignant toutes les évolutions sociales dont elle avait été le témoin, évoquant les droits âprement acquis, son investiture ne sera effective qu'en janvier 2009, rédigeant ceci je pense à la possibilité d'un attentat, passent les spectres des assassinats de John F. Kennedy et de Martin Luther King,... le pays où tout est possible nous rappelle Barack Obama dans son premier discours de président, Martin Luther King voit son rêve prendre forme....qu'il ne devienne une cible.

Un homme noir à la maison blanche c'est un puissant symbole pour cette nation esclavagiste, ségrégationniste ; une victoire que je tiens à souligner, cependant je ne peux oublier le sexisme de la campagne vis à vis d'Hilary Clinton, pourquoi toujours autant de réticences à voir un pays gouverné par une femme, là aussi les préjugés, les mentalités doivent évoluer.

Sa compagne Michelle , vice-présidente de l'hôpital universitaire de Chicago, issue d'un milieu modeste, pragmatique et forte d'une repartie qui ne donne jamais dans la langue de bois, fut sagement, savamment écartée par les conseillers en communication... ou comment même une future first lady est muselée quand la spontanéité n'est pas de bon aloi!

L'esclavage des femmes est tellement perçu comme une chose "naturelle" de part le monde!
Leur participation sur la scène politique, très souvent décriée, est si peu représentative de l'évidente réalité de la population!

Or le sexisme semble avoir de beaux jours devant lui quand les femmes doivent quémander l'acquisition de droits fondamentaux comme celui de voter, les femmes des citoyens de seconde zone, les femmes suspectée de ne pas être des adultes à part entière pouvant vivre autonomes sans la protection d'un homme.

Le mépris à l'encontre des femmes fait tellement partie du décors qu'il en devient invisible parfois aux yeux de ses premières victimes elles-mêmes!...

Un fait historique qui parle de lui-même sur ces petits mâles qui nous gouvernent car même si nous sommes au XXI siècle ce sont les mêmes qu'hier ceux qui décrétaient que le droit de vote des femmes pouvait attendre, d'abord l'accorder aux hommes noirs à partir de 1869 ; les femmes, elles devront attendre 1920 pour que ce droit qui leur attribue la faculté de discernement soit effectif dans tous les états ...

L'apartheid des femmes par la caste masculine est le mieux partagé étant donné qu'elle s'est octroyée le seul droit d'accéder aux postes décisionnels!

Sémaphore




lire cet article
http://mauvaiseherbe.etats-unis-plutot un noir qu'une-femme/

mercredi 5 novembre 2008

I have a dream...

Discours de Ségolène Royal à Montpellier

Mes chers amis,


Comme je le disais dans la lettre aux militants, faire la société plus humaine, c’est la tâche immense des socialistes et de la gauche. Le PS est au service de cet idéal. Qu’est ce qu’un parti s’il n’est pas déjà, au moins en partie, le symbole de cette société meilleure à laquelle aspirent les hommes et les femmes qui le composent et pour l’édification de laquelle ils se sont rassemblés ?


Nous devons imaginer un Parti meilleur que la société qu’il critique et contre laquelle il prétend lutter.



Le Parti socialiste doit être exemplaire, parce que plus enthousiaste, plus aventureux, plus audacieux, plus généreux, plus hospitalier, plus sincère et, en son sein, plus fraternel que la société qu’il prétend transformer.


Nous devons imaginer un Parti qui ne se contente pas de répéter à tout bout de champ que les citoyens doivent être respectés. Qui oserait ouvertement prétendre le contraire, même parmi ceux qui ne leur prêtent jamais une oreille et encore moins la parole.


Non, il ne suffit pas de dire cela, ni même de penser cela. Il faut exiger que les citoyens soient mis dans la confidence politique. Les citoyens doivent être capables de déchiffrer les différentes stratégies, d’en discerner les raisons obscures et inavouables et donc de les déjouer ou, au contraire, d’en apprécier le patient courage et donc de les soutenir.


Or quel meilleur outil pour accomplir cela qu’un parti minutieusement, scrupuleusement précis dans l’expression et intellectuellement incorruptible dans la recherche de la vérité la plus complexe ou la plus désagréable à découvrir. C’est le sens de notre projet, avec par exemple une université populaire permanente.


Les salariés, les catégories populaires et moyennes, sont les premières victimes de la crise et de la récession. Le quotidien sous la présidence de Nicolas Sarkozy s’avère bien pire que tout ce que l’on pouvait imaginer. Le gouvernement vole au secours des nantis de la finance après avoir ignorés les besoins des populations en détresse, et voilà qu’il se met insidieusement à élever l’âge limite de départ en retraite à 70 ans.


Alors qui défendra les salariés, les territoires ? Qui portera un nouveau modèle de croissance écologique, une nouvelle répartition des richesses ? Qui fera tout ça si le Parti socialiste ne le fait pas ?


Cela signifie que notre parti doit changer profondément, se renouveler et se rassembler. Nos propositions, nous les avons faites sans polémique avec toutes celles et ceux qui ont dirigé le parti jusqu’à présent, et qui ont fait de leur mieux, souvent dans des circonstances difficiles.


Si le PS doit changer, ce n’est pas par rapport à une critique du présent ou du passé, mais d’abord parce que le monde change. Parce que le libéralisme échoue. Parce que nous n’avons jamais eu autant besoin de politique. Et de politique à gauche.


Aujourd’hui plus que jamais la gauche a besoin du Parti socialiste et du socialisme pour lutter contre les désordres fous de la finance et de l’économie.


Je dis bien socialisme et pas social-démocratie. La social-démocratie a été opérationnelle à un moment donné de l’histoire. Mais comment ne pas constater qu’elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens ? Pourquoi ? Parce qu’il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme la social démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système.


J’entends vanter les vertus en 2008 du modèle social démocrate. Mais c’est un modèle périmé. C’est un nouveau modèle qu’il faut inventer. Ce nouveau modèle, c’est une idée neuve, c’est le socialisme du XXIe siècle. C’est prendre appui sur les leviers économique, social et environnemental et changer, dans la façon même de produire, le rapport entre le capital, le travail et la nature. Distribuer après coup ne suffit plus.


Un grand parti porteur d’espoir, démocratique et décentralisé.


Nous devons faire du Parti socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin. Un parti avec une équipe dirigeante qui incarne une espérance, un souffle, une envie de se mettre en mouvement.


Le Parti socialiste est la force indispensable, irremplaçable dont nous avons aujourd’hui besoin. Cultivé dans l’opposition, sous-estimé au pouvoir, le PS doit être au centre des préoccupations de notre congrès. Il ne doit pas être seulement l’instrument du pouvoir, mais un outil permanent de la démocratie y compris et surtout lorsque l’on est au pouvoir. Il doit être un laboratoire social, un lieu de confrontations et de convergences des idées, ouvert aux autres, à la société, à ses alliés.


Voilà pourquoi il est si important de développer en son sein la démocratie participative, pour associer en permanence les militants et les sympathisants. Cette démarche validera le sérieux de nos analyses et de nos propositions. Elle associera les citoyens qui seront demain les acteurs de nos programmes et les fait participer à leur destin. Elle contribuera à abolir la frontière entre les « sachants » et les obéissants. Elle confirmera le socialisme et la démocratie dans leur rôle historique d’émancipation, en restituant à chacun une part de pouvoir politique supplémentaire.


Grand parti porteur d’espoir, le PS ne peut pas prétendre détenir à lui seul la réponse aux grandes questions de la société et du monde. Sa force tient à sa capacité à s’ouvrir en permanence sur l’extérieur. Il doit être le lieu où les hommes et les femmes, les jeunes et les anciens, les Français de toutes les origines, de tous les talents et de tous les métiers, de toutes les singularités et de toutes les générosités se retrouvent. Il doit être un véritable reflet de la société française.


Et donc oui, il est vital de rendre le PS accueillant à tous ceux qui veulent le rejoindre. Comme je vous le disais en lisant la lettre envoyée aux militants socialistes, imaginons :


Imaginons ensemble que nous soyons d’accord pour ouvrir les portes et les fenêtres de notre maison commune ;


Imaginons que dans un an, nous aient rejoint 200 000 ou 300 000 Français ;

Imaginons un Parti où la jeunesse revienne en masse ;

Imaginons une nouvelle génération ;

Imaginons un Parti où la France métissée se reconnaisse ;


Oui, les militants doivent être nombreux et respectés.

Oui, le montant de la cotisation ne doit pas être un obstacle à leur adhésion et à l’avenir, le prix de l’adhésion devra être fixé à 20 euros.

Oui, l’activité des sections doit tenir compte de la diversité des rythmes de vie et des contraintes de temps des adhérents.

Oui, les sections et fédérations du parti doivent être des lieux attractifs, agréables, sympathiques, où l’on a plaisir à se retrouver.

Oui enfin, il faut faire confiance aux échelons locaux du Parti et décentraliser des responsabilités aux fédérations, notamment pour conduire des débats et faire des propositions sur tel ou thème.


Les élections régionales, départementales et municipales ont prouvé que les Français faisaient majoritairement confiance aux élus socialistes parce qu’ils les jugent sur leurs actes et sur la réalité de politiques qui réussissent et qui, inspirées par nos valeurs de gauche, font tenir les gens debout ensemble sur un territoire. C’est pourquoi nous devons donner plus de poids aux intelligences territoriales dans le parti.


Partout dans les régions, existent des universitaires de grand talent, des chercheurs, des syndicalistes, des chefs d’entreprises, des responsables associatifs, des talents culturels qui ne demandent qu’à être associés. Ces énergies doivent se démultiplier au niveau des territoires.


Fédérer la gauche et attirer les démocrates

Alors pour finir, je voudrais aborder avec vous la question qui déchaîne les passions : celle des alliances !


Il est parfaitement légitime que le congrès du PS débatte de sa stratégie d'alliances. Les alliances, c'est une question importante, bien qu'elle ne soit pas première : elle découle en effet du projet du PS, de sa force idéologique, politique, électorale. C'est aussi une question que l'on doit aborder avec franchise, en regardant les réalités en face, en évitant par exemple le double langage des alliances locales les plus diverses, combinées à un discours très fermé voire sectaire au plan national.


Je voudrais rappeler ce soir les deux principes qui guident notre stratégie d’alliance :

Premier principe : nous voulons, comme tous les socialistes, un parti socialiste puissant, plus puissant qu'aujourd'hui. Cela dépend de nous, de notre capacité à nous rassembler, à devenir le parti de toute la société française pour porter un idéal réalisable, un enthousiasme, une gaîté et une envie d’être ensemble.

Deuxième principe : nous gardons bien sûr la stratégie d’alliance née à Epinay. Elle consiste d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C’est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles.


Lors de l’élection présidentielle de 2007, au soir du premier tour, toutes les gauches se sont rassemblées autour de la candidate socialiste.


Dès lors, il est possible d’attirer les démocrates, les humanistes, les tenants de l’État impartial, les défenseurs de la laïcité, les défenseurs des services publics, de la liberté de la presse de la lutte contre les puissances de l’argent, pour battre la droite.


Qui peut nier aujourd’hui, à la vue des dégâts engendrés par le sarkozysme, que la France irait mieux si cette alliance élargie, imaginée avec courage, avait été acceptée ? Il faudra que le centre prenne ses responsabilités et échappe à la mollesse du non choix. Il pourra le faire si nous ne sommes pas sectaires pour des raisons de posture de congrès. Et évitons de faire des discours contre le centre et, localement, des alliances avec lui…


Conclusion : le choix des socialistes : quelle société nous voulons ?

Jamais le moral des Français n’a été aussi bas, comme si nous étions tétanisés par l’implacable travail de sape entrepris par le pouvoir actuel contre notre modèle social.


Non, nous militants socialistes nous n’acceptons pas cela ! Un parti qui se bat pour les citoyens, avec les citoyens, voilà ce que nous voulons, tout de suite, car nous avons une responsabilité immédiate, immense, incontournable, celle que nous ont confiée nos électeurs : proposer une véritable alternative politique et sociale. Une vision du monde.


Car de quoi s'agit-il d'autre après tout que d'avoir une vision d'un monde meilleur et d'unir tous les courages, toutes les intelligences, tous les savoirs et toutes les bonnes volontés pour le construire ? Lorsque, enfin, se dessinera clairement cette alternative, alors les mouvements sociaux reprendront courage et vigueur, et pèseront d’autant plus contre ce système qui aujourd'hui se met en place sans rencontrer de résistance.


Je voudrais saluer à nouveau le signe d’espoir qui nous vient des Etats-Unis. Car à la stratégie de la lutte entre le Bien et le Mal, à la compétition sociale généralisée, Barack Obama a opposé un message de fraternité et d’espoir.


Je vous le disais, et je le rappelle parce que c’est à mes yeux fondamental, il a demandé à l’Amérique de se reconnaître dans le métissage qu’elle porte au plus profond d’elle même.


Il a réconcilié l’Amérique avec une vision généreuse de l’avenir et du monde.

Il a donné toute leur place aux jeunes et aux nouvelles générations.

Il a réaffirmé haut et fort que le talent et la réussite ne sont pas le monopole de quelques uns. Il a voulu que chacun ait la liberté de choisir sa vie.

Il a porté auprès des Américains un projet politique sans concession et sans équivoque : une protection sociale plus universelle, une fiscalité plus progressive, un engagement massif dans l’éducation et une croissance fondée sur l’écologie.


Voilà les fondamentaux que tous les progressistes du monde ont en partage. Voilà les fondamentaux que nous, socialistes, devons être fiers plus que jamais de porter.


Nous avons tant attendu ce congrès. Réussissons-le. Les Français veulent que les idées s'assument franchement, mais que les personnes se respectent. C'est donc pour eux que le congrès de Reims doit être le premier acte de la reconquête idéologique, puis politique, puis électorale. C’est vous, militants, qui, jeudi prochain, aurez la responsabilité de décider de l’avenir du parti socialiste.


Eminente responsabilité, car en décidant de l'avenir du plus grand Parti de gauche, vous choisirez l'avenir de la gauche, et donc de la France. Car après 2008, avant la grande échéance de 2012, chaque année, 2009, 2010, 2011, oui chaque année, il y aura une élection.


Le pire serait de se retrouver à la case départ.

Ayez un vote qui fasse bouger le parti, vers le peuple, vers le futur.

Choisissez un vote qui tourne la page et nous recréé un futur.

Réalisons plus que le changement, un quart de changement, un demi-changement, un nuage de changement, un changement de circonstance.

Bougeons. Osons. Osez ! Plus la participation sera haute, plus la légitimité du résultat sera claire, plus le rassemblement de tous les socialistes pourra se construire, sans écarter quiconque voudra participer à ce travail considérable que les désordres du monde appellent.


Ségolène Royal

mardi 4 novembre 2008

Grand Meeting Interrégional ce 4 novembre à Nîmes avec Ségolène Royal et Vincent Peillon


affiche, Kamel Belkacemi,
militant DA30

Les militants ne sont pas que des colleurs d'affiches,
ils les créent aussi,
et c'est très méprisant de parler des militants ainsi!
Sémaphore






Royal: réduire le coût de l'adhésion au PS à un niveau "modique"

Ségolène Royale (PS) avec le maire de Lyon Gérard Collomb et le député européen Vincent Peillon (D), le 3 novembre 2008 lors d'une réunion publique à Montpellier

source : AFP

Ségolène Royal a affirmé lundi, lors d'un meeting à Montpellier, que si la motion qu'elle défend remporte le Congrès de Reims, elle réduira le coût des cotisations au PS à un niveau "très modique".

A trois jours du vote décisif des militants sur les six motions en lice en vue du Congrès, Mme Royal a affirmé: "Je sais que sont nombreux les militants qui ne peuvent pas payer deux années de cotisations pour venir voter" le 6 novembre.

"70.000 adhérents ne sont pas revenus" depuis la campagne présidentielle, a affirmé l'ex-candidate devant un millier de supporters réunis à la Mairie de Montpellier. Pour eux, "sortir 100 ou 130 euros pour régulariser deux années de cotisations n'est pas possible".

"Imaginons un parti dans lequel le coût de l'adhésion, désormais très modique, permettra à tous, à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers aux petits retraités de venir nous rejoindre". "Cette réforme, nous la ferons parce que dans un parti de gauche, le coût financier ne doit pas être un obstacle au militantisme", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "le trésor qu'apportent les militants, c'est leur temps leur disponibilité, on ne peut pas en plus leur demander de payer une somme qu'ils ne peuvent pas payer", a affirmé Mme Royal, en reprenant la lettre qu'elle a adressée lundi aux militants dans laquelle elle les appelle à voter massivement jeudi.

235.000 adhérents PS sont sur les listes électorales du parti, mais 65.000 ne pourront voter jeudi qu'en se mettant à jour des cotisations.

Les maisons de disques misent sur le téléchargement gratuit sur le web

Loi antipiratage: le gouvernement critiqué par la CNIL

Dans un avis confidentiel, le gendarme des libertés informatiques a jugé dangereuse la Loi Internet actuellement soumise au Parlement. Sa conclusion est claire et tient en une ligne tout en bas de ce long document : "Elle estime dès lors que le projet de loi ne comporte pas en l'état les garanties nécessaires pour assurer un juste équilibre entre le respect de la vie privée et le respect des droits d'auteur."


Encore un cuisant démenti à la logique d'Albanel.


Les maisons de disques misent sur le téléchargement gratuit sur le web, et surprise, les ventes de disques en profitent !

Pendant des années, les maisons de disques ont lutté contre le piratage et la diffusion illégale de chansons sur Internet, mais de plus en plus, industriels et artistes proposent leurs titres en libre accès sur le web avec comme conséquence inattendue, une hausse des ventes.

En 2007, Radiohead avait rompu avec sa maison de disques Emi et proposé son dernier album "In Rainbows" en ligne au prix choisi par l'internaute - y compris gratuitement. Selon l'éditeur du groupe anglais, avec 3 millions de copies écoulées en un an, les ventes d'"In Rainbows", ont été meilleures que celles de leur précédent album "Hail to the Thief".

"C'est quelque chose qui ne serait jamais arrivé dans l'univers des grands labels il y a encore cinq ans", note Aram Sinnreich, fondateur de Radar Research, un cabinet d'études sur l'industrie musicale.

Avec le développement d'internet dans les années 1990, les maisons de disques ont fait la chasse aux sites de partage de fichiers (peer-to-peer) comme Napster, qui permettait à quiconque de télécharger et d'échanger des chansons gratuitement. Après la condamnation en justice de Napster, le piratage a continué à prospérer - à l'inverse des labels.

Changer de logique

Les artistes ont tenté de compenser ce manque à gagner en multipliant les dates de concerts et en négociant l'utilisation de leur musique dans les films, les émissions de télévision ou la publicité. De leur côté, les maisons de disque ont diversifié leur gamme de produits et mis sur le marché des disques vinyles ou des versions haut de gamme des CD.

C'est bien pour doper les ventes que Columbia, filiale de Sony, a mis gratuitement l'album de Bob Dylan à disposition sur internet, en "streaming", facilement téléchargeable par les internautes avec des petits logiciels gratuits largement disponibles sur le web. Surprise ! "Tell Tale Signs" est alors monté au sixième rang du classement des 200 meilleures ventes d'album aux Etats-Unis, selon le magazine Billboard.

De même, le label a autorisé l'écoute de l'album des Kings of Leon sur le site Last.fm (http://www.last. fm), également très facile à "ripper" par n'importe quel internaute, une semaine avant sa sortie. Le 11 octobre dernier, il pointait au 5e rang du célèbre classement Billboard !

"Cette année, les labels commencent à oser plus de choses et à aller chercher les internautes, au lieu de les traquer comme des délinquants", analyse un spécialiste de la musique en ligne.

Ces initatives encore isolées pourraient influencer les grandes majors à changer de comportement, elles qui ont accusé le téléchargement gratuit de nuire aux ventes de disques, observent avec perplexité ces exemples du contraire. Aux Etats-Unis, les ventes de CD ont chuté, passant de 700 millions de disques vendus en 2000 à 450 millions l'an passé, selon le cabinet Nielsen SoundScan, et malgré la répression du téléchargement gratuit, celui-ci ne s'est jamais si bien porté ! Et sans doute les majors commencent elles à comprendre que cette politique est un échec, qui nécessite une autre approche

source Da 30

dimanche 2 novembre 2008

Montpellier : ce lundi 3 novembre rencontre avec les signataires de la motion E, participation de Ségolène Royal

Rencontre avec des signataires de la motion E
le lundi 3 novembre 2008

à la Salle des Rencontres de la Mairie de Montpellier
à 18 heures 30

Vincent Peillon, Delphine Batho, Julien Dray
et la participation de Ségolène Royal !



Texte de la motion "L'espoir à gauche, fièr(e)s d'être socialistes"



Il est encore temps de signer la motion. Mais, surtout, le 6 novembre, les militants PS devront voter dans leurs sections

source désir d'avenir 34 :
http://coeur-a-gauche.over-blog.com/