vendredi 25 janvier 2008

Ségolène Royal en dédicace à Montpellier : le 23 février 2008





source : Midi libre
http://www.midilibre.com/articles/2008/01/23/20080123-CULTURE-LOISIRS-LIVRE-Segolene-Royal-en-dedicace-a-Montpellier-Segolene-Royal.php5

Édition du mercredi 23 janvier 2008

Ségolène Royal en dédicace à Montpellier

Ségolène Royal est annoncée à Montpellier le 23 février prochain pour une séance de dédicace de Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous (Grasset). Elle sera accueillie à la librairie Sauramps où l'on vient tout juste de caler cet important rendez-vous. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle ne s'est livrée qu'à trois ou quatre rencontres avec ses lecteurs depuis la sortie du livre, en novembre dernier.

L'horaire de son passage à la librairie Sauramps n'est pas encore fixé : probablement en fin d'après-midi. Ségolène Royal qui entend fortement s'impliquer dans la campagne des municipales aura d'autres rendez-vous, plus politiques,
lors de son séjour montpelliérain...

Ségolène Royal

La provocation royal, par Claude Weill

La provocation royal
source : le nouvel observateur
jeudi 24 janvier 2008


Semaine après semaine, Ségolène Royal s'affirme décidément comme une de nos meilleures sociologues. En témoigne le discours prononcé samedi, lors de la journée de réflexion du PS sur le thème «Inégalités et justice sociale». Intitulé rebattu, qui invitait aux propos convenus. Elle a pourtant saisi l'occasion pour développer une analyse originale, «un peu provocatrice», sur «les trois malentendus» entre la gauche et les Français.
1) La lutte contre les inégalités doit aussi englober les classes moyennes.

2) L'objectif de la gauche n'est pas le nivellement, mais l'épanouissement individuel. Elle doit «déculpabiliser et même encourager le droit à la réussite personnelle».

3) Le souci de la justice sociale n'est pas antinomique avec l'esprit d'entreprendre et le goût du risque : il est « synonyme».

Autant de thèmes déjà esquissés lors de la campagne présidentielle, dira-t-on. Mais l'ex et (probable) future candidate a manifestement approfondi sa réflexion. Son diagnostic, nourri des meilleures études sur le sujet, cerne au plus près les racines de cette langueur qui mine la société française. Je pense notamment à la grande enquête internationale sur «les Jeunesses face à leur avenir» (1). Résumons : parmi les populations observées, les jeunes Français se signalent par leur pessimisme - individuel et collectif -, leur fatalisme, leur manque d'esprit d'entreprise, leur faible sentiment d'appartenance à la société et, couronnant le tout, un degré record de méfiance envers les institutions, les élites et «les gens en général». Bref, l'horreur, c'est les autres. Un tableau décourageant - guère surprenant, au fond : ce n est pas seulement la jeunesse, c est la société française dans son ensemble qui voit l'avenir en noir, d'autres études comparatives l'avaient déjà souligné (et, soyons juste, Sarkozy n'y est pour rien : le sondage a été réalisé fin 2006).

Pour autant, cette mélancolie hexagonale n est pas inscrite dans notre ADN. Elle ne tombe pas du ciel non plus. Elle est étroitement liée à l'attitude à l'égard de l'économie. Sur ce point, l'enquête de Kairos Future est éclairante. Elle permet de distinguer schématiquement trois types de culture économique. D'un côté, les pays où les jeunes valorisent à la fois la concurrence, la réussite individuelle et un haut niveau de protection sociale. C'est le modèle libéral et social Scandinave, bien incarné par le Danemark. D'un autre côté, les pays où l'on privilégie la réussite individuelle au détriment des protections collectives. C'est le modèle anglo-saxon. Enfin, les pays où l'on prône l'égalité plus que le mérite, la protection (des individus et de l'économie nationale) plus que la concurrence. Modèle qu'Olivier Galland, chercheur au CNRS, qualifie d'«étatiste-égalitariste». Or que constate-t-on ? Dans le premier groupe, l'optimisme et la confiance sont au plus haut. Dans le second, un peu moins. Dans le troisième, dont la France est l'archétype, régnent le pessimisme, la défiance et la tentation du chacun pour soi l'«individualisme négatif» dont parle le sociologue François de Singly. Redoutable spirale où s'abîme l'espérance collective. Briser cet enchaînement dépressif, c'est toute l'affaire. En déculpabilisant la réussite personnelle, en accouplant esprit d'entreprise et justice sociale, Ségolène Royal touche juste : comme le montre l'insolente santé morale du peuple danois,

le meilleur antidote à «la société du risque» (Ulrich Beck), ce n'est pas le repli, c'est la redécouverte du goût du risque.

(1)Réalisée par Kairos Future International, en partenariat avec la Fondation pour l'Innovation politique, auprès de 22 000 jeunes de 16 à 29 ans, dans 17 pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Le rapport paraîtra à la fin de ce mois

Claude Weill
Le Nouvel Observateur

jeudi 24 janvier 2008

Sous le ciel de Paris... par Davidson

A Paris, samedi avec Ségolène, samedi 26 janvier 2008

source : http://desirsdavenir34.over-blog.com/article-7357468.html

Chères amies, chers amis,

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre

Assemble participative
sur le thème de "La ville pour tous"

le samedi 26 Janvier 2008 de 10 heures à 17 heures

Rendez vous à 9h45 à la Bellevilloise
(19-21, rue Boyer - Paris 20e – M° Gambetta ou Ménilmontant)

9h45 - 10h15 Mot d'accueil de Ségolène Royal
10h15 - 10h45 Introduction de Jean-Pierre Mignard et Dominique Bertinotti
10h45 -12h15 Débat "La ville contre la vie chère"
14h00 - 15h30 Débat "Le développement durable pour tous"
15h30 - 17h00 Débat "La démocratie participative dans la ville"

Nous comptons sur vous.

A samedi !

lundi 21 janvier 2008

Ségolène Royal : « Donnons un bon avertissement » au pouvoir et refusons « l'irréversible » en Iran



« Donnons un bon avertissement » au pouvoir et refusons « l'irréversible » en Iran
le 16/01/08
Message de Ségolène Royal
Chers Amis,

Après Saint-Bieuc samedi dernier, ville où Danielle Bousquet est en campagne, je me suis rendue hier à Strasbourg aux côtés de Roland Ries. Là encore, l’atmosphère était très chaleureuse ; et là encore, j’ai vu un parti socialiste en ordre de bataille, pleinement mobilisé pour reprendre la ville à la droite.

À cette occasion, nous avons tous deux déploré les promesses non-tenues de Nicolas Sarkozy. Car avec lui, plus que les lendemains qui déchantent, ce sont les lendemains qui pleurent. Après avoir traité de l'économie solidaire dans un restaurant coopératif, nous avons rappelé l'absence de baisse du chômage, qui ne cesse de toucher très fortement les jeunes.

Nous avons également mis en cause le recul de l'État sur les solidarités essentielles, avec en particulier l'instauration des franchises médicales. Dans le quartier sensible du Neuhof, Roland Ries m’a fait rencontrer une association d'aide à l'insertion des femmes d'origine étrangère : magnifique initiative, source de sociabilité et de convivialité, dans un quartier délaissé par l’équipe municipale en place. Merci aux bénévoles, aux animateurs, aux travailleurs sociaux d’entretenir ainsi l’espoir !

Avec des personnes âgées, nous avons participé à un thé dansant qui se tenait dans le quartier Hautepierre : j’ai senti le mécontentement de beaucoup contre un gouvernement qui avait promis d’augmenter le minimum vieillesse et les petites retraites, et qui n’a encore rien fait. Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il ferait une lecture nationale des résultats aux élections locales. Face à la politique du pire, nous devons donner lui un bon avertissement en votant massivement pour les candidats de la gauche !

Dans la matinée, je m'étais rendue sur le site de Sony France à Ribeauvillé, dans le Haut Rhin, où 230 emplois sur 719 sont menacés. Les salariés sont frappés par leur cinquième plan social en l’espace de quelques années, résultat d’un manque complet d’anticipation des mutations industrielles.

A la fin des mes entretiens avec les syndicats et la direction, je suis sortie de l’usine où m’attendait une centaine d’ouvriers. La presse, qui n’avait pas eu l’autorisation d’entrer, a calmement forcé le barrage et pu rencontrer les salariés du site.

J’ai rappelé les exigences suivantes : la France devait enfin se doter d’une véritable politique industrielle, notamment en matière de sous-traitance ; il n’y aurait pas de fatalité à la désindustrialisation si tout était fait pour pousser les entreprises à innover et anticiper ; il fallait que l’Europe trouve les moyens de se protéger et de s’organiser ; enfin, la formation tout au long de la vie ne devait pas rester une incantation, mais devenir une réalité !

Merci à tous ceux qui m’ont accueilli avec tant de gentillesse et qui m’ont accordé leur confiance ! Je leur souhaite bon courage dans leur lutte ! Je suivrai ce dossier attentivement et écrirai dans les prochains jours à la direction de Sony-Europe.

Dans le train du retour, j’ai appris en lisant le journal Le Monde que la France allait installer une base navale à Abou Dabi, en face des côtes iraniennes. C'est une décision lourde de sens qui a été prise en catimini par le chef de l'État, sans débat au Parlement, en nous plaçant devant le fait accompli.

Quel signal souhaite ainsi envoyer Nicolas Sarkozy ? Cherche-t-il à être le meilleur élève de la « classe Atlantique », au moment où le Royaume-Uni fait entendre sa différence ? Cherche-t-il à provoquer sciemment l'irréversible en créant les conditions d'une montée des extrêmes dans la région ? Comment justifier ces positions « bottées » au moment où il dissémine les centrales nucléaires un peu partout au Moyen-Orient ? Où est la cohérence ?

La fermeté face à l'Iran est une nécessité. J'ai été la première à avertir des dangers de la politique d'enrichissement d'uranium menée par Téhéran. Mais cette fermeté doit être efficace et ne pas conduire à l'escalade, ainsi que l'ont compris aussi bien les candidats démocrates à l'élection présidentielle américaine que l'ancien secrétaire d'État républicain James Baker.

L'Iran doit se conformer à ses obligations internationales, mais jamais la politique du « bâton » n'a réussi à créer les conditions de la sécurité et de la stabilité. Plutôt que de se lancer dans une surenchère suiviste de G. W. Bush, la France doit faire entendre la voix de la raison et proposer à l'Iran les voies d'une sortie par le haut.

Il est encore temps d'éviter le pire : offrir à l'Iran de s'intégrer pacifiquement à la communauté internationale, ainsi que le préconise le rapport Baker. Et puisque le président de la République est prêt à « discuter avec tout le monde », qu'il aille à Téhéran avant qu'il ne soit trop tard, ainsi que Nixon l'avait fait avec la Chine !

À très bientôt,

Amicalement,

Ségolène Royal

dimanche 20 janvier 2008

Extrait : " Ecrits sur le génocide " Pier Paolo Pasolini



Extrait : " Ecrits sur le génocide " Pier Paolo Pasolini
Publié le 16 juin 2007 in http://www.archipelrouge.fr/
par dandi alias mauvaise herbe http://mauvaiseherbe.wordpress.com/

" C’est l’angoisse d’un homme de ma génération, qui a vu la guerre, les nazis, les SS, et qui en a gardé un traumatisme profond. Quand je vois alentour des jeunes, qui perdent les antiques valeurs populaires et assimilent les nouveaux modèles imposés par le capitalisme, risquer ainsi une forme de déshumanisation, une forme d’aphasie atroce, une brutale absence de capacité critique, une passivité générale, je me rappelle que c’étaient là les caractéristiques des SS. [...] Ma vision est apocalyptique, c’est sûr. Mais s’il n’y avait pas, à côté d’elle et de l’angoisse qui la produit, un élément d’optimisme - la conviction que l’on peut lutter contre cette dérive - , je ne serais tout simplement pas là, parmi vous, à parler."

Pier Paolo Pasolini

Extrait : " Ecrits sur le génocide " Pier Paolo Pasolini
17 juin 2007, par Sémaphore


« Quand nous lisons, nous ne cherchons pas des idées neuves, mais des idées déjà pensées par nous, à qui la page imprimée donne le sceau d’une confirmation. Les paroles des autres qui nous frappent sont celles qui résonnent dans une zone déjà nôtre – que nous vivons déjà – et la faisant vibrer nous permettent de saisir de nouveaux points de départ au dedans de nous. »


Cesare Pavese
le 3 décembre 1938 dans son journal intime Le métier de vivre
Les mots de Pasolini résonnent en moi, merci de les avoir souligniés pour nous Dandi.

Katsushika Hokusai, "Grande vague de Kanagawa"

samedi 19 janvier 2008

Arche de Zoé, une affaire d'expérimentations thérapeutiques?...

Front de Libération du Temps de Cerveau Disponible

Sérieusement ou avec humour combattre le décervelage


Texte diffusé le dimanche 25 novembre 2007 de 12 heures à 13 heures, dans l’excellente émission « La Planète Bleue » sur la chaîne de radio suisse romande « Couleur 3 », qui est une chaîne de radio très fiable à tous niveaux.



Quand la fameuse affaire de l’Arche de Zoé a éclaté, curieusement, le Président Sarkozy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles abusées, mais des voleurs d’enfants.

Pourquoi ? Pour protéger qui ? Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé au Tchad chercher les journalistes français et les hôtesses espagnoles ? Pourquoi le président français a-t-il annoncé, haut et fort, qu’il irait chercher lui-même les membres de l’association « Arche de Zoé », quoi qu’ils aient fait, mettant ainsi le feu à un baril qui n’avait pas besoin d’arrogance pour s’enflammer.

S’agit-il d’une maladresse due à la précipitation, ou l’affaire des illuminés de l’Arche de Zoé cacherait t-elle une autre affaire autrement grave, bien plus glauque, qui aurait conduit le président français à la gaffe internationale ?

Y aurait-il des imbrications entre l’exfiltration d’enfants tchadiens vers l’Europe, l’industrie pharmaceutique, et les milieux d’affaire ?

Chaque jour qui passe voit apparaître de nouvelles questions. Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle bénéficié de passe-droits au ministère des affaires étrangères, au ministère de la défense, voire au ministère de l’intérieur ? Pourquoi et comment l’association l’Arche de Zoé, a-t-elle pu utiliser les avions Transal de l’armée française, pour transporter son matériel de N’Djaména à Abéché ? Pourquoi les services du ministère français de la défense, connaissaient- ils le plan de vol du Boeing affrété par Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé ?

Le Boeing atterrit à Abéché, un aérodrome sous contrôle militaire tchadien … et français, certains gradés français étant présents dans la tour de contrôle. C’est depuis Abéché, que, grimés en blessés, les gamins devaient embarquer dans l’avion garé en bout de piste.

Est-ce que les moyens tout à fait étonnants dont a profité l’Arche de Zoé, est-ce que la précipitation maladroite du président Sarkozy, à s’impliquer personnellement dans l’affaire, aurait un rapport avec le financement trouble de l’association l’Arche de Zoé ? Cette affaire, qui est tout le contraire d’une histoire de pieds nickelés, soulève tellement de questions, que certains se demandent aujourd’hui, si derrière cette bavure humanitaire, ne se cache pas une affaire d’une toute autre ampleur, une affaire d’expérimentations thérapeutiques sur des patients pas du tout volontaires.

L’association l’Arche de Zoé est une initiative d’un organisme français Paris Biotech Santé. Elle est financée par une société de développement de produits pharmaceutiques BioAlliance Pharma, dont le propre frère du président, François Sarkozy, est vice-président du conseil de surveillance. Certains observateurs se demandent si BioAlliance Pharma, qui mène des recherches sur le sida et pratique des essais thérapeutiques, n’aurait pas un lien avec l’affaire des infirmières bulgares, dont la libération avait déjà été négociée par la famille Sarkozy.
Quelles sont les réelles activités de BioAlliance Pharma, dont fait partie le frère du président Sarkozy ?

La compagnie développe des médicaments pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-Est et dans l’Afrique subsaharienne que chez nous. Pour développer ces traitements la société pratique des expérimentations sur des patients, comme par exemple pour le Loramic, cinq cent quarante patients répartis sur quarante sites différents à travers le monde. Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, est directrice adjointe de Paris Biotech Santé. Et François Sarkozy, le frère du président, figure avec elle parmi les membres du comité d’évaluation de cet organisme spécialisé dans la recherche bio-médicale. D’où les questions qui enflent sur le web. Y aurait-il un rapport entre ces sociétés pharmacologiques, et l’intervention du président Sarkozy au Tchad. C’est comme la maladie d’Alzheimer, devenue grande cause nationale française, aussitôt après l’élection de Nicolas Sarkozy. Cette déclaration surprise aurait-elle un rapport avec le fait que son frère, François Sarkozy, siège à AEC Partners, dont le principal client est l’américain Pfeizer, leader mondial de l’industrie pharmaceutique, et spécialiste du traitement de la maladie … d’Alzheimer.

Au printemps dernier, le Nigéria a attaqué devant la justice internationale le géant Pfeizer, qui aurait je cite : « effectué en 1996, de façon illégale, l’essai clinique d’un médicament, le Trovan, sur deux cents enfants » fin de citation. L’inventeur du Viagra aurait secrètement utilisé des enfants comme cobayes, pour tester de nouvelles molécules, sous couvert d’aides humanitaires. Onze enfants sont morts lors de ces tests. D’autres ont subi de graves séquelles : surdités, paralysies, lésions cérébrales, cécités. Le Nigéria réclame dix milliards de dollars à Pfeizer. C’est le Washington Post qui a révélé le scandale.

Le journal belge sept sur sept s’interroge lui aussi sur le rôle de Paris Biotech Santé, où travaille Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l’Arche de Zoé, et François Sarkozy le frère du président. Je cite « L’Arche de Zoé n’est pas une histoire d’amateurs. Ils sont très professionnellement organisés, et ne manquent pas de fonds et de soutiens, en tout genre. La soit disant « petite » association semble avoir préparé cette opération au Tchad, avec beaucoup de relations d’influence, et de moyens techniques et financiers. » Fin de citation.

Pourquoi le président Sarkozy veut-il aller récupérer les militants de l’Arche de Zoé au Tchad ? Pourquoi a-t-il voulu aller récupérer les infirmières bulgares en Lybie ? Est-ce que c’est juste pour faire le beau, pour parader devant les caméras du monde entier, ou est-ce que tout en haut de l’état français, on redouterait que des choses finissent par se dire dans les geôles africaines. On évoque notamment des expérimentations humaines financées par de puissants labos de biotechnologie, sous couvert d’aide humanitaire.

Non, non, bien sûr, çà se serait de la science fiction !

Fin de citation



Voilà un quinquennat qui est reparti sur les chapeaux de roues dans la continuité des derniers septennats et quinquennats, dans les histoires de magouilles, de mafias, d’aide et de protection de la famille et des amis.

lundi 14 janvier 2008

Scène de chasse en Bavière de Martin Sperr




Une formidable interprétation de cette pièce de Martin Sperr, portée à l'écran en 1968 par Peter Fleischmann , si vous ne pouvez venir voir "Scène de chasse en Bavière", jouée cette semaine au Conservatoire de Montpellier,essayez de voir ce film dont le sujet est toujours d'actualité.

Ces très jeunes acteurs, élèves de première année pourtant, sont surprenants de professionnalisme, ils ne déméritent nullement, bien au contraire, devant cette oeuvre magistrale dénonçant l'intolérance subit de ceux qui ne sont pas "comme il faut", de ceux qui sont différents, pas dans la norme,donc anormaux évidemment ou possédés du diable, fustigeant la mesquinerie des rapports humains, aux répliques parsemées d'anticléricalisme et d'ironie aigre...

Ces jeunes élèves nous donnent une leçon de théâtre, ils sont tous véritablement habités par leur personnage, ils font mieux que parler juste!
La mise en scène est elle aussi remarquable, autour d'un décor minimaliste : quatre panneaux inclinés recouverts de carrés de céramique blanche, reprenant en fond de scène le concept des cartons utilisés dans le cinéma muet.

Parmi les 13 personnages, ce casting de choix, je le répète, celui de Rovo, l'enfant inadapté, m'a tout particulièrement touché, il est interprété avec une étrange véridicité qui s'apparente à de la grâce, conférant à ce rôle sa dimension poétique, fantasque et tragique, l'ange de la pièce.

L'histoire, un village en Bavière, c'est la fin de la guerre, il y ceux qui sont morts et ceux qui sont vivants qui médisent, et alimentent les commérages sur ceux qui sont déviants à la rigidité de leur étroites valeurs...Un manifeste de la cruauté ordinaire, dont la violence n'a d'égale que sa banale et sordide bêtise!

Sémaphore

Conservatoire de Montpellier

Le groupe des Premiers années du conservatoire propose son second projet de l’année : Scene de chasse en Baviere de Martin Sperr mis en scene par Yves Ferri.
Ca se passe au Conservatoire (rue Lallemant, à côté de la fac de droit) les Samedi 12 et Dimanche 13 à 17h, puis les Lundi 13, Mardi 14 et Mercredi 15 à 19h
Nécessité de réserver au 04.67.60.05.40